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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                        Moussa Torna/ Bretagne
L’homme de la rupture des relations avec l’Afrique, le président Sarkozy  a effectué une visite officielle le 24 et 26 février 2010, respectivement au Gabon et au Rwanda. Les enjeux de cette visite sont clairs pour tout le monde. Il s’agit de conforter et renforcer la présence de la France en Afrique à l’heure où  la lutte d’influence des superpuissances mondiales actuelles est devenue rude et atroce. Le monopole dont jouit la France dans le pré carré d’Afrique francophone, notamment dans les anciennes colonies françaises est révolu malgré la survivance de certaines pratiques douteuses, unanimement condamnées.

Au Gabon, pays du feu Omar Bongo, l’un des suppôts de la mafieuse françafrique,  le président Sarkozy est allé réaffirmer le soutien de la France au fils de l’ancien président gabonais porté à la tête de ce pays à la suite des élections largement contestées par les autres candidats. La signature d’un accord de défense franco-gabonais n’est pas passé inaperçu dans la mesure où le principe du démantèlement définitif de la base des militaires français au Sénégal a été annoncé par les autorités de deux pays concernés. Le renforcement de la présence française au Gabon participe de la volonté de garder un œil sur cette partie stratégique  du continent africain. Pour couper court à toutes les supputations, les présidents français et gabonais ont tenu à rassurer le public du caractère transparent de ce nouvel accord qui sera examiné par les assemblées de ces pays.  

Cela diffère totalement des anciens accords de défense liant la France et certains pays africains qui contenaient de clauses sécrètes, sources de dérives et des abus constatés ces dernières années pour aider des dictateurs africains à s’éterniser au pouvoir. Les ressources naturelles du Gabon, et notamment la forêt attise également la convoitise de la France qui espère  tirer un large profit.  C’est aussi l’occasion de redorer l’image d’AREVA, la société française pointée du doigt pour s’être rendue coupable d’actes inhumains envers ses anciens employés contaminés et  abandonnés à leur triste sort à la fin des activités ladite société.

La visite au Rwanda s’est déroulée dans une atmosphère d’apaisement et de réchauffement des relations franco rwandaises mises à mal par la controverse sur le rôle ténébreux joué par la France lors du génocide rwandais. Le Rwanda a sans cesse pointé un doigt accusateur en direction de la France. Le mandat d’arrêt lancé par le juge français antiterroriste, Jean-Louis Bruguière à l’encontre des proches du président rwandais, Paul Kagamé soupçonnés d’être impliqués dans l’assassinat d’ Habyarimana  était la dernière goutte qui a fait déborder le vase. Le Rwanda annonçait alors en 2006, la suspension de ses relations avec la France. Le rétablissement des relations entre les deux pays met un terme à trois années de brouille diplomatique.  Sarkozy a reconnu les graves erreurs d’appréciation de la France et une forme d’aveuglement mais sans jamais demander pardon. Le pas franchit par Sarkozy a été largement salué par son homologue rwandais qui plaide à présent de  se tourner vers l’avenir. Comme quoi une faute avouée est à demi pardonnée.

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