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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                           Ahmat Zéïdane Bichara


Les mots nous manquent pour qualifier ce que vivent les détenus dans toutes les prisons de la République
tchadienne sous Idriss Deby. Et je ne parle pas des prisons secrètes réservées uniquement aux opposants politiques - comme les chefs de partis ou les rebelles. Elles méritent un dossier à part. 

 

Parlons donc des prisons ordinaires, comme la prison centrale de N'Djaména, où des détenus ordinaires purgent des peines de durées variables. Aucune des libertés fondamentales n'y est respectée. Du fait de la lenteur des procédures, une centaine de personnes y sont jetés sans que justice leur soit jamais rendue. A cela s'ajoute les tortures quotidiennes perpétrées par des geôliers qui règnent en maîtres absolus, sans qu'aucun responsable ne leur fasse la moindre remarque ni ne songe à les empêcher de nuire. Bien des détenus se retrouvent avec des plaies sur tout le corps, voire avec un oeil crevé. Et ils sont systématiquement mal nourris.


Qui met les pieds dans cette grande prison a honte d'être Tchadien.
On est dans un autre monde, l'enfer sur terre. Le plus dur à croire est que la France et les États-Unis sont parfaitement  au courant de la souffrance des détenus dans toutes les maisons carcérales du pays, mais ne réagissent pas. Alors que ce sont eux qui maintiennent Idriss Deby au pouvoir. Alors que faire pour que les détenus soient traités comme des êtres humains ? Faut-il organiser des manifestations ?


Risqué, dans un pays où les forces de l'ordre sont à la solde du pouvoir. Des manifestations  entraîneraient, comme en Iran, des arrestations, des tortures, voire un bain de sang. C'est une certitude. Tous les régimes africains se ressemblent. Aujourd'hui, les massacres qui ont été perpétrés en Guinée Conakry pourraient fort bien se dérouler au Tchad. Le pire peut arriver avec ce clan Zaghawa qui ne sait que faire le mal et qui respecte mieux l'animal que l'homme. Pendant ce temps, sur tout le territoire tchadien, des détenus perdent le goût de vivre et meurent sans qu'on ne puisse entendre leurs cris. Qui viendra à leur secours ? 

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