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France

 

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Publié par Thaddée Hyawe-Hiny

(Syfia Grands Lacs/RD Congo) La Cité de la joie à Bukavu est un havre de paix pour les femmes violées qui y retrouvent la sérénité et apprennent un métier. Elles peuvent alors réintégrer leur communauté. Malheureusement les viols continuent, souvent atroces, dans l'est de la RD Congo.

Je me suis épanouie à nouveau et désormais, je peux travailler pour transformer ma communauté, parce que ma peine a été transformée en pouvoir″, témoigne une des femmes qui a séjourné à la Cité de la joie, une centre à Bukavu qui sert à remettre d'aplomb les femmes violées. Rentrées dans leur communauté après avoir suivi une formation, certaines de ces femmes sont devenues de véritables leaders sociaux par leurs activités. On compte parmi elles des éleveuses de chèvres, des couturières, des maçonnes, des exploitantes de champs de haricots, maïs, soja, des tenancières de boutiques. C'est ainsi qu'une femme qui avait été répudiée par son mari à Kiliba après avoir été violée a récupéré son foyer grâce à la gestion de sa boutique qui lui a donné une nouvelle notoriété dans le village.Certes toutes n'y parviennent pas et Marie-Jeanne M'Bachu, chargée de programme à la Cité de la joie regrette que d'autres anciennes victimes tombent dans le vagabondage sexuel. Mais elle est heureuse d'avoir assisté aux mariages de plusieurs autres. Depuis février 2012, la Cité de la joie a déjà réintégré dans leurs communautés 222 femmes qui ont surmonté le traumatisme des viols. Ces femmes viennent de la périphérie de Bukavu et des territoires de Fizi, Kalehe, Shabunda au Sud-Kivu, du Nord-Kivu et du nord Katanga.Chaque année depuis septembre 2001, dans "ce centre de transit de dix maisons accueille chacune dix femmes, qui ont terminé les soins à l'hôpital de Panzi. Elles suivent en rotation, une formation dans un métier de leur choix avant leur retour en famille", précise Christine Schuler Deschryver, directrice nationale de V-Day et de la Cité de la joie. La plupart de ces victimes de viols étaient rejetées par leurs familles et par la communauté.

 Enfants violés:Malheureusement, les viols continuent de plus belle. ″Je n'ai jamais vu une telle horreur depuis 2004. Les enfants affluent à l'hôpital dans un état extrêmement critique, a affirmé D. Mukwege, gynécologue spécialisé dans la réparation des traumatismes consécutifs aux violences sexuelles faites à la femme à l'hôpital de Panzi, à Bukavu. Neuf enfants âgés d'un an et demi à douze ans ont été violés avec une extrême violence depuis le début du mois de mai au Sud-Kivu. ″, Selon un autre médecin de l'hôpital, deux fillettes en sont mortes et d'autres ont été retrouvées avec de sérieuses lésions gynécologiques. ″Pour chacun de ces cas, le mode opératoire est le même: les enfants sont enlevés au domicile familial, amenés en brousse puis violés et abandonnés″, a ajouté ce médecin. Le docteur Mukwege, demande que la lumière soit faite sur les raisons de telles atrocités justice, que justice soit rendue aux victimes et que les auteurs de ces crimes soient punis. Selon lui, la police et le parquet de grande instance détiennent trois auteurs présumés, dont deux ont avoué leur crime.

 

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