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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La violence du séisme d’Haïti permet aujourd’hui de se rendre compte des faiblesses  de l’avancée de la technologie et surtout de l’absence des institutions nationales et internationales crédibles  pour gérer de telles catastrophes naturelles. Alors que tous les jours, les promoteurs de la mondialisation n’arrêtent pas de vanter ses bienfaits pour l’humanité. Par le truchement de la mondialisation, le monde est devenu un village planétaire à tel point qu’il est facile d’aller d’un point à l’autre. Même si, on peut admettre que les progrès   techniques voire technologiques ont largement contribué au bien-être de l’homme, force est de reconnaître l’impuissance notoire des sociétés humaines à prévenir  ou de gérer de façon efface toutes les catastrophes, et notamment les catastrophes naturelles, par nature imprévisibles et parfois immaîtrisables comme les séismes et les éruptions volcaniques.

Face à l’ampleur de certains phénomènes naturels, au lieu de mener des actions locales, particulières, souvent insuffisantes  dans la recherche des solutions à court, moyen et long terme pour le bien de l’humanité, il faut plutôt songer à mettre en place un organisme ambitieux à l’échelle mondiale, à l’exemple de la Croix rouge ou autres institutions similaires qui aura les moyens humains, matériels et financiers à la hauteur des défis à relever. De cette façon, la réaction immédiate, en cas de catastrophe limiterait les dégâts et sauverait des vies humaines. L’exemple de la gestion de la catastrophe haïtienne, et précédemment chinoise  pousse à penser qu’une action coordonnée et concertée de la communauté internationale au sein d’une institution commune serait un outil bénéfique et un gage d’efficacité pour tous.


 Tant qu’il n’y aura  pas ces  genres d’organisations, beaucoup  des pays payeront encore de lourds tributs. On peut craindre, si rien n’est fait qu’un jour un pan de la planète disparaisse sous nos yeux. Alors, à qui incombera  la faute  si l’on n’arrive pas à prendre conscience mettant en communs des moyens colossaux et conséquents, des femmes et des hommes formés, engagés et disponibles pour sauver des vies humaines en détresse partout dans le monde ?  Ce n’est ni la faute de Jésus, ni de Mahomet. C’est tout simplement l’égocentrisme des puissances occidentales qui se croient capables d’intervenir partout en cas de besoin.  L’égocentrisme qu’il soit politique ou économique n’a jamais servi à grand-chose. Il vous plonge toujours dans la désolation  et le regret total en psalmodiant ce refrain pathétique

 « Si l’on savait, on aurait pu mette ensemble nos forces au sein d’un vaste organisme de prévention et de gestion des catastrophes naturelles ». . C’est trop tard et toujours, ce sont les pauvres humains qui  périssent comme des volailles  à la suite d’une peste. Rien n’est encore perdu, ni trop tard  car avec un peu de volonté politique des Etats, il est possible de parvenir  à  créer un cadre consensuel, opérationnel. L’autre enjeu majeur, auquel l’humanité fait face depuis de longues années pour lequel elle est loin de trouver de bonnes réponses demeure le clivage religieux qui divise encore et toujours le monde entre chrétiens et musulmans. Le choc entre le monde musulman et chrétien se traduit par l’intolérance, la violence verbale, physique ou par un simple regard malveillant.

Ce sont aussi des choses très concrètes que nous observons à travers quelques faits à la suite au récent tremblement de terre  d’Haïti et celui d’Algérie. Lors de ces catastrophes sismiques, l’élan de solidarité permet de mesurer l’engagement des unes et des autres en fonction des pays touchés. Dès qu’une catastrophe touche un « pays musulman », la réaction des pays arabes et du golfe est immédiate. Des secours sont envoyés et des moyens financiers débloqués en faveur des victimes. Alors que s’il s’agit d’une catastrophe qui s’abat sur un « pays chrétien » ou comme tel, les mêmes pays réagissent comme s’il ne s’agit pas des êtres humains.

Pourquoi veut-on lier l’aide, le secours aux victimes à l’appartenir religieuse ? L’être humain ne précède-t-il pas toutes les religions ? Que nous enseignent les livres saints ? A chacun de prendre son temps pour méditer sur cette dernière question et de trouver la réponse.  Il faut chercher des solutions pour cacher certaines barrières inutiles d’où  qu’elles viennent et qui bloquent l’humanité toute entière. Autrement dit, c’est une honte de clamer haut et fort les bienfaits de la mondialisation. Sans actions concrètes, les pauvres mourront toujours dans leur pauvreté et les riches périront dans leurs richesses, mais au final, pauvres et riches vont finir  aux cimetières de la même façon. A chacun de méditer !

 

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