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France

 

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                 Sandra Titi-Fontaine    

(Syfia Suisse/InfoSud) Profitant de la psychose ambiante à l’approche du coup d’envoi du Mondial de football, le 11 juin prochain, les sociétés étrangères de protection rapprochée font grimper les prix. Enquête en Afrique du Sud sur un business de circonstance.

 

"S'il vous plaît, venez ! Nous avons dépensé beaucoup d’argent pour garantir votre sécurité." À quelques semaines de la Coupe du Monde du football, il faudra plus de persuasion à Maite Nkoana-Mashane, la chef de la diplomatie sud-africaine, pour inverser des prévisions alarmistes. Selon les dernières estimations, seuls 300 000 supporters étrangers seraient prêts à faire le déplacement en Afrique du Sud contre 450 000 initialement espérés. Cause principale : les craintes suscitées par l’un des taux de criminalité les plus forts au monde, et aggravées par les récentes tensions raciales. Une aubaine pour les sociétés de sécurité privée, dont l’Afrique du Sud est devenue le nouvel eldorado, après l’Irak.

Jouant sur des peurs compréhensibles et un danger réel, mais surévalué, des dizaines de sociétés de sécurité privées se placent et ouvrent des bureaux en Afrique du Sud le temps du Mondial. Avant de repartir vers des marchés plus porteurs sur le long terme, comme Haïti et l’Afghanistan. Avec un marché local déjà très porteur les Sud-africains sont les pionniers de la privatisation de la guerre et les fondateurs du système des sociétés militaires privées, comme Executive Outcomes, fort de quelque 420 000 agents de sécurité déployés sur tout le territoire. Les spécialistes du secteur estiment qu’environ 50 000 officiers supplémentaires devraient affluer. "Beaucoup sont d’anciens flics ou des mercenaires, souvent croates et serbes, surtout employés comme gardes du corps pour des personnalités", assure Charles Pellegrini, consultant en analyse de risques.

Mille cinq cents dollars par jour

Et l’ancien membre de la cellule anti-terroriste de l’Élysée de préciser : "La plupart sont sous contrat offshore avec des sociétés étrangères, en général payés 6 000 à 7 000 dollars par mois." Mais la raréfaction des compétences sur le marché, conjuguée à l’approche du coup d’envoi du Mondial, ont entraîné une flambée des prix : pour les services d’un bodyguard il fallait débourser 500 $ par jour début mars contre 1 500 dollars fin avril. Et la demande ne faiblit pas. La plupart de ces sociétés de sécurité privées sont anglo-saxonnes, souvent britanniques, ou israéliennes, l’État hébreu jouissant d’une excellente réputation et de solides réseaux, héritages d’une coopération militaire étroite du temps de l’apartheid. "Les sociétés européennes n’ont pas vraiment réussi à s’imposer, remarque Philippe Chapleau, journaliste et auteur d’ouvrages sur ce mercenariat des temps modernes. Le marché sud-africain est aujourd’hui saturé, d’autant plus que les autorités locales ont mis en place un plan de recrutement de 41 000 policiers supplémentaires et déployé des unités spéciales de l’armée. Ces dernières ont souvent été entraînées pour l’occasion par des sociétés militaires privées, qui ont étendu leurs prestations à la protection rapprochée pendant l’évènement."

 Sécurité pour les touristes

Tous les observateurs s’accordent sur un point : la Coupe du Monde 2010 sera un vrai bunker à ciel ouvert, et les risques de débordement seront très faibles. Reste qu’avec une moyenne de 50 meurtres et quelque 240 000 vols quotidiens, les menaces pour les touristes étrangers sont bien réelles. Si 90 % d’entre eux se rendront sur place via des tours operators, qui ont inclus la sécurité même de façon tacite dans leurs prestations, pour tous le vrai danger se situe après les matchs, "soit lors des longs déplacements entre les stades et les lieux d’hébergement, ou lorsque les supporters voudront aller fêter la victoire de leur équipe dans les townships bordant les stades, notamment au Cap", prédit Philippe Chapleau. Là encore, le business de la sécurité n'a peur de rien : pour 48 €, une société britannique commercialise sur internet un gilet pare-balles aux couleurs de votre équipe de foot favorite.

 

 

 

 

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MAC COLL 18/05/2010 16:06


je désire etre recruté comment faire, je suis ancien sous officier troupes de marine, j'ai 47 ans.