Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Nabila Hamdani

Dans un communiqué de presse daté du 11 octobre 2010, Reporters Sans Frontières(RSF) n’hésite pas à exiger du Gouvernement congolais des explications quant à l’emprisonnement jugé arbitraire du journaliste Tumba Lumembu.

 Inquiétude… Tel est le mot qui pourrait qualifier l’état dans lequel se trouve Reporters Sans Frontières face au cas Tumba Lumembu, journaliste détenu depuis trois semaines maintenant. Et pour le faire savoir, ils emploient les grands moyens. Ainsi, le Vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur et de la Sécurité de la République Démocratique du Congo(RDC), Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N'Sefu a reçu le 8 octobre un courrier signé de la main de Reporters Sans Frontières. Courrier dans lequel ils reviennent sur les motifs de l’arrestation du journaliste de « Tempêtes des Tropiques ». Enfermé depuis le 15 septembre dans un cachot de l’Agence Nationale de Renseignements( ANR), l’affaire Tumba Lumembu suscite la crainte dans les rangs de RSF. Un sentiment justifié puisque rappelons le, l’incarcération du professionnel des médias est restée dissimulée pendant près de deux semaines. Mais c’est sans compter sur la détermination de la Division des Droits de l'Homme de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) qui est parvenue à faire avouer aux autorités l’emprisonnement de Tumba Lumembu. A cela s’ajoute l’ambiguïté ou plutôt l’absence de motifs d’inculpation qui justifieraient la détention du journaliste. Autant de « vices de procédures » qui ont de quoi scandaliser Reporters Sans Frontières et qui ont posé un ultimatum au gouvernement : l’instruction du dossier dans les plus brefs délais ou la libération immédiate du journaliste.

 Arrestations arbitraires, interrogatoires musclés et détentions au secret

 Selon Reporters Sans Frontières, l’Agence Nationale de Renseignements est responsable de nombreux cas semblables en République Démocratique du Congo. Arrestations arbitraires, interrogatoires musclés et détentions au secret, autant d’actions qui ont poussé RSF à considérer désormais l’ANR comme un ennemi officiel des médias et des libertés de la presse. Une initiative qui ne fait que mettre en lumière l’oppression dissimulée de l’Agence. Kasereka Taïpa a lui aussi été victime du gouvernement répressif. Journaliste de la radio Moto Oïcha dans la ville d'Oïcha, et correspondant pour la radio Victoire Horizon à Butembo, Kasereka Taïpa a été arrêté par des agents de l’ANR dans l’est du pays le 7 octobre dernier. Lors d’une émission diffusée par Victoire Horizon, le journaliste a accusé l’Agence Nationale de Renseignements de taxer de 20 dollars toute personne souhaitant construire en dur. Des révélations qui lui valent la prison. Bien sûr. Il a  été transféré d’Oïcha à Béni. Et il semblerait qu’on soit prêt à le laisser à l’ombre pour un moment.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article