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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 

(Syfia Grands Lacs) A Matadi, chef-lieu du Bas-Congo, au sud-ouest de Kinshasa, pas d'achats de pagnes coûteux et de défilé pour la fête des femmes. Le mois de mars est consacré aux échanges et à la réflexion pour mieux défendre leurs droits et améliorer leur sort.

 "Le combat pour les droits de la femme ne se fait pas dans la fête mais dans la réflexion". Ce propos de Ma Mavuela, conseillère au ministère provincial du Genre du Bas-Congo résume le nouveau sens que les femmes de cette province veulent donner au mois de mars, dédié à leur cause. Venues de tous les coins de la province, ces femmes se retrouvent à Matadi, le chef-lieu, où elles décortiquent depuis le 8 mars, dans des ateliers, loin de tout folklore, le thème de l’année retenu par le gouvernement, à savoir : "Investissons dans la femme rurale et la jeune fille pour le développement de la RDC". "Je me réjouis de ce type de rassemblements qui nous permettent de réfléchir suffisamment, de lever des options pour un meilleur avenir des femmes, surtout de la femme rurale,  se félicite Espérance Nzuzi, membre d’une Ong paysanne à Matadi. Je souhaite que des actions soient menées pour permettre à cette femme de produire davantage afin de nourrir toute la province pour éradiquer la pauvreté".  Outre le thème de l’année, les femmes mettent à profit ce mois pour réfléchir sur plusieurs problèmes dont elles sont victimes, notamment le droit à l’héritage, le manque d'outils aratoires pour faire les champs, etc.

 Réfléchir au lieu de faire du "tralala": Cette nouvelle approche tranche avec l’aspect festif qui avait pris le dessus sur le vrai sens du mois dédié à la femme. En effet, chaque année,la Journée internationale de la femme était l’occasion de porter des beaux pagnes et d'organiser un somptueux défilé qui se terminait souvent par une grande fête jusque tard dans la nuit. A l’honneur, les femmes, même les mineures, envahissaient les bistrots et les boîtes de nuit. Or"l’objectif premier de cette date est la défense des droits des femmes et non le tralala", rappelle Ma Mavuela. C’est pourquoi, depuis deux ans, au Bas-Congo, les associations des femmes ont commencé à sensibiliser leurs membres afin de rectifier le tir. Elles ont ainsi mis en place dix pools d’action regroupés selon les catégories. "Nous avons été choisies pour sensibiliser les vendeuses du marché. Elles nous ont posé beaucoup de questions. Ce qui me pousse à dire que les femmes étaient ignorantes. La conscientisation valait vraiment la peine", reconnaît Annie Mbadu, secrétaire exécutive du Réseau femme et développement (Refed). Pour Léontine Kiminu, femme leader, "ce n’était pas facile de rapprocher les femmes de toutes les tendances, du sommet à la base. Aujourd’hui, même les femmes rurales se sont impliquées".

 Le bonheur des unes fait le malheur des autres: Dorénavant, le 8 mars et durant tout le mois, c’est l’occasion pour les femmes qui exercent quelques activités d’exposer leurs produits. "C’est un temps qui m’a permis non seulement de réfléchir sur ma personne mais aussi pour exposer les produits de mon labeur", révèle, Mamy Mahungu, présidente d’une Ong de transformation des produits agricoles. Le gouverneur de province qui promet de s’impliquer totalement dans le combat de la femme affirme que "désormais la belle famille ne va plus ravir les biens de la veuve et des orphelins dans la province".Les distributeurs des pagnes eux grincent des dents. Julie Nlungu, distributrice d’une grande marque au grand marché de Matadi, voit ainsi ses ventes péricliter : "En 2010, j’ai vendu 270 pagnes, en 2011 je suis descendue à 130 et cette année, je n’ai pas écoulé 100 pagnes. Les femmes les achetaient pour paraître belles lors du défilé". Père de famille, Pamphile Lolema qui se réjouit de ne plus avoir à faire des dépenses, se souvient, un brin amer :"chaque année, la semaine avant le défilé, j’étais obligé d’acheter au moins trois pagnes  (25 à 30$ la pièce) pour mes filles et mon épouse. Ça grevait le budget familial. J’encourage vraiment l’idée de mettre fin au défilé."Cette mesure ne fait cependant pas l’unanimité au sein des associations des femmes. "Le port du pagne, le défilé, nous permettait d’exprimer notre joie, d’affirmer notre féminité. Je me défoulais. Je suis assez responsable pour ne pas me méconduire", défend de son côté Thérèse Niemy, présidente des femmes catholiques. Et une autre qui craint un relâchement des femmes aux réunions, argue que "certaines femmes ont intégré nos associations juste parce qu’elles nous ont vu défiler. Maintenant que c’est supprimé, j’ai peur qu’elles n’abandonnent".


 

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