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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

602423-people-chant-slogans-outside-the-house-of-former-souLe weekend passé, à l’issue du match de coupe du club turc de Galatasaray, dans lequel ils évoluent tous les deux, Didier Drogba et Emmanuel Éboué, deux internationaux ivoiriens qualifiés pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil, ont chacun dévoilé un tee-shirt sur lequel ils rendaient hommage à l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, caché sous leur maillot. Or, il est en principe interdit pour des footballeurs d’aborder des slogans ou des messages politiques sur le terrain. Les deux joueurs risquent donc de payer une amende. Pourtant dès l’annonce de sa mort le jeudi 5 décembre 2013 par Jacob Zuma, les grands dirigeants de la planète ont unanimement salué le courage, la détermination et la sagesse de Nelson Mandela, dans lequel le secrétaire général de L’ONU, Ban Kimoon, a vu « une source d’inspiration » pour le monde. « Grâce à sa farouche dignité et à sa volonté inébranlable de sacrifier sa propre liberté pour la liberté des autres, il a transformé l’Afrique du Sud et nous émus », a déclaré Barack Obama, premier président noir des États-Unis, dans son hommage au premier président noir de l’Afrique du Sud. Pour le premier ministre britannique, David Cameroon, « une grande lumière s’est étreinte dans le monde »,« Nelson Mandela était un héros de notre temps ».Le président français François Hollande a pour sa part vu en lui « un résistant exceptionnel », « un combattant magnifique »: il a été « l’incarnation de la nation sud-africaine, le ciment de son unité et la fierté de toute l’Afrique. L’humanité tout entière est choquée par la disparition de Nelson Mandela, bien que ce grand homme ait toujours dit que la mort est inévitable.«Quand un homme a fait ce qu’il considérait être son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Se reposerait-il en paix comme il avait toujours eu à le dire ou bien s'agitera-t-il dans sa tombe si un jour les intérêts égoïstes et personnels diviseront en plusieurs tendances cette nation arc-en-ciel qu’il a pu reconstituer dès sa sortie des prisons de l’apartheid après vint-sept ans de détention ? Nul ne peut prédire l’avenir d’un pays. Mais cela ne nous empêchera pas de poser des questions sur ce qui va se passer pour les Sud-africains après la mort de celui que l’humanité considère comme le dirigeant le plus célèbre du monde.Éric Topona, journaliste et secrétaire général de l’Union des journalistes tchadiens affirme depuis N'Djaména que la disparition de l’icône Mandela l’a profondément bouleversé, même si on s’attendait à cette triste nouvelle, en raison de la santé précaire de Madiba. « Pour nous jeunes Africains, nous ne pouvons que militer pour la pérennisation des œuvres de cet homme exceptionnel. Je suis aussi sûr que les Sud africains ne vont pas brader cet héritage laissé par Mandela. Que l’humanité entière se souvienne des sacrifices et du don de soi que Mandala a consentis. Que son âme repose en paix », a conclu le journaliste tchadien Éric Topona. Audrey Metolo Foyet, jeune écrivaine d’origine camerounaise décrit plutôt depuis le Ghana, la mort de Nelson Mandela sur l’angle stoïque : quand on naît on doit mourir un jour. «J'ai appris la nouvelle hier soir, sur BBC. Et la chaîne faisait défiler les images de Madiba avec de grandes personnalités, suivies du discours d'Obama sur le grand exemple qu'il fut et qu'il restera pour l'Afrique du Sud et le monde entier. Personnellement, j'ai été émue, un peu triste, mais heureuse qu'il ait vécu assez (95ans) pour accomplir de belles choses. » Audrey Metolo Foyet déclare qu’il ne s'agit pas du futur que l'Afrique du Sud aura sans Madiba parce que bien après qu'il ait décidé de ne plus être président, d'autres ont pris la relève et conduit le pays pleinement. Donc, l’Afrique du Sud peut se débrouiller même sans lui. Et son départ ne doit en effet que plus motiver le gouvernement sud-africain a bien conduire le pays du moins en l'honneur ou pour la mémoire de Mandela. « D'abord, je m'incline sur la mémoire de son excellence Nelson Mandela, figure historique et emblématique de l’émancipation populaire en Afrique du Sud ». L’activiste politique et blogueur tchadien Makaïla Nguebla estime ensuite depuis Paris que c'est une perte pour notre continent et pour l'humanité tout entière.Ceci dit, il faut retenir que Mandela n'est pas d'égal en Afrique du Sud. Contrairement à Audrey, l’écrivaine camerounaise,Makaïla constate qu’il existe des preuves qui démontrent que l'ANC est minée par des dissensions politiques internes.Ni Thabo Mbeki ni Zuma n'ont réussi à suivre l'itinéraire de cet homme qu'est Mandela.La nation arc-en-ciel est face aux défis de l'historique et les différentes composantes de ce pays doivent savoir gérer l'héritage que leur a légué Mandela, sinon, on retournera aux périodes sombres de l'apartheid, ce qui est de notre point de vue, n'est pas souhaitable.Voilà ce que nous pouvons avancer comme sentiment et analyse sur le décès de Nelson Mandela.«Il y a eu trop de sang qui a coulé en Afrique du Sud et le peuple noir de ce pays a accepté de pardonner et de vivre ensemble avec ses bourreaux. Mandela a porté la voix, mais ce sont les Sud africains, les noirs de ce beau pays qui ont pardonné.L'Afrique du Sud a choisi de tirer un trait sur le passé et cela depuis des années. Je pense que le pays continuera par exister et prospérer après la mort de Mandela.Mandela n'était qu'une figure et nous savons tous qu'une figure n'est que le paraître. Il est parti, mais le plus important reste et restera:le coeur des Sud africains qui a su pardonner et continuera par pardonner et vivre avec ses bourreaux et les enfants de ceux-ci. Mandela est mort, l'Afrique du Sud, la nation arc-en-ciel vivra pour toujours et dans la paix »,soutient Ibangolo Abel,défenseur des Droits humains installé à Paris.Cet acteur des droits de l’Homme d’origine tchadienne pense que le décès de Nelson Mandela n’est pas une perte seulement pour son pays, mais pour toute l’Afrique et le monde entier. « C'est une figure très emblématique qui a marqué le 20e siècle, qui est tombée. Je dis figure parce que Mandela était l'étendard de lutte contre le racisme et apartheid dans son pays. C'était la tête, mais n'oublions pas que dans cette lutte qui a duré des décennies et continue, il y a eu plusieurs autres personnes comme Steve Biko, Jacob Zuma l'actuel président, Winnie Mandela et tant d'autres Sudafricains. Seul Mandela ne pouvait donc pas mener cette lutte » a-t-il conclu?Pour Gaya-Ple Seïd,juriste et homme politique installé à Norvège,la question sur l'avenir de l'Afrique sud après Mandela semble être complexe,tout en admettant tout de même que les Sud-africains sont assez responsables par rapport à la situation qui se présente actuellement dans leur pays.Monsieur Gaya-Ple reconnaît que Nelson Mandela était une réference pour le monde entier.Et c'est dans ce sens qu'il estime que la vie en Afrique du sud pourrait ne pas être la même avec sa disparition.Brya Elise Grâce Roassim,journaliste et responsable de service de communication à Médecins Sans Frontières dit clairement depuis N'Djaména qu'elle est fière de Mandela,car il a combattu le bon combat.Aujourd'hui,d'après Grâce,beaucoup le respectent,mais rare sont ceux qui ont le courage d'agir comme lui."Vivement,qu'il trouve le repos éternel et que personne ne fasse à ce qu'il se remue dans sa tombe".

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