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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                             Moussa Torna/ Rennes-Bretagne


Le raz le bol des enseignants ne doit pas être interprété autrement que par la  mauvaise foi du gouvernement  incapable de respecter ses engagements vis-à-vis des partenaires sociaux, notamment le syndicat des enseignants du Tchad. Le motif de la grève actuelle est  très simple. Il s’agit non pas de rappeler mais d’exiger du gouvernement l’application de certaines  dispositions  relatives au statut particulier des enseignants, notamment la partie concernant l’allocation des primes de transport et de logement. Cet accord signé de longue date  depuis 1992 n’a pas trouvé un début d’application même si le principe de sa mise en œuvre devrait se faire graduellement.  Aucun effort du gouvernement de ce côté n’a été enregistré par les enseignants qui sont arrivés à bout de patience et réclame leur droit.

 

 Lorsque Madame Fatimé Tchoumbi, ministre de la fonction publique évoque une augmentation accordée aux enseignants à hauteur de 75% pour tenter de se justifier, elle fait fausse route. Elle veut plutôt déplacer le débat  pour se donner bonne conscience. La seule équation qui mérite de trouver de solution c’est bien celle des primes de transports et de logement. Qu’elle accepte de mettre sur la table une proposition pour amener le syndicat des enseignants à de meilleurs sentiments au lieu de faire l’amalgame en faisant allusion aux augmentations des salaires.


 Les actualités au Tchad sont dominées cette semaine  par le vaste mouvement de grève déclenché par le plus important syndicat des enseignants, éclipsant du même coup la visite très médiatisée du président Deby au Soudan dans la perspective des prochaines élections. La célébration de ce relatif  succès diplomatique ne doit pas faire oublier au pouvoir, l’immense attente de la population qui croule sous le poids de la misère et de l’oubli. Les gouvernants sont tellement obnubilés par leurs acquis au point de laisser pourrir la situation sociale.

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