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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

De prime abord, les choses paraissent simples si l’on ne tient qu’à répondre par oui ou non. Il ne s’agit plus question de qualité, mais simplement de temps. C’est exactement comme un enfant qui répond à l’interpellation de sa mère qui veut savoir les visiteurs qui sont passés chez eux lorsqu’elle se trouvait au marché. Sa réponse serait surement spontanée, innocente, voire prématurée. Cependant, ne lui en demandons pas trop. Car, cela proviendrait certainement en grande partie de son niveau de croissance et surtout de sa pensée encore précoce et limitée compte tenu de son âge. Ce n’est qu’un enfant. Un point et un tiret. Ainsi, mettons d’abord un frein à cette navigation intellectuelle afin de reposer la même question. L’incompréhension est-elle source de conflits ?

D’après l’encyclopédie de la langue française, l’incompréhension est une incapacité ou un refus de comprendre les autres ou les choses. Elle parle de l’incapacité sans surtout nous préciser s’il s’agit là d’une défaillance psychique ou mentale. En vrai dire, la définition elle-même de ce vice semble nous donner des files à tordre. Cette encyclopédie nous parle d’incapacité. Elle a peut-être raison on ne sait jamais. Mais pourquoi nous arrive-t-il d’être en colère si l’on sait que son interlocuteur présente une incapacité psychique ou mentale face à nous qui avons de la chance de bénéficier d’une santé de fer ? Et si réellement il s’agit bien de cela, il va y avoir certes une légère incompréhension, mais on n’aboutira pas à un conflit comme un grand nombre de têtes d’humains prétend le croire. En matière d’incapacité pour une personne à comprendre l’autre, on parle souvent d’étonnement ou de résignation lorsque cela touche directement à la santé mentale ou psychique de votre interlocuteur. On pourrait même se permettre de l’assimiler spontanément à un handicap. Peu importe la précision.

En effet, on est souvent face à un problème que l’on ne pourra jamais apporter des solutions. On s’étonne que celui-ci ne puisse être capable de percevoir les choses au même titre que vous. Il apparait froidement au fond de nous-mêmes un sentiment de faiblesse face à un problème qui dépasse la hauteur de notre pensée. Vous allez donc comprendre les raisons qui m’amènent à abandonner la piste qui définit l’incompréhension comme une incapacité de comprendre l’autre ? Et bien, c’est tout simplement qu’il est arrivé que l’interlocuteur soit intellectuellement plus formé que l’émetteur ou de personnes ayant un niveau d’études égal. Mais souvent on dit qu’ils ne sont pas bien compris. Il peut même y avoir de gens qui vous diront que vous êtes mal exprimé à l’égard de votre interlocuteur ou bien encore que c’est lui qui n’a pas su vous vendre sa pensée. Pourtant on peut bien comprendre l’autre et très mal exprimer à son égard dans la colère ou sans elle et de façon volontaire quand on estime que sa plaisanterie est de mauvais gout par exemple. En ce moment là, né un conflit. Sincèrement, c’est trop facile de dire de choses quand on n’est pas la victime, ni l’accusé. Pourtant, les choses semblent plus profondes si on se lance à la chasse d’une longue réflexion et surtout approfondie.

L’incompréhension est-elle réellement un problème d’incapacité ou de refus à comprendre les autres ou les choses ? Revenons à l’hypothèse du refus. Là, elle semble plus ou moins me donner personnellement satisfaction lors qu’elle me renvoie à ses synonymes entre autres le déni, la négation, l’opposition, protection, rébellion, rebuffade, rejet, renvoi, résistance et véto. Et donc, si nous prenons cet angle qui définit l’incompréhension comme un refus de comprendre son interlocuteur, nous pouvons dire qu’elle est la source de tous nos conflits. Prenons l’exemple de ce père qui a décidé d’attaquer son voisin de droit, parce qu’il constate qu’à chaque fois qu’ils se croisent sur le chemin du retour dans leur quartier ou du départ vers les lieux de leur travail, celui-ci ne cesse de le lui dire que son épouse est très belle. Il le traite de jaloux, l’accusant même de vouloir coucher avec elle. Mais son interlocuteur refuse cette accusation, tout en lui disant que c’était une façon de reconnaitre la beauté naturelle de son épouse.Il ne nourrit aucunement pas l’envie de vouloir l’épouse de son voisin. Il a juste mal compris sa pensée. Si ce n’est ainsi, il ne lui parlera plus de la beauté de sa femme. L’incompréhension est née entre ces deux voisins du fait que l’un s’est révoltés contre son interlocuteur qui trouve le plaisir de le lui dire que son épouse est très belle. Il en a marre d’entendre chaque jour le même mot. Il protège sa femme contre l’adultère ou pensée sexuelle infondée. Sa femme, c’est sa femme et il ne veut pas qu’elle soit l’objet de convoitise. De son côté son interlocuteur s’insurge contre le mari de cette femme qu’il estime belle. Car, il pense qu’il n’a pas raison de l’attaquer. Il n’a commis aucun délit, ni péché. Il reconnait juste la beauté de son épouse. Mais en aucun cas il n’a envie d’elle. Il se protège aussi de tout soupçon. Il a rejeté l’accusation en lui posant une résistance farouche.

D’où la naissance d’une incompréhension entre ces deux hommes qui se connaissent bien pourtant, mais chacun refuse d’admettre la vérité de son interlocuteur.Le mot refus est mis en exergue.  Sur ce point les choses semblent très intéressantes. Car, il ne s’agit plus question d’incapacité à comprendre l’autre, mais d’un refus. Le monde s’entretue à cause d’un refus, d’une révolte, d’un véto, d’un rejet, d’opposition, ainsi de suite à engager un dialogue à la hauteur afin de trouver solutions aux conflits qui vous divisent. C'est simplement cela. Malgré qu’il ait certaines personnes qui ne croient qu’un conflit né à cause d’incapacité à comprendre l’autre. Or, ce n’est pas vrai. C’est autre chose. On a refusé l’idée de l’autre parce que l’on a mal compris ou parce que l’on ne veut pas comprendre. Et sur ce point, les choses paraissent claires. Car, parfois l’on rencontre même des gens qui ont mal compris leurs interlocuteurs, mais ils admettent quand même leurs idées pour éviter l’incompréhension entre eux ou qu’un conflit malheureux voit le jour. Et c’est peut-être l’une de façons qui semblent bonnes lorsque l’on ne voudrait pas que naisse un malheur entre vous ou entre deux groupes donnés. De toutes les façons l’admission n’est pas forcément une résignation. Le refus d’une idée n’est pas forcement la bonne. Car, mieux vaut adopter une stratégie diplômante que d’user la violence pour atteindre un but. 

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