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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

droits de l'HommeIl s’appelle Jean. Mais en réalité, lui-même m’avait clairement affirmé qu’il ne reconnait pas ce prénom chrétien qui lui a été donné par des parents adoptifs. Ces parents biologiques, il ne les a jamais vus. Car, son père est mort, lorsque sa mère n’avait que cinq mois de grossesse de cet enfant qui naîtra quatre mois après. Sa mère avait perdu l’âme au moment où elle l’accouchait dans une clinique de sa ville natale. Il a donc vu la terre, sans père, ni mère. Il est finalement un orphelin de naissance. Existe-t-il des orphelins de naissance ? Oui, il y a évidemment des orphelins de naissance. Même s’ils ne sont pas assez nombreux à travers le monde. Jean est finalement un cas particulier à Toulouse, dans cette ville pourtant belle de construction et de développement économique. Logiquement, ce Jean devrait être à l’aise de vivre dans un coin paisible comme Toulouse. Malheureusement, il ne l’est pas du tout. Il est malheureux. Il tient absolument voir ses parents vivants face à lui qui se construit progressivement sans eux. Lorsqu’on le lui parle de la mort de ses parents. Il dit à ceux-là : « mes parents sont bien vivants. Ce sont les vôtres qui sont morts ». Il n’ajoute plus rien d’autres mots. Si vous insistez, il vous colle une claque au visage. Il s’en fout de la police. Malgré qu’il n’ait pas souvent des témoins, il a toujours raison. Car, Jean et la police de Toulouse, se connaissent bien. Bien qu’elle ne le supporte pas souvent. La police de Toulouse sait bien le moment pour le lui donner tord ou raison. Mais, Ce Jean, n’attribut aucunement pas de raison à la police. Malgré qu’il reconnait qu’elle le lui donne souvent raison. Lui, l’homme de sa propre gouvernance, il ne le reconnait pas. Il dit souvent en anglais oral que la police et tous les êtres vivants, y  compris la nature, sont tous pareils. Il le met dans le même sac. Ce sont eux qui lui ont arrangé sa mère et son père. La nature, la police et les êtres vivants sont tous des sorciers. Finalement, sans mère et sans père, est-il facile de donner de bonnes notes à ceux qui l’entourent ? Bien qu'on ne le lui donne pas souvent raison. On ne se plaint pas de ramasser de mauvaises notes quand on partage une journée avec lui. Le grand monde de Toulouse le connaît finalement agressif. Sauf, ceux fument et prennent de l’alcool avec lui. Aussi, il ne reste docile que le jour où ses poches sont vides d’argent ou se balancent sans bruits de pièces de monnaie. Sinon, lui, le gouverneur de l’espace de là où ils sont, c’est lui qui commande tout. Gare à celui qui prend la parole sans son autorisation. Le chef et le bon parleur, c’est toujours lui. Vous êtes permis de parler en même temps que lui. Mais à condition que vous leviez votre doigt comme si vous étiez à l’école primaire à une époque coloniale. Vous ne pouvez peut-être pas le suivre en même temps que vous parliez. Mais, lui, Jean, vous suit si parfaitement. Si vous arrivez à atteindre un point rouge, il vous dit stop ! Si vous insistez, il vous arrache le verre d’alcool qu’il vous a servi. Et puis, c’est là où naît la bagarre pour ceux qui tiennent farouchement gardé leurs verres d’alcool. Il crie sur vous en vous disant haut et fort : « l’alcool et les verres m’appartiennent. Ce sont mes parents que j’ai abandonnés au village qui me les ont laissés en héritage ». Il n’ajoute plus d’autres mots. Pendant ce temps, il se met debout, malgré qu’il titube d’ivresse. Que voulez-vous, lorsque depuis le matin jusqu’au soir, sa gorge ne fait qu’avaler de l’alcool ? De toutes les façons, ce n’est pas vous qui lui payez. Il se moque de vous du début jusqu’à la fin. Il s’en fout de l’État qui gouverne Toulouse. Mais pas de la police qui l’arrête souvent. Bon, elle ne l’arrête pas. Mais elle se tient souvent devant lui pour tenter de lui prodiguer de conseils valables. Devant Jean, les conseils sont semblables à une eau que l’on verse sur le dos de canards. De toutes les manières, la patience chez un policier est comparable aux ailes d’un oiseau. Un policier sans un minimum de patience est semblable à un oiseau sans ailes. D’ailleurs, dès que le numéro à deux chiffres de la police française sonne depuis la rue Bayard, tous les policiers de garde savent plus ou moins, qu’il ne pourrait s’agir que de Jean. Certes, il peut y arriver que ça soit d’autres faits graves ou naturellement importants. Des faits qui peuvent aussi se dérouler dans la même rue où notre Jean a élu domicile ? Mais, comme on dit souvent : « un chat échaudé, craint l’eau froide ». Une ligne téléphonique qui provient de la rue Bayard, la police, s’en méfie beaucoup. Comme une main paralysée. Elle considère vos appels, de peu d’importance d’abord, avant de les prendre au sérieux. Lorsqu’elle constate qu'on le lui parle d’une autre victime ou d’un autre agresseur. En tout cas, pas d’un sans domicile fixe (SDF) avec une description qui pourrait ressembler à Jean. C’est probable qu’un fait similaire se passe sans que la police n’intervienne pas. Quand elle apprend qu’il s’agit d’un certain Jean. Bien qu’il ne s’agit pas ce Jean dont on parle. Surtout si l’interlocuteur de la police n’avait pas pensé à y faire une belle description de l’agresseur ou de la victime. Généralement quand il s’agit d’un certain jean comme victime, la police n’apparait que lorsqu’il s’agit d’un cas d’accident grave. Finalement tout le monde avait peur de l’approcher. Le jour où j’avais décidé de le filmer. Tout le monde croyait comme il était endormi. Je ne pourrai plus l’informer pour utiliser à d’autre fin, les images que j’ai faites. Logiquement c’est compliqué de s’approcher vers une personne qui possède un chien. Et puis, lorsque l’on ne connaît pas évidemment les réactions de son chien, cela est très difficile de savoir son état de vengeance ou de docilité. Là, mon exercice m’a été difficile. Surtout que ce monsieur Jean était endormi assis, ivre d’alcool, à côté de son chien, qui donnait lui-même aussi l’impression en profondeur sommeil. De toutes les manières, avoir peur d’un chien, ce n’est pas simple à définir. On peut beau paraître fort, grand ou athlétique. Lorsque l’on a peur d’un chien, on le sera toujours. C’est là où réside le vrai problème. Là où ce Jean-là fait peur aux passagers, c’est le fait qu’il soit vêtu d’un pantalon d’une couleur de combat militaire, des sandales aux pieds accompagnés des chaussettes noires longues. Corps couvert d’une veste capuche lutin bigarré qui lui permet de se protège contre le froid d’hiver qui nous collait ce jour à la peau. Mais Jean ayant un corps injecté d’alcool ne sentait aucun froid. Il est dans un autre monde. Dos coincé contre une grille de fer, les fesses adossées à un bitume, esprit profondément au sommeil forcé d’alcool. Il ronfle, ronfle et ronfle fort comme s’il se trouvait dans sa chambre. Avec son sommeil profond, je profite pour faire plusieurs photos de lui sans son accord dans un premier temps. Clic, clac, clic, clac. Encore clic clic, clac clac, clic, clac. Je les visualise une à une pour vérifier si elles sont bonnes. C’est souvent ce qu’il faut faire lorsque l’on tient à réaliser un bon travail de photographie. Les presses boutons ne perdent pas souvent leurs heures à vérifier ce qu’ils filment d’habitude. Ils remplissent leurs appareils avec des images qu’ils se mettent après à sélectionner les meilleures à la fin de leurs expéditions photo. Mais, un bon photographe avisé doit le faire dès sa prise d’images. Je l’ai rapidement fait. Puis, il me reste une grosse tâche d’obtenir l’autorisation d’utiliser les images de ce monsieur Jean que j’ai filmé sans qu’il ne soit pas au courant. Mais comment pourrai-je me prendre pour le lui demander ? D’autant plus qu’il est profondément endormi. Pour y arriver, je me procure d’un paquet de cigarettes comme m’ont conseillé des spécialistes des sans domiciles fixes (SDF) ou quelques canettes de boissons alcoolisées. Que j’ai totalement refusé ! J’opte pour un paquet de cigarettes moins cher à procurer. Je l’ai dans ma poche. Je m’approche de lui, je le bouscule du pied du côté gauche de son corps. J’insiste comme un fou pour tenter de le réveiller. Il ouvre les yeux, puis il les ferme. Il les ouvre, puis il les ferme. Et il a fait cela pendant plusieurs fois. J’étais là, je l’attendais comme un agent de sécurité. Pour la septième fois, il ouvre ses yeux en me demandant directement : « mon pote, as-tu une cigarette à me donner ? » Je lui tends le paquet que j’ai acheté sans dire mot. Il enlève une, puis il me demande d’en prendre une seconde. Pendant qu’il enlevait, huit de ses amis SDF m’ont encerclé pour me demander aussi à fumer. Je leur distribue tout le paquet. Jean a eu plus des cigarettes que les autres. C’est ce qui est normal. Il enlève aussitôt de sa poche, un briqué noircit de fatigue, puis il frappe du doigt pour l’allumer comme on le fait d’habitude. Il l’allume et partage le feu à tout le monde. Sauf à moi qui ne fume pas. Pendant que tout le monde a sa cigarette en flamme, j’allume mon appareil photo, puis je décide de le lui montrer les images de lui que j’ai faites. Jean ne voit que tu bien. Il a apprécié les images, puis il ouvre la bouche : « s’il y avait eu des photographes qui ont filmé comme toi mon père et ma mère que je n’ai jamais vue depuis ma naissance, je ne souffrirais pas assez de leur absence. Aujourd’hui, je ne les vois ni en corps vivants, ni leurs images. On me dit qu’ils sont tous les deux morts. Mais moi, je ne crois pas à cela. Je sais bien que la mort ne fera pas cela. Je ne lui ai rien fait du mal pour qu’elle se venge pour emporter mes parents. Moi, Jean je ne crois pas à la mort. » Il termine son mot en tapant sa poitrine, bouche prise d’assaut par la fumée. Parmi les amis de Jean qui se trouvaient là au moment où je lui montrais les photos. L’un d’eux, le plus âgé du groupe décide de parler sans aucune autorisation de Jean. « Jean, pourquoi parles-tu beaucoup à cause des photos ? Tes parents sont morts et paix à leurs âmes. » Jean se met en colère et dit : « Depuis quand te crois-tu maître de notre groupe pour décider de parler sans mon autorisation ? Je suis le chef et c’est moi qui décide, tant que je vous achète tout. Les images, ce sont des photos à moi. Tu n’as aucune décision sur moi. Je sais que la mort n’existe pas. Si elle existe. Je te la recommande. Là, nous n’attendrons plus jamais parlé de toi. » Au moment où je sentais l’odeur d’une violence qui montait comme celle d’une fumée de cigarette. Je prends la clé des champs. Sur ce mot, nous nous séparâmes à queue de poisson.Le moment est venu pour moi de sauver ma peau et protéger mon appareil photo. 

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kaltoume 05/01/2014 09:19

intéressant l'histoire mais s'il vous plait redigé le en bon français et surtout évité toutes ces fautes. merci