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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Moussa Torna

Beaucoup considèrent que Jean Bernard Padaré récolte simplement ce qu’il a semé. D’aucuns diront, il mérite bien ce qui lui arrive. La méchanceté gratuite n’a jamais mené nulle part. Au sommet de sa brève gloire, il s’est particulièrement distingué par un mauvais zèle à l’encontre de certains journalistes et personnalités politiques qu’il a fait arrêter en violation des règles les plus élémentaires des droits humains. Il use et abuse de ses pouvoirs de ministre pour traquer toute opposition d’opinion politique et syndicale contraire à la ligne du parti au pouvoir. Parvenu au cercle le plus restreint du pouvoir actuel par la seule volonté du maître du pays des Sao, l’ancien garde des Sceaux s’est cru au-dessus de la loi comme tous les intouchables du clan présidentiel. Il n’a même pas pu bénéficier de la levée de son immunité en qualité d’ancien membre du gouvernement avant d’être jugé par la haute cour de justice, seule instance judiciaire compétente en la matière. Pour contourner cet obstacle juridique, le Procureur de la République qui agit vraisemblablement sur la base des instructions venues d’en haut, invoque le flagrant délit pour justifier une décision aussi lamentable.

Comme quoi, tous les citoyens ne sont pas égaux devant la loi d’où une justice à plusieurs vitesses, sévère pour les désavoués du régime et les citoyens modestes et cléments, voire indulgents pour les forts. Sans évoquer, le fond de cette affaire, il semble très curieux que le « chanceux » Ahmat Mahamat Bachir soit royalement épargné par la justice.Pourtant, la vidéo indique clairement son implication dans cette "louche ou scandaleuse opération". Normalement si on respectait comme sous d’autres cieux, l’égalité en droits et en devoirs de tous les citoyens, cet homme devrait être poursuivi au moins pour complicité. Malheureusement, tel n’est pas le cas. Et présentement, la justice tchadienne est entrain une fois de plus d’être valablement considérée comme celle qui est aux ordres de l’exécutif. Ce qui viole le principe de son indépendance. L’acharnement contre l’un des caciques du parti au pouvoir. Ancien ministre de la justice, précédemment celui des Affaires foncières et du Domaine, propriétaire du journal « La voix » et ancien avocat de la famille du président, Jean Bernard Padaré, lâché par son mentor Deby est actuellement emprisonné dans l'une des prisons tchadiennes pour tentative d’escroquerie à la suite de la publication d’une vidéo compromettante par le blogueur Makaila, le mettant directement en cause et Ahmat Mahamat Bachir. Sans la divulgation de cette vidéo, l’ancien ministre serait en train de se la couler douce avec toute la fortune amassée durant son passage au gouvernement.

Malheureusement, le système auquel, il croyait dur comme fer et pour lequel, il avait mis toute son énergie s’est montré impitoyable à son égard semblable à une révolution qui broie ses propres enfants. Cela ferait méditer encore tous ceux qui gravitent autour du régime ou le font vivre et en retour sont payés en monnaie de singe. D’ailleurs, les exemples sont lésions, des personnalités politiques souvent injustement arrêtées, puis libérées à qui on donne de postes de responsabilité en guise de consolation. Comme si la dignité d’une personne humaine ne vaut plus un clou tellement l’aliénation des esprits a gagné du terrain et l'art du troubadour est devenu le sport favori de tous ceux pour qui l’ascension sociale doit se faire vaille que vaille. Décidément, on fabrique progressivement une société où les notions du bien public, de solidarité et du vivre ensemble sont totalement renvoyées aux calendes grecques. C’est une véritable jungle où chacun ne pense qu’à ses intérêts égoïstes. Mais n’oubliez pas une chose : aucun tchadien n’a le monopole du Tchad. Il nous appartient. Voilà pourquoi, je me permets de vous dire qu’un jour, l’histoire jugera tous ceux qui se considèrent aujourd’hui comme des dinosaures de la République ou des gros poissons qui se croient être les premiers occupants des eaux. En oubliant l’enseignement donné par la nature qui a fait de l’abeille un petit insecte, mais sa piqûre vous oblige forcément à lui céder un espace. Aujourd’hui, tous ceux qui se croient forts ou puissants écrasent le peuple que l’on sous-estime sa révolte. Mais un jour, quand il se mettra en colère contre eux, on saura que la raison de celui qui se croit fort ne sera fatalement plus la meilleure.

 Moussa T. Yowanga

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