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France

 

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Publié par Marie-Agnès Leplaideur

 

ENVOI 12 – 06– 23 du 13 juin 2012 

 Rio+20, la conférence de l'ONU qui a commencé le 13 juin, va, une nouvelle se pencher sur le développement durable de la planète. Le chantier reste immense. Dans une grande partie du monde et ici dans les Grands Lacs, les générations futures, voire le proche avenir, comptent peu face à l'argent. Pas plus que le bien-être des populations ou la préservation d'un patrimoine naturel collectif. Riches ou pauvres, trop rares sont ceux qui se soucient, ou qui ont les moyens, de protéger la nature. Ceux qui essayent de se battre pour éviter des dommage irréversibles sont souvent peu écoutés et encore moins suivis.Les arbres sont au cœur de la plupart des enjeux, eux qui servent à retenir la terre, ombrager les villes, abriter et nourrir des animaux sauvages. Faute d'électricité, ils sont pratiquement la seule source d'énergie quotidienne pour cuire les repas en RD Congo et au Burundi surtout. Pour approvisionner les villes toujours plus peuplées, des milliers d'arbres sont abattus quotidiennement. Au Sud-Kivu, ce sont les hommes en armes qui contrôlent ce marché. Dans cette région, comme au Burundi, l'excessive déforestation renchérit chaque jour le prix bois de chauffe et de la braise, mettant les familles les plus démunies en difficulté pour manger.Ailleurs, ce sont les paysans qui coupent les jeunes arbres, pour les échafaudages que nécessite la construction de maisons à étages, ruinant leurs boisements oules briquetiers qui brûlent sans compter pour cuire leurs briques.Contre tous ces méfaits qui mettent en jeu l'agriculture, la biodiversité et les ressources d'avenir, des lois existent, mais peu de gens sont sur le terrain pour les faire respecter. Face à ce désastre, certaines innovations permettent cependant de limiter l'utilisation excessive des ressources naturelles : le tuteurage à cordes au Burundi, les briquettes de déchets au Nord-Kivu. Mais, elles restent limitées. Certains jeunes prennent aussi conscience de l'importance de la végétation et replantent des arbres comme les étudiants de Goma.La pollution des terres et des eaux est aussi un problème majeur, comme au Katanga, où les entreprises minières dévastent la nature et empoisonnent les riverains en toute impunité, malgré la mobilisation des populations et des associations. Les intérêts en jeu sont si puissants que les règlementations restent lettres mortes. Face à une pollution naturelle, celle de la jacinthe d'eau sur le lac Tanganyika, des sportifs burundais se sont eux mobilisés efficacement, mais sans guère de soutien.Pourtant, les effets de la déforestation ou des constructions anarchiques sur des terrains en pente, se font eux bien sentir, accentués par les changements climatiques. Chaleur dans les villes, perturbation du calendrier cultural, érosions, pollution des rivières, effondrement des maisons…La liste est longue.Les animaux semblent parfois mieux défendus que les hommes. C'est le cas des gorilles, attraction des touristes occidentaux, surveillés attentivement dans les Virunga parce que ce sont des animaux protégés et qu'ils rapportent gros. Mais, que les hommes pâtissent de ces exploitations effrénées à court terme importe encore peu à certains Etats et à certains de leurs citoyens.

 


 

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