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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Moussa Yowanga/Ahmat Zeïdane Bichara

DSCF8200 (2)Si la paix peut être définie comme le produit du respect de la vie d'autrui et de ses biens. La sécurité pourrait être également la non-ingérence aux affaires qui ne vous concernent pas. Le président tchadien devrait très tôt comprendre à force de se mêler ou de mettre son nez partout en Afrique. Il paraîtra au fil du temps comme la personnalité contemporaine la plus rétrograde et la plus détestée du monde. Être partout, sauf dans les choses essentielles, n'est pas forcément une bonne affaire. Une bravoure qui ne pourra plus être admise par des gens civilisés. Les conséquences sont en train d’être néfastes et portant directement préjudice à l'image du Tchad. Déjà, bien avant qu'il ne prenne le pouvoir le 1er décembre 1990 par les armes, le Tchadien est considéré par les citoyens des pays limitrophes. Comme un être humain farouche qui ne sait jamais régler ses conflits sans violences. Nous serons bientôt en 2014. Dans bientôt Dèby aura 24 ans au pouvoir. Au lieu de s'investir dans la construction de son pays comme ailleurs sous d'autres cieux en rehaussant le niveau de vie de son peuple avec des techniques universelles valables et originales. Il perd son temps et l'argent du pays à vendre l'image négative du Tchad.

Aujourd'hui, cette crise centrafricaine vient ajouter la coupe déjà pleine des listes noires qui font du Tchad l’une des parties les plus dangereuses du monde. Au Mali en Afrique de l'Ouest, on regarde ce Tchadien d'un oeil méfiant. Au Cameroun, cette mauvaise considération du Tchadien ou de la Tchadienne est déjà vieille d'une cinquantaine d'années. Au Nigéria, nous sommes identifiés comme des malfaiteurs et alliés des Bokos-Harams. Des exemples néfastes pour soutenir la mauvaise considération que nos voisins camerounais et nigérians ont sue posée sur nous abondent. Il suffit de traverser le fleuve et d'être dans un milieu loin d'une physionomie tchadienne pour les entendre raconter en se servant des mots durs. Au Sénégal, avec l'affaire d’Hissein Habré, les Sénégalais considèrent les autorités tchadiennes comme des fourbes qui distribuent l'argent à n'importe quelle personne sans même prendre leur temps à compter ce qu'ils dépensent. Dèby et les autres autorités du pays se servent de la richesse tchadienne pour corrompre la justice sénégalaise et tout ce qui va avec pour soi-disant obtenir le jugement du dictateur Habré en Afrique, loin de la CPI. Avec ceci, nos dirigeants croyaient gagner la confiance du peuple tchadien. Malheureusement le peuple tchadien n'est pas dupe. Même s’ils estiment que certains d'entre eux ne savent pas encore préparer des omelettes à la façon occidentale ou occidentalisée. Beaucoup de Tchadiens savent bien réfléchir. Tous savent faire la différence entre une eau sale et celle qui est potable. Tous savent faire la différence entre un acte corrompu et celui qui émane de la justice sans implication des corrupteurs et des corrompus.

Pendant tout ce temps perdu inutilement, Dèby et ses malfaiteurs amis continuent de dépenser comme bon leur semble l'argent tchadien comme si la richesse de ce pays n'appartient qu'à eux seuls. Les Dakarois provenant d’un milieu social normal utilisent le terme « trop bon » pour qualifier les autorités tchadiennes et les autres hauts fonctionnaires de notre État qui dilapident ou pillent les richesses du Tchad. On apprend même à Dakar ou en Tunisie dans le Maghreb que certains étudiants tchadiens des parents riches dépensent plus que les hauts fonctionnaires de l'État sénégalais ou Tunisien. Mais derrière ce terme : « trop bon », apparaît l’expression : « trop con ». Comme si nous les Tchadiens, nous ne sommes pas capables de réaliser des valeurs utiles pouvant changer l'image négative que l’opinion internationale a sue volontairement ou involontairement posée sur nous. Pourquoi nos autorités ne prennent-elles pas conscience de cet écart de comportement barbare qui nuit à tout un peuple? Pourquoi se laisse-t-il aveugler par une bravoure physique et absurde qui n'a pas sa raison d'être à l'heure actuelle ? Que faut-il faire concrètement pour que la nature humaine et divine nous aide à nous débarrasser de ce gouvernement ayant les mains trempées dans la boue de la dictature et des pratiques illégales ? Qu'il sache que nous sommes à l'heure où les idées se vendent cher et des hypothèses rares valent de l'or. Qu'il sache que nous sommes à l'heure où la raison du plus fort appartient à celui qui raisonne et non à celui s'exprime par la violence. Qu'il sache qe nous sommes à l'heure où les balles réelles sont en grandes parties remplacées par de vraies idées ou des propositions savantes et professionnelles. Des idées qui proviennent des têtes bien faites et non des têtes pleines d'alcool ou des effets des drogues. Des idées qui sortent d'une tête consciente du retard de son pays et non d'une tête étouffée par des idées obsolètes et sanguinaires. En d'autres termes Idriss Dèby n'a plus sa place à la tête de ce Tchad nouveau. Ce ne sont pas les vrais dirigeants qui manquent. On a simplement besoin des vraies élections présidentielles et législatives pour sortir du ventre de ce beau pays des Sao, des hommes et des femmes qu'il faut à la place qu'il faut. Et c’est après Dèby que l’on parlera d’une renaissance originale

             Ahmat Zéïdane Bichara / Moussa T. Yowanga.

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