Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                          Moussa Torna/Rennes-France
Mardi 16 février 2010
à Bamako au Mali s’est ouvert la 10ème édition du forum de Bamako autour d’un enjeu majeur commun à tout le continent : le défi alimentaire. Placé sous le thème de l’Afrique 50 ans après : la faim sur le contient africain, ce grand colloque regroupe des universitaires africains, européens, américains, asiatiques, ainsi que des décideurs publics et des spécialistes de questions de développement. A noter également, outre le Premier ministre malien, la présence de la Représentante alimentaire mondiale (PAM) au Mali lors de la cérémonie d’ouverture.

Mme Martin-Daihirou, au nom de l’organisme d’aide alimentaire de l’Onu n’a pas manqué de rappeler que 90% des enfants malnutris vivent en Asie et en Afrique et d’ajouter dans une note un peu alarmiste qu’en 2050, il y a aura 9,1 milliards de personnes dans le monde et il va falloir augmenter de 70 % la production agricole actuelle.
Dès qu’on évoque cette problématique liée à l’alimentation, l’Afrique fait figure de parent pauvre et de mauvais élève dans ce domaine tellement l’insuffisance alimentaire touche l’ensemble des pays. Et pourtant ce ne sont  pas les compétences techniques, les moyens financiers, les terres fertiles et l’eau qui manquent fondamentalement dans ce contient.

A l’ouverture de ce grand forum le premier ministre malien, Modibo Sidibé laisse entendre lors de son discours qu’ "Il n’y a pas de fatalité, l’Afrique peut nourrir ses propres enfants (…) Le capital humain est sans contexte le plus important du développement agricole".
Parole  d’un homme politique tenant un simple discours protocolaire ou c’est plutôt un début d’une véritable prise de conscience de la classe politique africaine sur des questions hautement importantes souvent reléguées au second plan.Le retard en matière de développement agricole est en partie responsable de l’instabilité dans laquelle se trouve plonger la plupart des Etats africains. L’Afrique comme la Chine hier doit impérativement s’appuyer sur l’agriculture si elle veut réellement décoller économiquement.

Toute autre solution n’est que trompe l’œil. Même le continent européen s’est largement appuyé en partie sur l’agriculture pour asseoir sa puissance économique. La construction de l’Union Europe, dès son origine s’est faite sur la base d’un projet commun en matière agricole. La politique agricole commune a joué un rôle déterminant dans la dynamisation de l’économie européenne. Cette politique a permis à ce continent de combler d’abord son déficit alimentaire puis d’exporter l’excédent dans le monde entier. Puisque les décideurs politiques de  l’Europe ont vite compris la place de l’agriculture dans un monde en mutation, ils ont massivement investi dans ce domaine avec les résultats que l’on sait aujourd’hui.

Les dirigeants africains quant à eux se complaisent plutôt à s’enrichir sur le dos du peuple. La lutte contre l’insuffisance ou l’insécurité alimentaire n’est la priorité d’aucun d’entre eux. Il fait partie du discours politique savamment distillé lors de grandes rencontres nationales, sous-régionales et internationales. Mais la réalité concrète, pays par pays ne vaut même pas un clou. Il suffit simplement de regarder le budget des Etats alloué à leur département ministériel en charge des questions agricoles pour s’en convaincre. Par ailleurs les techniques culturales très archaïques utilisées par les paysans laissent encore à désirer. La mécanisation de l’agriculture est un défi majeur à atteindre pour espérer vaincre la faim.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article