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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le parti majoritaire UMP et ses alliés ont été largement distancés par le parti socialiste lors du 1er tour des élections régionales du dimanche 14 mars 2010. Avec un pourcentage nettement confortable de 29,48% contre 26,18% pour le camp adverse, le parti socialiste en infligeant une bonne gifle à l’UMP et consorts a pris une longueur d’avance pour le 2ème  round du 21 mars 2010. Le grand  chelem  prédit par la patronne de ce parti est en passe de devenir réalité. Partout la vague rose semble en bonne position pour l’emporter. Du coup, on commence à espérer pour les échéances nationales de 2012. Mais pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là, et les ténors du PS, tout comme les fins connaisseurs de la vie politique française savent bien que ces élections ne constituent pas un baromètre fiable pour faire de prédictions concernant les élections présidentielles.

Actuellement la préoccupation  majeure des socialistes et leurs alliés du second tour, puisque Europe Ecologie et le Parti de gauche  ont signé des accords pour une liste commune, c’est d’arriver à bout des candidats de la majorité présidentielle dans toutes les régions. L’Europe Ecologie qui réalise le  score national de 12 à 13 % s’installe comme la troisième force politique sur l’échiquier national. Fini l’époque où le parti socialiste exerce sa toute puissance hégémonique sur le minuscule partenaire d’hier que sont les Verts. Ce courant politique qui exerça avec le PS, des responsabilités nationales sous la bannière de la gauche plurielle  a  cogéré avec lui, les régions depuis 2004. Sous l’étiquette d’Europe Ecologie, les verts ont opté pour l’autonomie dès le 1er tour en présentant des listes dans toutes les régions. Devant le rapport de force qui est favorable au PS, ils ont choisi la voix de la raison en fusionnant leurs listes avec celles des alliés traditionnels. La stratégie promet d’être payante même  si pour parvenir à cet accord, des discussions très serrées ont conduit les uns et les autres à faire des compromis. Face à une droite unie dès le 1er tour, la bataille du second tour est désormais lancée avec un avantage relativement significatif pour la gauche rassemblée.

Mais pour autant, la majorité présidentielle est loin de jeter l’éponge et mise beaucoup sur le sursaut des abstentionnistes pour renverser la tendance sinon limiter la déferlante couleur rose vert rouge. L’UMP tente vainement de remobiliser son électorat qui s’est fortement abstenu. Les causes de cette attitude des militants du parti de Sarkozy semblent multiples. Entre autres, citons le débat sur l’identité nationale lancé à l’approche de ces élections  régionales, le style du président mis en cause, l’ouverture à gauche  du président, traduite par des nominations récurrentes des personnalités de ce bord politique, les réformes tous azimuts et des couacs à profusions dans le camp de la majorité. Tout cela a constitué un cocktail explosif qui a fait voler en éclat le roc UMP, porté encore récemment par le volontarisme et le courage de son chef. Des voix discordantes commencent à s’élever pour tirer la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard. Mais obnubilé par sa victoire éclatante de 2007 face à la socialiste Ségolène Royal, le président Sarkozy continue d’imposer son diktat au grand dam des caciques, des militants et de simples sympathisants de la droite. Au lendemain du second tour, la goutte de plus risque de faire déborder le vase. Implosera ou n’implosera pas. En  tout cas le grand parti majoritaire à de quoi s’inquiéter pour son avenir.

                                          Moussa T. Yowanga

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