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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les autorités tchadiennes ont entrepris dans le cadre d’un nouveau plan d’aménagement et d’urbanisation de la capitale, de déguerpir les habitants de certains quartiers. Cette opération de déguerpissement s’inscrirait, selon le ministre de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’habitat, Djimrangar Dadnadji  dans la stratégie « Ndjamena vision 2020 » qui consiste à tirer les conséquences d’un développement anarchique de la capitale. Cette situation résulte du laxisme des différents régimes et gouvernements qui se sont succédés au Tchad. Aujourd’hui la décision  du gouvernement de prendre à bras le corps ce problème suscite une véritable psychose au sein de la population. Car cette initiative est largement contestée par une population totalement désemparée par le choix et les méthodes jugés inopportuns et injustes.

D'après une habitante, les populations de la capitale touchées par cette décision ont le sentiment de subir la loi de la jungle "Les pauvres n’ont plus leur place à N’djamena à qui on demande de regagner leur village", clame-t-elle.  Elle estime  que, les gens sont menacés par la loi du plus fort." Les quartiers Bololo, Mardjan-daffack et Djambal-bar sont dans le collimateur des autorités qui envisagent de les raser complètement dans un proche avenir", cite la même tchadienne.

L’ambition affichée c’est la transformation en un grand boulevard qui serait l’équivalent des Champs Elysées en France. Des logements de grand standing vont être construits au voisinage de ce fameux boulevard. Tout est fait dans la perspective de la célébration du cinquantenaire du pays qui sera fêté en différé le 11 janvier 2011. Nul ne désapprouve l’idée de prendre des initiatives pour changer le visage de la capitale. En revanche personne ne comprend la volonté des autorités de mettre en œuvre une opération aussi complexe de façon brutale, inopportune et sans le moindre minimum des précautions légales. Les droits de propriété sont allègrement bafoués par les pouvoirs publics. Le contexte social difficile sur fond de famine en période de saison des pluies aurait commandé au gouvernement plus de sagesse en épargnant la population d’une opération de déguerpissement si brutale aux conséquences sociales, psychologiques et économiques dommageables.

 

                                                       Moussa T. Yowanga

  

 

 

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