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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                                           Pierre Bratanga
Rongées par les querelles internes et conscientes de leur fébrilité, les formations politiques dépourvues de moyens de combat politique s’agrippent au parti au pouvoir, le KNK, en prélude à la présidentielle de 2010.
A quelques mois du démarrage de la campagne électorale, les partis-en mal de popularité s’accrochent à la mouvance présidentielle. Après le Parti de l’Unité Nationale (PUN) de l’ancien premier ministre Jean Paul Ngoupandé, c’est le tour du Front Patriotique pour le Progrès (FPP) du Pr défunt Abel Ngoumba d’apporter, le 26 décembre 2007, un soutien inconditionnel au président de la République, le général François Bozizé.

 Ces deux formations politiques emboîtent ainsi le pas au Parti de l’unité du peuple (PUP) de l’arriviste Rigobert Vondo qui s’est fondu dans le parti au pouvoir, le KNK (qui signifie en langue locale « le travail rien que le travail »).
Ces partis viennent revigorer la mouvance présidentielle. Dans cette nébuleuse, on y trouve le Mouvement pour la Démocratie et le Développement (MDD) crée par le président défunt David Dacko. Phagocyté par la machine présidentielle, ce parti ne représente aujourd’hui que l’ombre de lui-même. Si tant est d’ailleurs que tous ses cadres (nommés aux postes de responsabilité par le régime actuel) n’ont cure de travailler pour le compte du MDD.

 

Le début du commencement ?
Apparemment, ce vaste mouvement de ralliement ne fait que commencer. Etant donné les crises internes qui agitent presque tous les partis de l’opposition et encouragent la déperdition. Une situation ne peut qu’attirer les leaders des partis vers l’homme fort de Bangui, supposé être le plus grand favori de la prochaine présidentielle. Bref, ces formations politiques ne jurent désormais qu’au nom de François Bozizé et s’apprêtent à fédérer toutes leurs énergies en  vue de sa victoire prochaine.


Cette valse de soutien –phénomène politique qui rythme la veille des élections en RCA- n’apporte rien de consistant à la vie politique centrafricaine. Mais il a le mérite de montrer en quoi les partis centrafricains sont bâtis sur le sable ou n’existent que pour servir comme fonds de commerce. Cinquante formations politiques pour un pays de 4 millions d’habitants ! Voilà le paysage politique centrafricain rempli d’amateurs, des personnages peu outillés au comportement rocambolesque.
Dans ce microcosme politique, les alliances, contre-natures, se fondent et se refondent au gré de la finalité du moment. Le Mouvement de libération  du peuple centrafricain (MLPC), parti du président déchu Ange-Félix Patassé, se voyait soutenu mordicus par de nombreuses formations politiques. Aujourd’hui, la situation change en faveur du KNK qui enregistre des ralliements.

L’opposition moribonde

Que reste-t-il de l’opposition centrafricaine ? A-t-elle la force pour empêcher le rouleau compresseur du KNK? Avec ces ralliements spectaculaires, il est fort à parier que le KNK est en passe d’écraser l’opposition démocratique. Tétanisé par le combat de coqs qui oppose Ange-Félix Patassé et son ancien premier ministre Martin Ziguélé, le MLPC, principal parti de l’opposition, semble être pris de court. Comme lors du second tour de la présidentielle de 2005, il risque de se retrouver presque seul ou sans un allié de taille. En attendant, le chef de l’Etat François Bozizé, qui manifeste toujours un goût prononcé pour le pouvoir, se frotte les mains en voyant s’aligner devant ses portes des partis politiques. Sa formation politique, le KNK, évolue désormais tel un astre entouré des satellites. Ainsi va la vie politique en Centrafrique, ce pays où tout reste à faire en matière de l’école de parti.

 

 

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