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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

(Syfia Grands Lacs/Burundi) Les entreprises burundaises qui prennent en charge et soignent leurs employés atteints du sida n'y voient que des avantages. Ceux-ci sont moins sujets aux maladies opportunistes qui coûtent cher à soigner. Ils sont moins souvent absents, les rendements s'améliorent et les salariés vivent mieux…

                                            Jérôme Ndereyimana

 

 Moins d'absentéisme

Dans cette entreprise pionnière de cette prise en charge depuis 2001, les repos pour cause médicale des sidéens sont allés diminuant, passant de 916 en 2001 à zéro entre 2007 et 2009. "Un cas d’absence nous coûte énormément. C’est un travail à la chaîne, vous savez ? Le taux d’absentéisme ayant diminué, le rendement augmente", ajoute-t-il. Les frais de santé pour ces PVVIH (personnes vivant avec le VIH) ont aussi fortement diminué. "Actuellement, précise le médecin, il n’y a pas de dépenses particulières en faveur des PVVIH. Ce sont les employés comme les autres."  À la Regideso (Régie de production d’eau et d’électricité), "c’est  finalement après avoir constaté qu’au moins deux employés mouraient chaque mois que le service chargé des ressources humaines a été alerté", indique Calixte-Désiré Ngendakuriyo, représentant de l’Association de lutte contre le sida à la Regideso.
L'entreprise a ainsi divisé par quatre ses frais médicaux. "Chaque mois, on enregistrait 10, 15 voire 20 cas de repos médical, ajoute Calixte-Désiré. Aujourd’hui le nombre a sensiblement diminué." Ces grandes entreprises se félicitent des résultats de leurs efforts. Elles comptent partager ces expériences avec d'autres sociétés et s'organiser pour prévenir d’éventuelles surprises notamment la rupture des stocks d’ARV et de réactifs. "Nous allons monter et exécuter des projets communs, explique le responsable médical de la Brarudi. Ce n’est qu’une autre façon d’améliorer la qualité des prestations des services médicaux dont disposent la plupart de nos entreprises." Selon les résultats de l’étude réalisée en 2009, le Burundi compte 264 000 PVVIH, dont 17 400 sous traitement ARV. La prise en charge soutenue et organisée a commencé en 2002, avec la gratuité des ARV, à travers quelques associations. À cette époque la Brarudi était la seule à faire de même poussée par Heineken, sa société mère. 

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