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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Anta 0993priere (3)Dieu est notre seul secours. Dieu nous les aimons tous. Ce n’est peut-être pas de la même manière. Ce n’est peut-être pas pour la même cause. Ce n’est peut-être pas pour atteindre le même but. Ce n’est peut-être pas pour lui confier la même souffrance ou la même joie. Ce n’est certainement pas pour lui confier les mêmes réussites ou les mêmes échecs. Chaque être à ses propres vœux et sa façon de prier. Même si les musulmans contrairement aux chrétiens ou contrairement aux juifs, ont leur façon propre à eux de croire en Dieu.Même si contrairement aux musulmans ou aux juifs, les chrétiens ont leur façon de s’adresser à lui. Même si contrairement aux chrétiens et aux musulmans, les juifs ont leur façon de se confier à lui. Musulmans, chrétiens et juifs semblent adorer le même Dieu avec certainement des chemins différents. Il suffit de prêter votre attention à l’autre qui n’est pas de la même religion que vous pour se rendre compte que vous adorez le même Dieu. Il est vrai que les musulmans suivent à la lettre ce qui est dit dans le Saint Coran. Il est vrai que les chrétiens suivent à la lettre ce qui est dit dans la Sainte Bible. Il est vrai que les juifs suivent à la lettre ce qui est dit dans la Torah (est selon les traditions du Judaïsme, du Christianisme et de l’Islam, l’enseignement divin transmis par Moïse au travers de ces cinq livres, ainsi que l’ensemble des enseignements qui en découlent). Mais le jour où vous tombez sur une personne qui vous a raconté la prière qu’il a adressée à Dieu pour lui confier ses peines ou ses joies, vous tomberez d’accord avec moi, que les êtres humains qui sont croyants lui parlent de la même façon avec plus ou moins les mêmes mots. Malgré que cela ne soit pas souvent avec la même langue partout à travers la terre. Mercredi 27 novembre dernier, vers la fin de mon expédition photo que j’ai organisée pour obtenir de belles images du début du mois d’hiver, je rencontre un confrère photographe de profession qui m’invite d’aller filmer une des plus belles églises de la ville de Toulouse. Nous avons commencé à filmer l’extérieur, puis c’est autour de l’intérieur d’être photographier. Comme notre façon de croire en Dieu, chacun d’entre nous les deux photographes filmait des objets qui attiraient son attention. Si mon confrère journaliste photographe était attiré par les beaux monuments de cette ancienne église. Pour ma part, j’étais plutôt retenu par une dame qui était assise seule vers le fond de l’église en train de prier. Clic, clic, clic. Clac, clac, clac. Clic, clac, clic. Je la filme plusieurs fois. Je visualise les images et je constate qu’elles sont belles. Puis, je me retire de l’endroit où elle était assise pour l’attendre à quelques mètres d’elle. C’était simplement pour obtenir une autorisation de sa part afin d’user ces images conformément aux lois de la presse de son pays la France. Ici en France, il est presque dangereux d’utiliser les images d’un individu que l’on ne connait pas ou même celui qu'on connaît bien sans qu’il ne vous autorise pas. J’obéis donc à ces lois pour me mettre à l’abri, puis j’attends jusqu’à ce qu’elle termine sa prière. Une dizaine de minutes après, je vois la dame se lever après avoir fait le signe de la croix en vraie catholique. Elle vint vers la porte de sortie de l’église à quelques mètres de là où je me tiens. Je m’approche vers elle en lui demandant de s’arrêter, car j’ai quelque chose à lui montrer. Avec un peu d’hésitation, elle s’arrête sans dire mot en ouvrant grands les yeux comme si elle avait peur de moi. J’ai vu se dégager en elle l’odeur d’une crainte. Puis, l’odeur d’un bon parfum me colla aux narines. Elle tourna vers moi pour entendre le message que je tenais à le lui adresser. Je découvre un beau visage, celui d’une belle femme à la figure tirée vers le bas avec un front légèrement pointu. Corps svelte, athlétique et moyen de taille. Un sourire mi-vrai mi-hésitant venu d’elle m’avait permis de découvrir ses dents blanches et bien organisées dans sa bouche, avec deux grosses qui décrivent le bonheur familial dont elle est issue. Mais je ne me suis pas laissé déstabiliser par son beau visage qui dominait ma silhouette. En bon marié, j’ai gardé mes pas fixes sur le sol où je me tenais afin qu’elle sache que c’est un monsieur aussi sérieux qu’elle qui voulait le lui montré quelque chose d’assez raisonnable. « Bonjour madame ! »Lui ai-je salué ? « Bonjour monsieur ! »A-t-elle répondu en me fixant droitement aux yeux ? Mes mains tenant mon appareil photo déjà allumé, je m’approche vers elle pour le lui dire : « je me suis permis de vous filmer, car j’ai trouvé que vos cheveux marient avec la couleur de la partie du mur de l’endroit où vous étiez assise pour prier. J’ai trouvé cela beau et j’ai décidé de vous filmer. » Sans ajouter d’autres mots, je lui montre aussitôt les images. Une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept et huit. Elle me dit : « Ah oui, elles sont belles et c’est vrai que mes cheveux marient avec la couleur de cette partie du mur. Et comment pourrai-je les avoir ? » Me demanda-t-elle ? Je lui ai promis de lui envoyer dans sa boite mail si elle accepte de me le communiquer. Très rapidement les échanges des adresses ont été faits. Mais la dame ne s’arrêta pas là. Elle me demanda mes origines, puisqu’elle constate que je lui envoie un accent d’un né et grandi hors de la France. Je lui ai aussitôt dit que je proviens du Tchad. Le nom du Tchad ne lui avait pas été étrange, ni difficile à prononcer. Elle le connaissait depuis plus de quatre ans grâce à son fils militaire de l’armée française. Elle me confia que son fils se trouve actuellement en République centrafricaine par rapport aux conflits civils et militaires qui secouent les Centrafricains. Il est donc en mission avec les autres soldats de l’armée française déployée à Bangui. Ce sont d’ailleurs ces raisons qui l’ont poussé à consacrer des heures de sa journée pour demander une protection à Dieu pour son fils. Elle n’avait pas hésité de me remettre une feuille remplie d’une prière à Dieu : « Dieu, je n’ai que toi comme protecteur de ma vie et de mon unique fils. Tu es ma seule force. Mon fils n’a que comme toi son protecteur. Tu es sa seule force actuellement là où il est en service en Centrafrique. Protège-le jusqu’à ce qu’il revienne sain et sauf de ce pays en difficulté. Protège les pauvres de ce pays qui n’ont que toi comme protecteur. Pousse ceux qui ne croient pas à toi, à te croire. Donne du courage à ceux qui ont perdu l’espoir, d’espérer. Donne de l’amour aux musulmans et aux chrétiens de ce pays afin de s’aimer et de vivre ensemble. Chasse d’un ton fort ce démon ou ce diable qui perturbe les Centrafricains. Mets dans le cœur de tous les méchants la peur afin qu’ils quittent la Centrafrique. Donne le courage et la bravoure à tous ceux qui veulent construire ce pays. Père, je ne suis pas digne de te recevoir, dis-moi seulement une seule parole et je serai en paix. Amen. » J’ai lu sa prière et je l’ai trouvé formidable. Je lui ai dit sans hésiter : « madame, vous êtes une vraie croyante. Vous demandez à Dieu de protéger votre fils en mission militaire. Vous demandez aussi à Dieu de protéger le peuple centrafricain. Peu de gens le font actuellement en France où certains préfèrent dire qu’ils adorent leurs femmes, qu’ils adorent leurs ordinateurs, qu’ils adorent leurs vacances, qu’ils adorent le vin rouge qu’ils boivent, qu’ils adorent le vin blanc qu’ils prennent en famille ou entre les amis. » Elle se tourna vers moi pour me demander mon appartenance religieuse : « de quelle religion êtes-vous ? N’êtes-vous pas un musulman comme beaucoup de Tchadiens ? » « Oui, madame, je le suis. Mais au Tchad il ya aussi des chrétiens et des gens qui ne croient à rien. Bien que nous ne possédons pas des Juifs. Mon pays semble être une terre laïque. »Lui ai-je répondu ? Elle reprit la parole en disant : « cher monsieur, que nous soyons musulmans, Juifs ou chrétiens, nous adorons un seul Dieu. Ce sont nos chemins ou nos façons qui semblent être différents. Mais Dieu sait ce que nous sommes. Il n’ya que ceux qui croient à leurs ordinateurs, à leurs femmes, à leurs voitures, à leurs vacances qui ont des jugements à rendre à Dieu.Moi qui suis devant vous, je respecte toute personne qui se présente devant moi. Je ne suis pas capable de prononcer des jugements contre ceux qui croient que leurs façons d’adorer Dieu sont les meilleures que les nôtres. Dieu est le seul à le faire. Chaque jour, je sais qu’il existe et je viens le lui présenter mon fils et le monde qui souffre, dont on ignore complètement. » Elle me demanda de le lui remettre sa feuille de prière qui se trouvait encore dans mes mains. Elle me dit qu’il est temps de rentrer chez elle. Mais avant qu’elle ne parte, elle me souhaita une bonne protection et une bonne fin de la journée. À peine ai-je commencé à le lui demander de filmer sa prière, elle me fait signe que sa voiture est déjà démarrée grâce à une télécommande qu’elle tenait à la main gauche, pendant qu’elle était encore à l’intérieur de cette église.  

 

 

 

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