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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 

                                                   Ahmat Zéïdane Bichara

Aujourd’hui, ce qui se passe au Tchad sur le plan politique, social, économique et culturel, personne ne l’ignore. Tout ne va plus depuis longtemps, même si les autorités actuelles prêchent la paix, l’unité nationale, le bien être, la prise en charge sanitaire de la population grâce aux médias locaux publics et  étrangers  très corrompus ou complices comme la plupart des radios et journaux français. Toutes les valeurs culturelles, les bonnes manières  provenant de certaines  civilisations, le savoir-vivre et enfin la bonne éducation humaine de la population disparaissent à cause de la détresse et de l’indifférence provoquer par le  régime de Deby.  

 

La nation tchadienne est profondément divisée  et la vie au Tchad n’a plus de sens  pour beaucoup de personnes. Tout est cher et la vie devient de plus en plus invivable pour les pauvres qui ne savent plus à quel saint se vouer.  Il n’y a plus du respect de l’être  humain et les biens publics n’appartiennent plus à tous, mais simplement l’exclusivité  du clan  présidentiel et à tous ceux partagent copieusement  l’argent du pétrole et  les façons dangereuses de Deby à faire taire les opposants  et tous ceux qui osent lever le petit doigt pour montrer leur mécontentement  sur telle  ou telle pratique. Ce qui fait que nul autre tchadien ne pense à d’autres moyens qui permettront à la population de retrouver  une vie épanouie  avec une paix perpétuelle. La population tchadienne sur l’ensemble du territoire observe un silence très surprenant depuis l’accession d’Idriss Deby  au pouvoir depuis le 1er décembre 1990.

 

On ne sait plus ce qui arrive à ce peuple. Est-ce que cela est dû à cause de la violence terrifiante et impardonnable perpétrée par l’armée clanique du président Deby ?  Est-il une solution face à une telle situation ? Y a-t-il d’autres moyens pacifiques  qui pourront apporter la paix  et l’unité dans un pays où l’espoir est agonisant, infecté par la haine raciale  et l’ignorance. Bien sûr, les moyens ne manquent pas  et le pays est assez riche  et les gens intelligents pour inventer des actes culturels et sportifs répondant dans un premier temps à toutes les populations tchadiennes et particulièrement à la jeunesse dans un second temps.  Ailleurs au Nigeria, au Ghana, au Mali, au Sénégal, en Afrique du Sud, dans le Maghreb  et plus loin en Europe, les dirigeants de ces pays n’ont pas eu tords en privilégiant l’unité de leurs nations et la réussite de leurs jeunesses.

 

Ils savent bien que là où les politiciens ont échoué d’apporter  des solutions  fiables et pacifiques  dans la zone d’Afrique centrale, les operateurs culturels et les artistes, ne manqueront pas de le faire avec plus ou plus moins de heurts.   Si nous prenons dans un premier temps comme exemple  et en grande partie les  services sportifs renfermant assez des  disciplines comme le football, le volleyball, le basketball, le handball, la nage ou d’autres, cela nous permet déjà  d’affirmer  que grâce au ballon rond,  sans oublier les autres disciplines sportives des pays comme le  Cameroun, le Ghana, le Nigeria, le Gabion, le Cameroun et quelques pays européens comme la France, la Belgique et l’Espagne, les populations se sentent fier  de vivre ensemble comme des frères et sœurs d’un même pays  bien que le partage du continent noir soit fait en Europe et par les colons blancs.  

 

Le jour où l’un de ce pays cité gagne, toute la population  est derrière lui et tout le monde acclame le courage et la  technicité de leurs joueurs.   Déjà, le fait que ces pays participent partout à travers le monde aux compétitions,  c’est un signe positif  pour l’unité d’un pays et pour oublier les divisions inutiles et absurdes qui ne cessent de faire des victimes partout en Afrique.  Pourquoi les autorités tchadiennes n’arrivent pas malgré les possibilités que le pays dispose  avec l’argent du pétrole à soutenir la création des équipes solides tant en football, en athlétisme, en handball, en volleyball, en nage ou autres disciplines sportives  pour permettre aux plus jeunes de représenter le pays partout dans le monde à travers des compétitions sportives de très haut niveau ? 

Que signifie se manque de volonté ?  
De qui viendra la volonté de créer des équipes nationales en football, en athlétisme, en volleyball, en natation,  en basketball comme le cas du Cameroun, du Kenya, d’Ethiopie, du Jamaïque, qui pourtant n’ont  plus des moyens financiers que le Tchad. Ce n’est qu’un problème d’une volonté nationale et d’une prise de conscience. Car, il faut le dire de façon sincère que l’esprit sportif est plus fort que celui de la politique  pouvant drainer toute la population derrière  lui comme ce que nous ressentons pendant des jeux olympiques ou à travers les coupes d’Afrique  ou du monde. Chaque population est derrière son équipe nationale en oubliant tout acte qui divise et qui affaibli un peuple.  

 

Certes, on ne peut exclure les discussions politiques à travers les tables rondes pour trouver des solutions adéquates aux mécontentements des différentes factions des rebelles ou des opposants civils, mais  financer une œuvre sportive est plus bénéfique et des meilleurs résultats ne tardent jamais à voir le jour. C’est bien dommage que le gouvernement de Deby  brille par son absence  à soutenir les disciplines sportives  et aujourd’hui le Tchad est franchement absent mondialement sur ce plan. On ne sait jamais jusqu’ où pourra-t-il nous conduire, cet inconscient de président ?  Les différents ministres  discutent-ils de tout cela lors de leurs différents conseils des ministres ? 

 

En terme claire, est-ce que les autorités tchadiennes réfléchissent-elles un peu plus loin du bout de leur nez ? Ne sont-elles pas  interpellées partout où le Tchad n’est pas représentée  par aucune discipline  lors qu’une compétition internationale rassemble des grands sportifs ?  Où a-t-on oublié Kaltouma Nadjina, qui avait gagné quelques médailles au nom du Tchad  grâce  à ses talents sportifs et athlétiques ?   Tout est parti dans la nature comme si le Tchad n’avait jamais fait parler de lui grâce à ses sauteurs comme Mahamat Idriss Ouya, le footballeur  N’doram Japhet et bien d’autres dont nous ne pouvons pas tous citer.  Aujourd’hui encore, le Tchad ne manque pas des ressources humaines dans toutes les disciplines sportives.

 

C’est juste une question de volonté nationale et de  la conscience du gouvernement de mettre des gros moyens pour permettre de déceler des talents.  Ne dit-on pas qu’un pays sans sportifs, est un pays qui n’a plus de dignité sur le plan  international. Et ceci est bien vrai. Car, si on n’est pas capable d’accomplir de petites œuvres, pouvons-nous  faire  des plus grandes œuvres ?  Et ce qui se passe aujourd’hui au Tchad, rien de meilleur ne se réalise  et tout l’argent du pays entre dans les poches du président et son clan  et pour l’achat des armes et des avions  en vue de se protéger et de s’éterniser au pouvoir.  Pendant ce temps, la vraie image est effacée, la jeunesse est oubliée et la population meurt de faim et des maladies à petit feu.

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