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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                          Moussa Torna

Depuis les échecs  consécutifs  aux présidentiels de 2002 et 2007, les  français ont renvoyé les socialistes à aller revisiter les fondements historiques à la base d’un idéal commun porté par des valeurs humaines fortes à savoir la solidarité, la fraternité, l’égalité, la justice et la liberté. Mais au fait, « de quoi est né le socialisme ? De la révolte des plus nobles sentiments de l’âme humaine, blessée par la vie, méconnue par la société. Le socialisme est né de la conscience de l’égalité naturelle, alors que la société où  nous vivons  est toute entière fondée sur le privilège. Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout cœur honnête ces spectacles intolérables : la misère, le chômage, le froid, la faim (…). Il est né du contraste, à la fois scandaleux et désolant, entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente.

Il n’est pas, comme on l’a dit tant de fois le produit de l’envie qui est le plus bas des mobiles humains, mais de la justice et de la pitié qui sont les plus beaux. Le socialisme est donc une morale et presque une religion, autant qu’une doctrine. Il est l’application exacte, à l’état présent de la société de ces sentiments généreux et universels sur lesquels les morales et les religions se sont successivement fondées
 » écrit Léon Blum, une de figure emblématique du socialisme français.

Le parti socialiste avec Mitterrand  à la commande du pays du 21 mai 1981 au 17 mai 1995 s’est efforcé d’impacter la société française des valeurs humanistes qui le caractérisent et le différencient  des autres formations politiques, notamment de droite. Durant quatorze années de pouvoir, toute la dynamique socialiste s’est reposée sur une seule volonté : celle de construire une société plus juste et plus humaine, où l’intérêt général prime sur les intérêts individualistes.

Cela s’est traduit concrètement par la mise en place des politiques et des mesures phares comme), l’assouplissement du travail à 35h, la réforme sur la décentralisation, l’institution de revenu de solidarité minimum (RMI), l’actuel Revenu de solidarité active sans compter d’autres actions  de justice sociale et de respect envers la personne humaine, et notamment des immigrés.

Cependant l’usure du pouvoir a eu  raison du parti socialiste qui perd le pouvoir en 1995, au  lendemain d’une cuisante défaite de son candidat, Leonel Jospin aux élections présidentielles. Il n’en sortira plus jamais de ce cataclysme électoral jusqu’à présent puisque ayant encore perdu entre temps les présidentielles de 2007 avec comme candidate, Ségolène Royal battu à 53% par son adversaire Nicolas Sarkozy du Mouvement pour un parti populaire (UMP).

Cette seconde défaite consécutive va plonger les militants socialistes dans une totale déception et une défection significative des sympathisants découragés par coma profond d’un parti si grand. Incapable de se tourner vers le futur, les barons du parti socialistes offrent au public français et les militants de spectacles ahurissants digne d’un film fait de trahisons, de coup bas, de règlement de compte sur fond de menace de démission pour les uns et la mise en congé des instances dirigeantes pour les autres. Si bien qu’aujourd’hui personne n’est capable de dire avec beaucoup d’assurance quel sera le grand retour du parti socialiste qui ne fait plus l’unanimité ni à gauche, ni sur la question de fond de sorte qu’il n’est plus audible par le public.

Même sur le plan de la bataille idéologique, il se trouve concurrencer sur son propre terrain par le parti UMP, totalement décomplexé qui n’hésite pas à porter davantage de la confusion dans la marche du parti socialiste vers sa refondation à travers la politique d’ouverture initié par le président de droite actuel. Au lieu de s’opposer au gouvernement, les socialistes trop obsédés par les présidentielles, oublient l’essentiel pour se déchirer offrant une image pitoyable.

On entend plus le parti socialiste prendre position sur les questions relatives aux mauvais traitements infligés aux sans-papiers. Alors que la crise n’est pas fini, et le chômage continue par affecter de plus en plus les français, les socialistes ont déjà les yeux rivés sur les régionales de 2010. Ségolène Royal, lors de sa fête de Fraternité à Montpellier, a mis déjà le cap sur les présidentielles en tenant un discours de candidate autoproclamée. Soufflant le chaud et le froid, la présidente de Poitou Charente ne fait que semer davantage de confusion dans son propre camp. Elle s’inscrit clairement dans une logique d’affrontement et d’affranchissement des instances dirigeantes du parti.

Le parti socialiste  tient  parfois de beau discours mais manque de volonté ou de courage politique pour joindre l’acte à la parole. C’est le cas de la parité homme/femme dans les instantes dirigeantes du parti, les structures fédérales et les investitures aux différentes élections (communales, régionales,  législatives). Les français d’origine africaine et maghrébine sont sous-représentés dans la direction et le conseil national, instances de décision du parti. On observe aussi le peu d’importance accorder aux militants socialistes d’Outre-mer qui sont considérés simplement comme des supplétifs lors des élections.

 

 

 

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