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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

     Moussa Torna

Les étudiants français renouent en ces mois de septembre  et octobre avec les amphis désertés  à cause de traditionnelles vacances estivales au cours desquelles beaucoup d’entre eux ont profité pour voyager à l’étranger oubliant momentanément l’ambiance  très particulière des campus. Au total, 2. 230 700 étudiants sont attendus par 85 universités françaises qui ont été paralysées  par de mouvements de grèves pour une grande partie d’entre  elles l’année dernière.

Déclenchés au mois de février, ces mouvements de protestations se sont perdurés jusqu’en juin 2009 avec la dernière université, celle de Toulouse à mettre un terme à la grève. Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a donné  le ton de cette rentrée lors d’un point de presse tenue le jeudi dernier en présentant son dispositif pour une rentrée qu’elle espère  plutôt sereine.Si la ministre a gagné la bataille, elle a bien conscience du caractère imprévisible du monde universitaire. Mais elle préfère se concentrer sur les aspects positifs de la réforme de l’autonomie des universités tant décriée par les étudiants.

« Toutes les conditions sont réunies pour une rentrée sereine » déclare-t-elle-même si par ailleurs elle estime que la crise de l’andernier risquait d’avoir un impact sur les inscriptions dans certaines facultés, ou sur le nombre d’étudiants étrangers. Quelques mesures globalement positives allant dans le bon sens sont à saluer en faveur des étudiants et des universités. Les bourses d’étudiants augmentent de  3% cette année et concernent cents mille boursiers les plus défavorisés.

Par ailleurs, 30 000 logements ont été construits ces trois dernières années pour soulager les étudiants qui en manquent cruellement à cause des effectifs pléthoriques. La dépense moyenne par étudiant est passée de 7.210 euros en 2006 à 9.132 euros en 2009. Le sort des étudiants étrangers non boursiers est particulièrement délicat en termes de pouvoir d’achat, du marché d’emploi, de logement et donc des résultats académiques, en général tributaire de ces éléments essentiels.

L’attribution de logement par le CROUS quelque soit l’université obéît à un certain nombre de critères qui fait du non boursier, un étudiant non prioritaire. Il voit d’autant plus ses chances s’amoindrir considérablement lorsqu’il a un âge relativement élevé (+ de 28 ans) mais variable selon les universités. En effet sont prise en compte dans les critères d’attribution de logement : la situation économique de la famille, l’âge de l’étudiant et l’éloignement du domicile.

Ces modalités sont traduites dans les faits de façon indifférenciée selon les CROUS. Le facteur d’âge ne fait référence à aucun fondement juridique. Mieux, il ressort des textes en vigueur que tout étudiant régulièrement inscrit dans un établissement universitaire peut bénéficier des prestations et services du CROUS, sans qu’aucune limite d’âge ne soit visée par l’article 15-1 du décrète n° 87-55.

Le calvaire des étudiants étrangers ne s’arrête pas là car ils doivent affronter la dure réalité de trouver un logement en ville, donc chez des particulier. Ce qui n’est pas souvent facile surtout dans certaines villes réputées étudiantes où le coût de loyer est excessivement élève pour un étudiant  modeste sans revenus pérennes qui doit souvent affronter les conditions drastiques des logeurs souvent réticents à vous faire loger dès qu’ils se rendent compte de votre origine étrangère.

Et comme la vie, c’est un combat, dans bien cas, ces étudiants finissent par se caser malgré de moult tracasseries. Si cette question est réglée, il va falloir maintenant s’attaquer à la sécurité sociale sans quoi lorsque ces étudiants tombent malades, ils passeront de sales moments. Mais il est heureux de saluer, la générosité et l’humanisme de l’Etat français qui assure à tous les étrangers en situation régulière ou pas, une sécurité sociale existant nulle part ailleurs.

Rassurés en cas de maladie, les étudiants étrangers non boursiers savent qu’il faut s’attaquer au problème de déplacement pour aller à la faculté. Pour certains, le vélo, le métro et le bus sont les moyens de locomotion les plus couramment utilisés. Le mode de  locomotion  pédestre n’est pas à négliger sans une ville comme Toulouse, la ville rose. A savoir que, Tisséo, la société en charge du transport urbain à Toulouse n’a pas prévu des réductions en faveur des étudiants étrangers devenus nombreux.

Alors chaque étudiant s’arrange comme il peut pour assister au cours. La présence de l’étudiant inscrit en régime continue, est obligatoire pour éviter de se mettre au porte à faux avec les textes en vigueur qui régissent les modalités d’organisation des cours, des examens. Les étudiants étrangers boursiers ou non éprouvent d’énormes difficultés pour pouvoir s’orienter dans la ville malgré même la multitude des panneaux de signalisation.

Au bout d’un certain temps, ils finissent par retrouver des repères. L’ambiance dans le campus, les amphis, les bibliothèques et les   salles informatiques est loin de permettre à ces étudiants de retrouver la confiance très vite et d’affronter le système d’enseignement tout comme la vie étudiante dans et hors campus

 

 

   

 

 

 

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