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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                     Moussa Torna
Selon nos sources en provenance de Ndjamena, capitale tchadienne, une vague des arrestations vient d’être lancée à l’encontre de  quelques membres du gouvernement et fonctionnaires du ministère des finances accusés de détournement des deniers publics. De prime à bord, une telle information ne semble guère constituer un scoop, ni une révélation très croustillante pour les citoyens ordinaires, habitués à ces genres de mise en scène comme seul sait le faire le pouvoir Tchadien.

Englué dans des problèmes socio-économiques coriaces et des conflits armés à répétition, le gouvernement opte pour la diversion au lieu de remettre à plat toute sa politique totalement inefficace et inopérante dans un contexte de crise où les attentes des populations sont devenues si pressantes et réelles. Des accusations suivies des arrestations et de parodies de jugement comme celle-ci, on en avait déjà vécu qui se sont soldées par la mise en prison des accusés durant une période donnée et de leur libération sans en tirer aucune conséquence du point de vue éthique, ni promotionnel puisque les « voleurs » d’aujourd’hui se retrouvent demain propulser  à de hautes fonctions encore plus juteux.

En guise de rappel de vagues des arrestations ciblées pour détournements supposés ou vrais, citons entre autres, en 2001, 2003 et 2006 où des fonctionnaires en majorité du Ministère de l’économie et de finances ont été écroués puis relâchés selon  diverses modalités en fonction de la tête de l’inculpé et de son appartenance ethnique. On se souvient d’illustres noms qui ont défrayé la chronique et alimenté les débats. La suite, on la connaît. Alors que signifie de telles arrestations et de qui  veut-on se moquer ?

On signale pèle mêle les arrestations du Directeur général du budget et son adjoint, le directeur des engagements, le directeur de prévisions budgétaires, le directeur de l’ordonnancement, le contrôleur financier et d’autres agents. On voit bien que cette liste exclut les gros poissons à savoir ministres et secrétaires généraux et pourtant, les exemples de malversations financières qui  touchent la haute sphère gouvernementale sont lésions. Tout ce cinéma ne surprend guère personne car le président Deby n’est-il pas le principal responsable de détournement des deniers publics ?


Bien au contraire, au Tchad ce sont les honnêtes hommes qui éprouvent d’énormes tracasseries dans cette jungle humaine constituée des gens cupides, corruptibles et corrompus. La force du mal triomphe sur le bien. Tout celui qui fait preuve de bonne moralité est combattu et réduit au silence. La situation actuelle du pays en matière de détournement des biens publics est sans commune mesure sous le règne du dictateur Habré.

On peut beau décrier ses actes barbares, inhumains et cruels sur les paisibles citoyens mais sur ce domaine, au moins l’honnêteté intellectuelle commande à chaque tchadien de lui reconnaître ce mérite. Aucun tchadien ne peut disposer du bien public comme bon lui semble sans avoir à répondre de ses actes. Le châtiment qui lui est infligé empêche toute récidive par son  auteur et sert de leçon aux autres. Cependant depuis l’ascension au pourvoir du Président Deby, les vannes de l’enrichissement illicite, par le gain facile de l’argent par le truchement de détournement sont grandement ouvertes.

Et tout le système politique et administratif semble s’accommoder à cette nouvelle donne qui ébranle l’économie nationale et favorise au contraire les individualités en exacerbant les écarts sociaux. De sorte que les tchadiens se trouvent diviser en riches et pauvres qui se regardent en chien de faïence.
Si la majorité des tchadiens appelle de tout leur vœu le retour aux valeurs travail, force est de constater la minorité détentrice du pouvoir qui s’en moque éperdument car elle préfère jalousement conserver ses privilèges acquis de manière douteuse et sans aucun effort particulier. Dommage que de nos jours, il y ait encore des gens qui encouragent le vol, le détournement des biens publics.      

 

 

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