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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                                   Ahmat Zéïdane Bichara             
Même si les leaders de l’opposition  gabonaise dénoncent une manipulation des résultats et un appui de la France politique qui ont permis au fils du défunt président Oumar Bongo Odimba de remporter l’élection présidentielle à vote unique du 31 août 2009 avec 41, 73% des voix, les Gabonais feront-ils preuve de maturité pour éviter que leur pays ne sombre dans une ambiance d’insécurité et des violences inhumaines ?
Personne ne peut certes prévoir l’avenir d’un pays. Mais, nous pouvons tout de même donner confiance aux sages et intellectuels gabonais de laisser la force de la tolérance remportée sur celle du diable. « Ça chauffe au Gabon: « Il faut tuer les Français ! », ce titre de la Une du Post, le journal français en ligne n’a pas sa place au Gabon dans ce pays qui figure encore dans la liste des pays les plus calmes du continent africain.

Une rédaction n’est certes pas la mieux placée pour donner des  leçons à une autre , mais les journalistes français devront tournés sept fois leurs langues avant de  donner un tel titre à un événement d’un pays dont ils ignorent totalement les mœurs et les réalités. La population gabonaise est assez informée pour éviter de confondre les Français neutres qui ne s’ingèrent pas à leur vie politique et ceux qui téléguident depuis la France tous les anciens et les nouveaux dirigeants et le sort de Libreville. Des telles émeutes qui se déroulent dans certaines villes Gabonaises à l’annonce des résultats du futur président Ali Oumar Bongo ne se déroulent pas qu’en Afrique.

Entre 2007-2008 des émeuttes facheuses se sont déroulés dans plusieurs villes françaises et peut-être dans les années avenirs, on ne manquera pas d’assister à des scènes des violences organisées par des jeunes français mécontents de leur avenir miné d’injustice, de discrimination et du racisme. Les journalistes français ne sont  donc pas les mieux placés pour donner un tel titre à la colère de certains gabonais soucieux de l’avenir démocratique de leur pays. Et surtout que ce n’est pas pour la première fois en Afrique qu’on dénonce l’ingérence des autorités françaises dans l’organisation des élections présidentielles africaines. Dernièrement la presse privée proche de l’opposition française n’a-t-elle pas dénoncé l’implication de quelques proches de Sarkozy aux élections présidentielles du Congo-Brazzaville et en Mauritanie ?

Il n’ya pas une fumée sans feu. Si des journalistes ou d’autres personnes se lèvent pour montrer leur colère à l’égard des autorités françaises, ce qu’ils détiennent quelques informations. « On en a marre de ces Français, il faut les chasser, les tuer ! ». Pourquoi Ouest France joue-t-il ici le rôle de la police sécrète française faisant fi  à la déontologie professionnelle interdisant à tout organe de presse de citer des  déclarations dangereuses ? Quelle sera la réaction des Reporters Sans Frontières à l’égard du quotidien Ouest-France ? En tout cas les journalistes français ont intérêt à réfléchir et à peser leurs mots avant de publier des articles relatant des événements africains. Chacun à certes sa ligne  éditoriale, mais cela ne nous empêche pas de respecter les différentes lois du journalisme. Si les journalistes ne le font pas, qui d’autres les  mettront en application à leur place.

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