Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                  Moussa Torna /photo Ahmat Zéïdane

Comment comprendre qu’au moment où le pays subit de plein fouet la crise économique et
sociale dont l’une des conséquences aura été les émeutes de Douala, en février 2008 suite à la baisse jugée trop faible de litre d’essence, l’explosion de la grippe porcine AH1N1 devient préoccupante, le pouvoir d’achat du camerounais moyen s’est dégradé, la rentrée scolaire de septembre s’annonce difficile pour de nombreux parents, le président s’offre des vacances digne d’un roi ?


La démocratie mise en avant n’est qu’un effet de mode et une coquille vide. Elle sert
simplement comme paravent pour satisfaire le fantasme de l’opinion nationale et internationale. La séparation des pouvoirs n’est qu’un leurre puisque tout le monde sait : le véritable détenteur de tout le pouvoir au Cameroun sinon du pouvoir absolu c’est bien le président. Il considère donc le pays comme une propriété privée. Alors il n’a de compte à rendre à personne même pas aux électeurs car les élections sont souvent juste des formalités pour légitimer des résultats truqués et  connus par avance.
Les Camerounais sont incapables, à l’instar des citoyens européens de demander à leur président de rendre compte de l’usage et de la provenance d’une telle somme d’argent. Dans un pays démocratique comme la France cela aurait pu  créer un scandale politique.Malheureusement,  les camerounais sont accaparés par leur train train quotidien et de toutes les façons, ils ne se font guère d’illusion sur l’impunité dont bénéficient les personnalités de sérail du pouvoir au premier rang duquel le Chef d’Etat lui-même.


Par ailleurs, beaucoup des camerounais sombrent dans l’alcoolisme et dépensent des sommes impressionnantes pour s’offrir quelques moments de détente seule ou en compagnie des amis, le jour ordinaire, les weekends, les jours des fêtes ou de cérémonies de mariage, de deuils.
Les vacances insolentes de Paul Biya interviennent seulement quelques mois après le décès du doyen des présidents africains, feu Omar Bongo Ondinba, et d’une visité effectuée en France au mois de juillet dernier. Peut-on voir un lien de cause à effet entre ces deux évènements et les vacances du président camerounais quand on sait que le PDG de ces deux hôtels du groupe Lucien barrière, Dominique Desseigne, est un ami de son homologue français, Nicolas Sarkozy. En plus, le palace  situé  à Baule est  une commune dirigée par un élu du parti majoritaire, l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Bien que des éléments concrets ne semblent corroborer cette hypothèse, néanmoins des lourds soupçons de collisions d’intérêts sont bien réels.

 

 

 Pourquoi se déplace-t-il  avec un nombre aussi impressionnant des personnalités nécessitant jusqu’à 43 chambres d’hôtel payée 42 000 euros la journée chacune ? En tout cas, un tel faste vaut mieux que les vacances de Sarkozy, Obama et Bush réunis. Voilà une idiotie et une démesure dont seuls  sont  capables, certains dirigeants africains qui se croient au dessus de tout. Cela permet  simplement de mesurer leur état d’esprit et leur degré de capacité à servir le pays. Pour nombre d’entre eux, le pays se résume à leur seule personne et leur entourage familial voire leurs proches collaborateurs et inconditionnels.

Le site d’information et de débat sur l’actualité, Rue89 révèle à la une de sa publication du
vingt huit août 2009, sous la plume de David Servenay, les vacances onéreuses que s’octroie le  Président Camerounais dans un palace de la Baule en France. En effet, Comme tous les chefs d’Etats africains, Paul Biya et sa suite ont choisi de se reposer dans un endroit chic en décalage total avec les réalités dont vivent leurs peuples. La facture d’une vingtaine des jours de détente avoisine un million d’euros soit 655.957.000,00 FCFA sans compter la somme d’argent pour les cadeaux et les frais de loisirs.
 Ce n’est pas tant les vacances d’un président quelque soit la destination choisie  qui posent problème mais c’est surtout le gaspillage des deniers publics et la pléthore de personnes prises en charge lors de ces déplacements. Pour un homme qui prétend être porté à la tête de l’Etat par son peuple, cet étalage d'un faste insolent n’est simplement qu’une expression d’arrogance et d’indifférence face aux nombreuses difficultés auxquelles font face quotidiennement les populations.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article