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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                         Ahmat Zeidane Bichara

Si  Hamadou Hampâté Bâ, grand écrivain africain déclare que « le séjour dans l’eau d’un tronc d’arbre ne le transforme jamais en crocodile » en parlant de ceux qui renient leurs origines, ce n'est pas une pensée lancée  au hasard. L’assertion de cette figure emblématique du continent africain n’est pas des paroles vaines.  Et personne ne peut le démentir.  Son affirmation a bien son sens et aucune action n’enlève en rien sa lettre de noblesse. Pour corroborer les propos de cet illustre écrivain et ethnologue malien, on va s’intéresser particulièrement à l'artiste et musicien Tchadien très atypique par son parcours professionnel et son identité nationale.  

Trouver l'évocation du Tchad dans un article consacré au chanteur Claude M’Barali, alias MC Solaar dans la parution  du Jeune-Afrique numéro 25437-2537 du 16 au 29 août 2009, relève presque d’un miracle pour beaucoup de personnes qui ont entendu de leurs propres oreilles ou lu des mots de celui qui a renié pendant plusieurs années ses origines tchadiennes. Que se passe-t-il ce dernier temps avec MC Solaar ? Qu’est-ce qui explique ce brusque retour vers une patrie qu’il a effacé de sa tête depuis de longues années pour ne s’accommoder que de la   nationalité française et accessoirement des références Sénégalaises.

En réalité il a renié ses vraies origines tchadiennes et  africaines tout court pour des raisons que tout le monde peut bien imaginer à savoir la recherche d’un épanouissement social au travers d’un pays développé et doté de réelles opportunités pour tous. Les médias ont une part de responsabilité dans l’attitude du musicien qui a l’air d’ignorer complètement d’où il vient. Le rappeur ne se considère que comme citoyen français  ni plus, ni moins.  Et d’ailleurs ce qui a beaucoup plu aux autorités françaises qui ne veulent qu’on parle  que du bien de leur pays. Elles  sont folles des victoires et des réussites qui ont porté haut les couleurs de la nation française. Les autorités affichent une fierté et une reconnaissance méritée envers tous ceux qui portent la  nationalité française et notamment,  ceux ayant  des capacités intellectuelles à réaliser des choses positives et convoitées.  Et c’est là où on pourra reposer la même question pour demander les raisons qui ont poussé Claude M’Barali d’accepter subitement de révéler ses origines tchadiennes.

Pourquoi a-t-il-refusé auparavant  et pourquoi accepte-t-il maintenant de reconnaître sa tchadienneté  originelle. C’est stupide et hypocrite d’agir de la sorte lorsqu’on porte une image respectée et responsable  de renier ses propres origines avec tout ce que cet acte suppose.  Ressent-il l’envie d’aller au Tchad pour une première visite depuis sa naissance ?  Flatte-t-il tout simplement les lecteurs de Jeune-Afrique ? Ne pourrons-nous  pas limiter juste ici nos questions, puisque faute d’autres éléments fiables pour éclairer davantage nos lecteurs  sur  les raisons qui ont amené l’auteur de l’article de ce journal de parler du chanteur en le classant parmi les artistes chanteurs du Tchad alors qu’il ne porte pas la nationalité tchadienne?

En tout cas soyons patients et la vérité finira  sûrement par’éclater un jour dans les prochaines années. D’autant plus que les traitements dont font l’objet, les français et nombreux compatriotes issus de l’immigration sont bien connus de tout le monde.  Tant on  gagne des victoires au nom de la France, on est Français, mais dès lorsqu’ on subit une défaite, si minime soit-elle alors on devient la risée de tous les français.  on  révèle tes origines les plus lointaines. Que doivent faire ces français de couleurs ? Pas grand chose. En tout cas, ce n’est pas à nous de donner  une réponse fiable. C’est au malade de pointer la partie de son corps où il sent mal à son médecin traitant.  Et comme la vie n’est pas faite que des hommes et des femmes complexés, heureusement on rencontre des africains qui sont restés attachés à leurs origines malgré tout le succès à mettre à leur crédit. Ils sont nombreux et de toutes les nationalités fières de conserver leur nationalité d’origine. Citons les footballeurs Tchadien Ndoram Japhet, Camerounais Etoo Samuel et ivoirien DrogbbA Didier.

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