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France

 

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Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                                               Ahmat Zéïdane Bichara

Fille d’un docteur en linguistique à l’Université de N’Djaména, la chanteuse Mounira Khalil Allio, alias Mitchala  est rentrée au Tchad pour ses vacances d’été  auprès de ses parents et amies et surtout partager  pendant une vingtaine de jours les rudes réalités  au quotidien avec la population avant  de revenir  en France à Paris pour achever le reste de sa formation de professeur en techniques et méthodes d’enseignement de musique. Tout en s’attachant avec acharnement à sa future carrière,  Cette jeune femme qui a grandi dans la Capitale tchadienne est  pleine de maturité  et de sagesse  tout en se comportant comme les grandes dames africaines. En croyante pratiquante,  cette future épouse  très discrète sur les relations qui la lient avec son prétendant, souhaite tomber dans le panier d’un homme à capacité d’amour tendre selon ses mots, sous les apparences parfois abruptes, mais souvent directes et franches.

Elle est ivre d’espoir et reste persuadée d’atteindre son objectif  de devenir un jour une chanteuse professionnelle ou enseignante des valeurs musicales pour partager ses aptitudes, son expérience et sa résistance à combattre l’hypocrisie et l’ignorance  dans une grande école ou établissement de formation tout en assumant  son rôle d’une femme ordinaire au foyer, de mère épanouie et heureuse. Même en France, la  Tchadienne  est toujours guidée par les valeurs de sa religion  en prêchant l'humilité  et  l'amour envers les pauvres et  tous ceux qui souffrent psychiquement ou moralement.

 La fille de Khadidja s’interroge sur l’indifférence et la démission de certaines personnes de grandes villes comme Paris à l’égard des pauvres  et des malades. Elle traite ce monde de dur et méchant vis à vis  des démunis sur tout le plan. Effectivement, le monde, selon la chanteuse est dur et méchant à l’égard des personnes vulnérables et inefficaces. Il lui arrive d’interrompre brusquement son déjeûner ou son dîner lorqu'il  lui vient subitement à l’esprit des images éffroyables conséquences de la détresse humaine des femmes et des enfants fuyant la guerre en Somalie, en République Démocratique du Congo, en Haïti, au Nigeria   à cause  de l'avidité des chefs d’Etats à ne pas lâcher le pouvoir.

L’ambassadrice des chansons tchadiennes ne comprend plus le monde actuel et le monde pour sa part ne la comprend pas aussi. Aussitôt, s’est installé un dialogue des sourds entre elle et ce monde dont elle ne supporte plus ses perpétuelles mutations, ses profondes indifférences et ses terrifiantes inégalités difficiles à digérer. Ce qui l’amène souvent à se poser des questions tantôt déliées, tantôt mystérieuses. Obtient-elle des réponses satisfaisantes susceptible d'estomper sa colère noire contre le fossé immesurable entre les pauvres et les riches ? Toutefois on ressent  en elle un fort attachement possessif à l’égard d’enfants abandonnés au profit du doute de l’innocente nature pour des raisons dont on ne saura jamais ou des silhouettes des mères africaines ou d'ailleurs,  brisées par le poids de nombreuses années de lutte pour leur survie face à une planète qui devient de plus en plus agressive et défavorisant ceux qui ont lâché le volant de la vie.

Cet attachement fait de Mounira, l’avocate de la cause d’enfants et des femmes pauvres des pays sous-développer d’Afrique. Elle ne s'attendait pas de porter un tel titre. D’ailleurs, elle ne fait pas partie des  groupes de gens  qui manifestent une irrésistible soif des titres et des nominations. Par ses chansons, elle agresse les ennemis de l’Homme qui tentent sa disparition sous une absurde violence des montagnes de sable  soulevées par l’avancée du désert ou des successives famines à cause des faibles précipitations. Mounira Mitchala est souvent emportée par des vagues d’idées liées aux conditions humaines jusqu’à se retirer parfois  seule dans sa chambre face à elle-même. Les difficultés ne disparaissent  guère, ce sont les êtres humains qui partent et ne reviennent plus.

Le ciel africain bourré des impardonnables dictateurs, véritables prédateurs en art  de la « politique des sales coups » et aux régimes mafieux, étonne la « griotte-moderne. » « Pourquoi l’Afrique n’engendre que des dictateurs qui ne développent que la passion des crimes, carburant de leurs sales actions, meilleur remède contre la peur de tout perdre et de mourir de coups de sabre ou de balle à bout portant » s’interroge-t-elle.  Quand elle aborde cet aspect de la politique néfaste et retardatrice de nombreux pays d’Afrique, la confusion s’installe à nouveau. On la comprend plus et elle ne vous comprend non plus.

Seules ses larmes tombent de ses yeux comme des gouttes d’eau après une forte pluie diluvienne. Ses yeux rougissent, sa bouche se ferme  et  c’est la séparation  avec  le monde irréel aux idées vides des mots forts, mais aux maux tranchants comme un couteau aiguisé. Que fera-t-elle puisque l’humanité n’a jamais été parfaite et la misère persiste partout ? Ne dit-on pas que l’eau renversée est difficile à rattraper ? Qui pourra nous sauver  de ce monde : en implorant Dieu ou grâce au dur labeur ? Les Italiens ne nous recommandent-ils pas la prière et le travail à la fois ? Car le labeur donne certes du profit et le bavardage ne produit que disette, mais  la prière nourrit de résistance notre âme.

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