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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                                                                              La Rédaction
A travers un communiqué de presse du  16 juillet 2009 parvenu dans notre rédaction, l’association Survie
des droits et des libertés fondamentales soutient que la victoire à l’élection présidentielle qui a reconduit Denis Sassou Nguesso à la présidence du Congo-Brazzaville pour sept ans, à la suite des 25 années pendant lesquelles il a exercé le pouvoir, de 1979 à 1992 et de 1997 à 2009, était prévisible
.
D’après Survie, le processus électoral, entièrement contrôlé par un pouvoir dictatorial, n’offrait aucune chance au moindre changement politique. L’état dans lequel se trouve le Congo, pays pétrolier et forestier où l’immense majorité de la population vit dans la misère, dans un pays sans infrastructures et sans équipements publics, témoigne pourtant amplement du désastre dans lequel le pays a été plongé par l’incurie de son gouvernement.

Selon elle
,
l’Observatoire congolais des Droits de l’Homme (OCDH) qui a organisé une mission d’observation électorale et rendu un rapport documenté conclut : « cette élection présidentielle vu le très faible taux de participation, les fraudes et irrégularités constatées, n’a été ni juste, ni transparente et équitable ; et n’a pas exprimé la volonté du peuple congolais ». Cependant une certaine Coordination des Observateurs Franco-africains(COFA) juge, elle, le scrutin « globalement satisfaisant » au prétexte que « les standards européens ne sont à adapter au Congo-Brazzaville».

Survie constate que cette coordination, présidée par Jean-Michel Fourgous, député-maire UMP d’Elancourts(France), comprend entre autres, Jean-François Mancel,député de l’Oise, Lev Forster et Pierre André Gaborit, tous deux avocats à la Cour de Paris et Ari Ben Acoune, directeur des Services d’une communauté d’agglomération. Jean-Michel Fourgous et Jean-François Mancel s’en sont pris également, dans un communiqué, au chef de la délégation de la Commission Européenne au Congo, Miguel Amado pour ses « propos partisans ». L’association française des Droits de l’Homme témoigne qu’Amado avait déclaré que l’une des raisons pour lesquelles l’Union Européenne n’avait pas envoyé d’observateurs à la présidentielle congolaise était le gonflement du fichier électoral.

Survie témoigne qu’Amado avait déclaré que le fichier électoral a été gonflé de plus de 60% avec 2,2 millions d’électeurs pour une population de 3,6 millions d’habitants.  Parmi les Observateurs Jacques Toubon et Patrick Gaubert, députés européens, ont déclaré que « le matériel électoral était bien sur place dans les bureaux de vote, les listes d’émargement étaient disponibles et les représentants locaux de la Commission nationale électorale(Conel) mise en place par Sassou Nguesso Nguesso étaient équipés des téléphones portables pour parer à tout problème ».

Survie déclare que le soutien impudent  apporté par ces hommes politiques et juristes français à la propagande du dictateur Sassou Nguesso constitue une agression à l’égard du peuple congolais  bâillonné et opprimé. Une manifestation  de protestation contre cette parodie d’élection a en effet été violement réprimée à Brazzaville, le 15 juillet.
Survie révèle que l’Observatoire congolais des Droits de l’Homme dénonce également « le harcèlement des journalistes étrangers venus à Brazzaville couvrir cette élection  et la confiscation du processus par le gouvernement qui une fois de plus vient de confirmer à l’opinion publique nationale et internationale son manque de volonté d’instaurer une véritable démocratie dans le pays. » 

Elle constate encore que l’Etat français, en laissant cautionner cette mascarade électorale, agit peut-être de manière à défendre  les intérêts de ses multinationales comme Total ou Bolloré, qui s’accommodent très bien du pouvoir d’un clan appuyé sur la force. Mais à encourager cyniquement l’oppression du peuple congolais, maintenu dans la misère, elle montre une nouvelle fois le mépris qu’elle a des Droits humains en Afrique. Cette politique non transparente, irresponsable et indéfendable dans les électeurs français dure depuis des décennies. C’est pourquoi l’Association Survie demande au gouvernement français et aux parlementaires d’agir en prenant la juste mesure du caractère dictatorial et non démocratique du régime du Congo-Brazzaville, à un moment où la prise de conscience sur les dictateurs s’accélère en France, grâce aux révélations dans l’affaire des Biens mal acquis.

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