Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                               Ahmat Zéïdane Bichara
Dans un communiqué de presse qui nous a été envoyé, le 9 juillet 2009 par les organisations de la Société Civile Congolaise et Française( Fédération de Congolais de la Diaspora(FCD), Peuples Solidaires, Réseau Foi et Justice Afrique Europe Antenne France, Secours Catholique, Survie) présentes en France relatif aux élections présidentielles du 12 juillet 2009 prochaines en République du Congo, ces dites organisations alertent la communauté internationale et l’opinion publique sur les  dramatiques conditions de préparation.

 

D’après la Société Civile Congolaise et Française, en 1997, Denis Sassou Nguesso, avec la bénédiction de l’Elysée et de la multinationale ELF devenue Total, s’autoproclamait président de la République du Congo-Brazzaville après avoir déclenché la guerre civile. Selon ces défendeurs des droits de l’Homme, la démocratie congolaise était alors complètement déstabilisée, la constitution consensuelle abrogée et les représentants légaux élus par le peuple remplacés.

 

Depuis, le pouvoir militaire et dictatorial instauré n’a cessé d’étendre sa puissance tant matérielle que sociale sur une population réduite à un taux de pauvreté alarmant e à la peur permanente du lendemain à la suite des nombreux massacres orchestrés par le pouvoir en place (cf l’affaire des disparus du Beach, relancée récemment par la Cour de Cassation à Paris).

 

La Fédération de Congolais de la Diaspora(FCD), les Peuples Solidaires, le Réseau Foi et Justice Afrique Europe Antenne France, le Secours Catholique et enfin Survie soutiennent que c’est précisément dans ce même climat que vont se tenir les prochaines élections présidentielles. Tous les Congolais appelés aux urnes le 12 juillet 2009 ont en mémoire  le déroulement  peu démocratie des élections de 2002 au cours desquelles la manipulation des résultats avait permis à Denis Sassou Nguesso d’afficher une victoire écrasante avec 89,41% des suffrages exprimés, score peu crédible mais salué par la France politique.

 
La Société Civile Congolaise et Française constate que depuis 2002, la situation politique ne s’est pas améliorée, en témoignent exemple les législatives de juin et juillet 2007 qui sont tenues dans des conditions catastrophiques et dont, fait probablement unique au monde, les résultats ont été proclamés sans annoncer le nombre d’électeurs inscrits et de votants.


 
Les deux organisation de la société civile pour la défense des Droits de l’Homme et les libertés fondamentales révèlent dans le même temps, le Congo-Brazzaville a enregistré une hausse vertigineuse de ses revenus pétroliers( plus de 2 milliards d’euros d’excédent budgétaire en 2008, soit 50% du budget de l’Etat) ne profitant qu’aux proches du chef de l’Etat, comme en témoigne entre autres l’affaire des biens mal acquis, et alors que 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté et dans une paupérisation croissante et un non développement.

 

Les conditions pour une élection libre et transparente sont-elles réunies aujourd’hui ? Malheureusement, le gouvernement congolais en place n’ayant pas donné suite à l’offre de l’Union Européenne d’observer le processus électoral avec des résultats déjà connus à l’avance étant donné les conditions de préparation : Commission Electorale Nationale Indépendante refusée par le régime en place, les Droits de l’opposition systématiquement bafoués pendant la campagne électorale, l’absence de clarté des listes électorales  basées sur le recensement tronqué de 2007. Il y a enfin le non-respect continuel de la Constitution.  

 

 La Fédération de Congolais de la Diaspora(FCD), les Peuples Solidaires, le Réseau Foi et Justice Afrique Europe Antenne France, le Secours Catholique et enfin Survie lancent un appel à la communauté internationale pour qu’elle reste vigilante et relève, publiquement  et de façon impartiale, toutes les failles et de cette réélection annoncée. Car, pour les forces citoyennes, la seule alternative possible au gouvernement actuel réside non pas dans l’existence de candidats d’opposition dits crédibles mais dans la refonte des bases du processus même des élections et du système politique. Le risque est grand qu’au lendemain du 12 juillet, le Congo-Brazzaville sombre à nouveau dans des troubles graves.

 

Cet appel s’adresse particulièrement à la France politique qui entretient des liens toujours ambigus avec ce pays d’Afrique  centrale, cas d’école de la Francafrique, comme en témoignent les déclarations de Nicolas Sarkozy à Brazzaville le 08 mars dernier : « grâce au président Sassou Nguesso, le Congoa retrouvé la stabilité et les sécurités », alors qu’il est le premier responsable des années de guerre civile et de massacres entre 1997 et 2002.

 
« La France pourrait s’inspirer des positions qu’elle avait prises au moment des élections au Zimbabawe en 2008 : elle avait condamné par avance des élections faussées. En 2002, la communauté internationale avait également condamné le Zimbabwe pour ses élections truquées alors qu’elle fermait les yeux sur celles du Congo de Denis Sassou NGuesso qui s’étaient déroulées dans des conditions d’organisation similaires », regrettent La Fédération de Congolais de la Diaspora(FCD), les Peuples Solidaires, le Réseau Foi et Justice Afrique Europe Antenne France, le Secours Catholique et enfin Survie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

LEVRAICONGOLAIS 21/08/2009 19:48

HONTE A VOUS ! LE CONGO N'EST PAS LE ZIMBABWE DE MUGAGE. VOUS AVEZ SOUHAITE LA GUERRE ET C'EST BIEN LA PAIX QUI REGNE AU CONGO, LE CONGO PROSPERERA MALGRE VOS ECRITS MALEFIQUES. VOS ECRITS NE FERONT JAMAIS OBSTACLES AU DEVELOPPEMENT DU PAYS