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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                      Interview réalisée par Ahmat Zéïdane Bichara

Monsieur Diouf Adama, vous venez là de finir avec les activités « du Grand Sud 2009 »,  un grand événement rassembleur de tous les étudiants et stagiaires sénégalais en études ou en formation dans les villes du sud de la France. Cissé Abdou Khoudoss, le président de la commission sportive l’avait annoncé dans notre précédente publication  que « le Grand-Sud » est non seulement un événement de grandes retrouvailles des futurs cadres pour le Sénégal, mais il est entrain de prendre peu à peu une envergure internationale. Depuis les indépendances africaines, le continent reste toujours miné d’innombrables  maux qui affectent ses populations et  particulièrement la jeunesse dans son ensemble. Beaucoup des gens sont pessimistes et n’espèrent plus à un avenir meilleur. Et le rêve de tous les jeunes africains c’est de parvenir à se hisser plus haut socialement, après des  brillantes études, même si cela est loin de leur garantir  une embauche rapide dans un poste en adéquation avec les études qu’ils ont eues à mener. Tout parcours humain est jalonné des difficultés même si certaines personnes optimistes aiment dire, d’ailleurs à juste titre,  tant qu’il y a la vie, il y a l’espoir.



-Monsieur Diouf Adama, le président  de l'Association des Stagiaires et Etudiants Sénégalais de Toulouse « le Grand-Sud 2009 » s’est achevé. Vous avez certainement eu l’occasion de discuter de votre avenir  et celui de votre pays le Sénégal.                                     
Quel bilan tirez-vous de cette importante manifestation  pour mieux éclairer  nos lecteurs ?

-D.A. : Bien, nous avons passé des moments assez forts lors de cette manifestation. Elle nous a permis de joindre l’utile à l’agréable avec un panel chargé d’activités pédagogiques, culturels et sportives. Nous tirons donc un bilan global qui  est positif vu l’engouement et la mobilisation des organisateurs et des invités qu’a connu cette édition 2009 version toulousaine du « Grand-Sud ».Cependant, comme dans toute organisation humaine quelques difficultés ont été notées. Même si cela reste dans du domaine du gérable et nous en tiendrons paroles pour mieux répondre aux attentes des participants dans les années avenirs.
-Etre jeune étudiant en France loin de son pays natal est bien une chose difficile à vivre dans le quotidien et surtout quand on n’est pas du tout boursier comme le cas de beaucoup d’étudiants africains. Avez-vous eu à discuter de cette préoccupation lors de votre rencontre « du Grand-Sud 2009 » de Toulouse, chef lieu de la Haute Garonne?
-D.A. :
Evidemment, cette question a été placée  au cœur de notre rencontre et peut-être pour d’autres de ce genre. Vous l’avez dit et c’est un constat général. Nous avons essayé à travers ces discussions de trouver les voies et moyens adaptés pour que les étudiants étrangers de France puissent effectuer leur cursus universitaire dans de meilleures conditions d’études et de séjour qui leurs garantissent un meilleur épanouissement  intellectuel et par conséquent une bonne préparation de leur insertion professionnelle une fois achevées les études. Pour y arriver il faut un atout, une réflexion profonde des prises de décisions responsables de la part de tous les acteurs impliqués.
Nous avons profité de la présence de certaines autorités  administratives de notre pays pour leur faire part des innombrables difficultés que nous rencontrons ici en Europe en général et particulièrement en France. J’espère qu’elles auront entendu notre appel et nous restons persuadés que dans de brefs délais  des mesures adéquates verront le jour. Comme je l’ai suggéré  dans mon discours d’ouverture que j’ai eu à prononcer à l’ensemble des participants, qu’il faudra prendre le temps de mettre  autour d’une table pour trouver un dialogue sincère et assez convenable à tout le monde.                                       
-L’Afrique de l’Ouest contrairement à l’Afrique centrale, se distingue par le dynamisme de ses populations qui  s’organisent et luttent pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Est-ce que le « Grand-Sud 2009 » vous a permis de discuter des sujets précis sur le devenir de la zone Afrique de l’Ouest et particulièrement le Sénégal ?
-D.A.:
C’était l’objet de la Conférence du Vendredi matin sur les conséquences de la crise sur les économies africaines. Je salue d’ailleurs l’excellent exposé que nous a fait le conférencier du jour en l’occurrence Souleymane Astou Diagne, doctorant en Sciences Economiques. Nous avons analysé lors de cette conférence par le biais de la problématique de l’économie, les maux dont souffre la zone Subsaharienne de l’Afrique et le Sénégal en particulier.
Ce qui en est sorti est que l’Afrique comme nous le savons reste encore à la traine dans beaucoup de domaines. Cependant comme l’a souligné le conférencier et c’est ce qui a émané des différentes interventions. L’Afrique a plutôt bien résisté aux effets de la crise contrairement aux prévisions initiales. Et elle gagnerait plus à s’organiser et à s’unir pour apporter des réponses démocratiques en dégageant des positions cohérentes afin que l’Afrique prenne dans l’avenir son destin en main loin des conclaves du G 20.En un mot l’unité Africaine.            
-Dans la liste des partenaires ayant apporté leurs soutiens financiers permettant au « Grand-Sud 2009 » d’avoir lieu et surtout les différentes activités de votre programme, on a en première position la présidence de la République du Sénégal. Pourquoi avez-vous accepté le soutien financier  de la présidence de la République de votre pays ? Il n’y a-t-il pas un risque que le « Grand-sud » prenne une tournure politique dans les jours avenirs ?
-D.A. :
D’abord nous n’avons pas accepté le soutien de la présidence de la République du Sénégal, nous l’avons sollicité et c’est tout à fait normal. Maintenant je comprends l’inquiétude que cela peut provoquer car il ya un risque. Mais comme je l’ai expliqué à certaines personnes qui nous ont manifesté leur inquiétude, il ne faut pas chercher le mal partout.
Il est important pour nous de sauvegarder le caractère apolitique de l’Association des Stagiaires et étudiants sénégalais(ASEST) et j’y veillerai personnellement étant président ou pas. J’ai mes opinions politiques, chacun  a le droit d’en avoir mais nous sommes avant tout des Sénégalais et des Républicains. Quelque soit le bord politique auquel on se situe la présidence est une institution que nous reconnaissons et respectons. Nous le solliciterons encore si nécessaire.
-A combien avez-vous estimé les participants et les invités ? D’après-vous pour quelles raisons ont –ils répondu présent à votre invitation ?
-D.A. :
Il me sera difficile de vous fournir une estimation chiffrée. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il ya eu une mobilisation importante tant au niveau des délégations venues des autres villes qu’au niveau des populations toulousaines. Cette présence s’explique par la richesse et la diversité des programmes que nous leur avons proposés.
-Est-ce que le « Grand sud 2009» vous a-t-il donné l’envie de continuer d’organiser de telles rencontres festives et de réflexion ?
-A.D. :
Bien sûr et plus que jamais. 
-Quelle sera la ville qui accueillera le « Grand-Sud 2010 » et qu’est-ce qui explique ce choix ?
-A.D. :
Pour l’heure la ville hôte du Grand Sud 2010 n’est pas encore connue. D’habitude le choix se fait à la fin des activités lors de la réunion d’évaluation. Les délégations proposent leur candidature et une ville est choisie parmi elles. Cette année ce ne fut pas le cas. Un comité réduit  a été mis sur pied pour la désignation de la ville sur la base de divers critères.
-Avez-vous invité des étudiants d’autres nationalités et quelles en sont les raisons ?
-A.D. :
Connaissez-vous Senghor ? Il nous a enseigné outre l’enracinement, un esprit d’ouverture vers  l’autre quelque soit ses origines lointaines. C’est donc pour matérialiser cette ouverture que nous avons convié à ces journées bien sûr les populations toulousaines qui nous accueillent en permanence et aussi les autres nationalités africaines vivant sur Toulouse. Nous leur avons montré certaines facettes de la culture sénégalaise qu’ils ignoraient et ce fut  un partage culturel et  intellectuel très enrichissant pour tous.
-La France est-il un pays qui convient aux étudiants Sénégalais ? Pensez-vous particulièrement à une seconde   destination  la plus importante après la France ?
-A.D. :
Oui la France convient bien aux étudiants Sénégalais. Cela s’explique surement par les liens qu’entretiennent nos deux pays depuis les périodes coloniales. En plus il ya la langue française dont la passerelle est assurée par la Francophonie dirigée par le président Abdou Diouf. Après la France je pense que les Etats Unis viennent en seconde position des pays que choisissent les Sénégalais pour les études supérieures.
-Le passage du « Grand-Sud 2009 » vous a-t-il permis de discuter des difficultés que les étudiants Sénégalais rencontrent ? Et pouvez-vous nous  en parler longuement
 ?
-A.D. :
Nous ne pouvions pas y manquer. C’est en effet une lapalissade de dire que les étudiants étrangers en général et sénégalais en particulier rencontrent d’énormes difficultés. Ces difficultés sont entre autres liées à la cherté  de la vie et à la précarité qui gagne les étudiants. Ce qui fait que chaque année nous éprouvons beaucoup de difficultés pour honorer nos droits d’inscription. Et très souvent nous sommes dans l’obligation de faire des boulots à mi-temps et cela à des conséquences négatives sur les résultats en fin d’année. La liste est encore longue.
-La présence des autorités administratives françaises et sénégalaises, vous a-t-il permis d’évoquer des questions politiques et sociales ?
-A.D. :
Surtout social car c’est le volet le plus important dans la vie de notre association. Nous avons attiré l’attention de ces autorités sur la nécessité de créer un cadre global de concertation qui va nous permettre de gérer au mieux certains cas sociaux particulièrement sensibles. Et c’est dans ce but que nous avons sollicité l’appui de monsieur Ndiaye, le directeur du Service de Gestion des Etudiants Sénégalais à l’Etranger(SGEE) pour rétablir avec le centre régional des œuvres universitaires et sociales (CROUS) le partenariat qui le liait à l’association des Etudiants et Stagiaires Sénégalais(ASEST) pour que les étudiants sénégalais qui viennent d’arriver à Toulouse puissent bénéficier de logement en cité universitaire.
-Et comment était-elle passée la fin des festivités ?
-A.D.:
C’était un moment assez émouvant car nous arrivions au terme de quelques jours pendant lesquels nous avons échangé dans la convivialité et la bonne humeur mais aussi qui ont été l’occasion de tisser et de consolider de fortes relations d’amitié. J’espère et je souhaite que nous vivions encore des moments de cette nature.
-Quel était votre dernier mot à tous les invités et à vos condisciples étudiants et étudiantes ?
-A.D. : C’est avec beaucoup d’émotion que je me suis adressé à eux. Je leur ai transmis les remerciements de l’ensemble des membres de l’association des Etudiants et Stagiaires Sénégalais (ASEST) pour avoir fait de ce Grand Sud un moment de convivialité intense. Ce fut pour l’association des Etudiants et Stagiaires Sénégalais(ASEST) un réel plaisir de les  accueillir dans la ville rose.
Si vous le permettez, je remercie toutes les personnes qui nous ont aidé pour la réussite du « Grand-Sud 2009), les membres du bureau de l’association des Etudiants et Stagiaires (ASEST), les volontaires qui ont accompli un travail exceptionnel, les anciens présidents de cette organisation, nos aînés et toutes les personnes qui de prés ou de loin nous ont apporté leur soutien.

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