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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara


-Quel regard portez-vous sur les journalistes étrangers que vous accueillez en attendant  les procédures d'OFPRA?                                                                                                                  
-P
h.S.: Nous sommes là pour les aider à surmonter au mieux les affres de l’exil. Il est difficile de tout quitter et tout perdre d’un seul coup. La maison n’est pas là pour remplacer proches et familles mais pour offrir sécurité, calme, respect et un environnement professionnel qui atténue les douleurs de l’absence..
-De quelle manière se fait concrètement cet accompagnement ? Et croyez-vous à la sincérité des motifs pour lesquels ces journalistes viennent demander l’asile en France ?
-Ph.S.:
En plus d’être logé en chambre individuelle, le résident reçoit des bons d’achat alimentaire pour 9€50 par jour, une carte de transport urbain mensuelle, il dispose d’ordinateurs branchés en permanence sur Internet et peut prendre, pour les non-francophones, des cours de français au sein même de la maison. Nous le conseillons et l’accompagnons dans ses démarches administratives. Il peut s’il le souhaite et si le besoin s’en fait sentir .rencontrer notre psychologue. Les médias  de la maison des journalistes(M.D.J), l’Œil de l’exilé et Radio Quasimodo lui permettent, s’il est francophone, de maintenir ses qualités professionnelles Nous faisons vérifier les dires des journalistes candidats à la maison des journalistes(M.D.J.) par l’ong Reporters Sans Frontières(R.F.S) (notre contrôle en la matière). Une fois cette vérification effectuée, je décide, en toute indépendance, de l’entrée ou non à la maison des journalistes. Si j’accepte, l’affaire est close. Par ailleurs pourquoi devrais-je mettre en doute la sincérité des résidents, dont les séquelles physiques ou psychologiques sont parfois bien visibles. Au nom de quoi ?
-Comment ces  journalistes, demandeurs d’asile vivent-ils au quotidien, loin de leur pays d’origine ?                                                                                                                                        
-Ph.S.:
C’est difficile pour tous, comme je vous le disais précédemment l’exil est douleur. Tout est différend chez nous, les habitudes culturelles, les règles administratives compliquées, les rapports humains, et parfois la langue pour les non francophones. Il faut accompagner, aider, faire comprendre aussi que nous sommes dans une démocratie dont le fonctionnement parfois les étonne.
-Combien d’entre eux ont-ils déjà obtenu le titre de réfugié politique ? Et que sont-ils devenus ?                                                                                                                                     
 -
Ph.S.:
Jusqu’à ce jour, tous, sauf un.
-Quelles sont vos impressions concernant vos rapports avec vos résidents ?                             
-Ph.S.: C’est à eux qu’il faut poser cette question. Moi, je ne suis qu’à leur disposition.
-Quelles leçons tirez-vous de ces longues années d’expériences en tant que directeur de la maison des journalistes ?                                                                                                            
-Ph.S : Pas si longues que cela tout de même, seulement sept années. Mais plus sérieusement lorsque j’ai créé la maison des journalistes(M.D.J.), je pensais les vraies démocraties peu nombreuses, eh bien sept années après, je crois qu’elles sont encore moins nombreuses que j’imaginais. Pourtant je reste foncièrement optimiste, il faut continuer à se battre pour la liberté, pour toutes les libertés, y compris celle de la presse, inlassablement et surtout se bâtir  une éthique et la respecter quoi qu’il se passe. Je déteste que l’on utilise le mot de pragmatisme pour les reniements et les petits accommodements avec les pouvoirs.
-Comment expliquez-vous une telle longévité à la tête de la maison des journalistes ?               
-Ph.S.:
Il a fallu construire, imaginer, donner vie, stabiliser, inventer. Pour cela il faut du temps. Dans les deux ou trois années prochaines, je laisserai ma place à une autre personne pour prendre la direction de la maison des journalistes(M.D.J.). Il arrive toujours un temps ou il faut un sang neuf pour éviter l’endormissement et les détestables petites habitudes.

-Quel est votre dernier mot ?                                                                                                          
-Ph.S.:Bientôt s’ouvrira en Espagne une autre maison des journalistes(M.D.J.) selon le même principe. J’aimerai que dans les dix années à venir d’autres maisons se créent sur tous les continents afin de montrer que la solidarité professionnelle des journalistes peut être universelle.

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