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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 

                                                       Par Moussa Torna

L’accession au pouvoir dans un état démocratique, entendez un Etat où le droit de vote à tous, la liberté d’expression, la rotation du pouvoir et la séparation des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire sont garantis, passe par l’organisation des élections libres et transparentes. Les modalités et les conditions de participation comme électeurs ou candidats sont définies par des commissions électorales créées par le pouvoir exécutif sur la base d’un large consensus des acteurs politiques, en priorité les partis politiques auxquels devraient se joindre la société civile composée des  syndicats, des associations des droits humains, des associations des jeunes, des associations féminines,  des chefs traditionnels, des chefs religieux etc. selon les réalités politiques, sociales et sociologiques de chaque pays.

Dans une démocratie, les partis politiques ont pour objectif la conquête du pouvoir. Pour cela, ils travaillent en amont pour réussir à présenter aux électeurs un projet de société vendable. Les électeurs sont exactement comme des acheteurs qui vont au marché à la quête d’un article de qualité vendu au prix convenable.

Les électeurs sont loin d’être dupes pour gober tous les balivernes des hommes politiques qui leur promettent lors des campagnes électorales, monts et merveilles mais dès qu’ils sont élus, oublient toutes les promesses, et font  de fois, exactement le contraire ou alors confrontés, à la dure réalité du terrain, ils se voient obliger de revoir à la baisse leurs ambitions au point de frustrer voire de décevoir sinon de trahir leur électorat.

Mais la question posée dès le départ, reste entière et ne trouve pas encore de réponse. Il s’agit de comprendre à quoi servent les élections ?

La réponse à cette question d’apparence simple mérite qu’on y réfléchisse bien avant de formuler des réponses qui risquent de ne pas satisfaire tout le monde d’autant que les attentes peuvent être diverses et nombreuses.

A priori, les élections servent d’abord aux citoyens d’exercer un devoir civique, c’est une forme d’expression populaire pour choisir soit leur représentant, par exemple aux présidentielles, soit donner leur accord ou non sur un sujet donné par exemple au référendum.

De ce qui précède, sans risque de nous tromper, toute élection est un enjeu considérable qui mobilise à la fois les moyens humains, matériels, financiers, techniques et logistiques dans un seul et unique but : faire élire le candidat de leur choix ou donner leur avis sur une proposition soumise au vote populaire. C’est donc un combat d’idée qui devrait se faire dans les normes établies par l’autorité qui en a la charge. Il s’agit donc de la commission nationale électorale, ou le ministère de l’intérieur comme en France.

Les attaques personnelles de bas étage sont en principe à éviter mais les candidats se livrent parfois à des attaques virulentes espérant déstabiliser leur adversaire ou lui faire perdre son sang froid et finalement réussir à le présenter aux yeux des électeurs comme un candidat peu crédible. Mais cette stratégie s’avère périlleuse et même contre productive pour son auteur.

Le cas le plus récent est celui du Président du Modem, François Bayrou qui, lors d’un débat des Européennes 2009, l’opposant au  chef de file  d’Europe écologie, Daniel Cohn-Bendit,  au lieu de parler d’Europe s’est laissé aller dans des attaques personnelles qui ont fini par se retourner contre lui. Puisqu’il a payé cash cette maladresse politique en se faisant distancer de 8 points par la liste Europe Ecologie alors qu’avant ce fameux débat, tous les sondages place son parti devant le regroupement de Cohn-Bendit.

Venons en plutôt au côté tragique que peuvent engendrer les élections dont les résultats sont contestés par l’une des parties en présence. Ce ne sont pas les exemples qui manquent pour illustrer ce propos.

C’est plutôt et malheureusement en Afrique que l’on rencontre beaucoup ces genres des situations lors des élections présidentielles. La bagarre des candidats pendant la campagne se prolonge jusqu’à la proclamation des résultats qui sont presque dans  tous les cas remise en cause par la partie adverse. Et cette dernière, c’est souvent le camp du candidat de l’opposition qui doit faire face au candidat sortant.

 En Afrique, tout le monde sait les avantages qu’en tire le candidat sortant, c’est-à-dire le Présidant  candidat à sa propre succession. Il dispose de tous les moyens logistiques, humains et techniques de l’appareil de l’Etat, il place ses hommes de main dans la commission électorale et le conseil constitutionnel, organes essentiels de pilotage et de gestion des élections. Les forces de l’ordre sont à la botte du pouvoir en place qu’incarne le président sortant. Alors quelque soit la régularité, la transparence des élections au final, le président sortant arrive généralement en tête à part des cas rarissime.

Suivant un scénario soigneusement mis en place, soit ils le font gagner haut la main dès le 1er tour avec une majorité écrasante pour humilier les autres candidats, soit il se fait  accompagner, au second tour, du candidat arrivé en seconde position. Bien entendu, ce dernier n’est qu’un faire falloir pour légitimer une parodie de second tour.

Dans ces conditions, comment espérer qu’une alternance soit possible ? Les candidats de l’opposition qui font remonter les résultats lors des dépouillements des urnes par leurs délégués de bureaux de vote, ne cachent pas leur surprise quant au décalage entre les chiffres qui leur sont communiqués et les résultats finaux.

Des officines occidentales  spécialisées dans ce domaine sont à la base de tripatouillages qui vous laissent de nu au jour des proclamations des résultats. Sachant par avance les résultats, le pouvoir prend toutes les dispositions policières pour mater les éventuelles manifestations de contestation d’où les heurts  parfois violents et sanglants comme au Kenya, au Cameroun et au Tchad pour ne citer que ceux là.

Les réactions de l’Union européenne ou des pays qui la compose n’ont jamais été à la hauteur des fraudes massives et flagrantes, des répressions sanglantes dont sont victimes les paisibles populations. Les condamnations de principe passées, les européens renouent allégrement leurs relations avec le pouvoir quasi illégitime comme si de rien n’était passé et aux prochaines élections on recommence la même grimace.

La pluie des protestations des autorités européennes, à la suite des résultats controversés des récentes élections en Iran révèle simplement l’intelligence à tenir un langage de mensonge à géométrie variable, feignant d’être fermes avec les uns et très accommodants voire complices avec les autres. C’est exactement comme un juge qui condamne deux accusés ayant commis le même délit à des peines différentes.  

                                       

 

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NGONEDER 18/06/2009 10:17

CHOUKRANE QUE LE TOUT PUISSANT SOIT AVEC TOI INCHALLA