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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Il est à noter que la mort d’une personne âgée est aussi la mort d’une sagesse quelconque et en politique on dira que c’est un dossier d’une époque donnée et précise qui se ferme. Un écrivain africain n’a-t-il pas déclaré à ce sujet que si un vieux africain meurt c’est une bibliothèque qui se consume. C’est exactement  avec la mort  d'ex-président tchadien le général Félix Malloum décédé à Paris le vendredi 12 juin 2009 dans un Hôpital américain  de Neuilly à Paris en France suite d’un arrêt cardiaque.

Sa mort est  un moment difficile pour ses enfants, ses proches et ensuite pour la population dont il  a gouverné de 1975 à 1979 avant d’être chasser du pouvoir par l’exilé Habré. La mort est un élément de la vie et tout le monde passera pas là. Nulle ne peut s’échapper. Mais de cette mort nous tirons quelques éléments fondamentaux qui touchent directement l’histoire du Tchad. Le général Félix Malloum meurt en laissant le Tchad dans l’incertitude totale et dans une paix très fragile, un pays plongé dans un chaos économique le plus choquant de l’histoire de cette partie d’Afrique centrale.

Malloum disparaît au moment où on  a besoin de lui pour une démarche vers la paix entre les différentes factions des rebelles qui ont comme basse arrière le Soudan. Enfin Malloum tourne définitivement son regard au peuple tchadien au moment  où on a besoin de lui pour convaincre Deby qui fragilise l’unité du Tchad en privilégiant son groupe ethnique et tous ceux qui partagent copieusement les gâteaux de la République avec lui.

Bref, Malloum laisse un pays dont il ne reverra plus dans un écran politique le plus sombre de son histoire. C’est une conclusion de regret  que nous tirons dans la mesure où il faut vraiment des gens très sérieux pour se pencher  sur des  questions de la paix au Tchad afin de trouver des solutions adéquates à toutes ces difficultés dont le peuple Tchadien fait face depuis plus d’une quarantaine d’années.

Quelle sera la réaction de Deby face à la mort de Félix Malloum dont il est l’acteur principal de son retour au bercail après 23 ans d’absence ? Qu’a-t-il pu faire avec Malloum dans son vivant pour le futur du Tchad ? La question de la paix est un élément fondamental aujourd’hui dans un monde où les plus grands pays s’enrichissent d’avantages sans se tourner en arrière vers les pays pauvres dont leur développement respectif est bloqué par des conflits militaires et politiques.

Ensuite, la mort de Malloum nous provoque une autre réflexion sur la question des mémoires des hommes politiques ayant marqués le  plus leurs pays et qui meurent sans laisser des traces écrites. Qu’est-ce que Malloum a laissé comme écrits pour permettre aux Tchadiens de pouvoir s’inspirer afin de résoudre des questions politiques, économiques, sociales ou d’autres ? N’Garta François Tombalbaye est mort sans qu’on ne parle d’un mémoire retraçant la vie politique et surtout l’époque où il a gouverné en tant que chef d’état ? Ceci est valable pour Goukouni Weddey et pour Hissen Habré ayant respectivement gouvernés le Tchad dans des époques troubles.

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