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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara


Mpolo Mambu, connu sous le nom d’artiste Bibicha, le grand Kadia. Vous êtes artiste chanteur Congolais  de Kinshasa, auteur compositeur, interprète.  Vous résidez à Toulouse dans la Haute-Garonne depuis plus de quinze ans. Vous êtes l’auteur de deux albums  en CD «  le championnat musical » sorti en 2006 et « seul contre tous » en 2008.  Vous êtes entrain de se battre pour la sortie  d’un troisième album  en CD DVD qui sortira d’après vous, d’ici la fin de l’année 2009.  



 -Pourriez-vous nous décrire brièvement le chemin qui  vous a conduit à l’artiste chanteur que êtes aujourd'hui?
- Mp.M.:
Je suis entré dans la musique grâce à l’appui de mes amis.  Car dès mon jeune âge, je me promenais avec des grands artistes africains et surtout des musiciens chanteurs professionnels. En tant que footballeur, j’avais toujours eu des amis musiciens et surtout j’étais avec le groupe musical Zaiko Langa-Langa dans les années 70-80. J’ai travaillé successivement  avec Gnoka Longo, Likinga, Bozi-boziana. A cette époque, nous venions déjà faire des concerts en Europe. C’est ainsi que j’ai eu le goût de faire la musique.  C’est à partir de 90 que j’ai commencé à faire ma propre musique en solo à Toulouse. J’étais même aux antilles, car j’ai accompagné Orlice Mabélé. J’ai chanté avec lui dans une grande soirée. J’ai commencé à écrire mes chansons et à me battre pour les enregistrer.
Quels thèmes abordez-vous dans vos chansons ?
-Mp.M. : Je parle beaucoup des gens qui ont perdu leurs parents. Puisque J’ai perdu moi-même les miens, mes frères et sœurs. Je garde toujours en moi  cette tristesse dans le cœur. Voilà pourquoi je chante la tristesse et l’amour. La mort fait partie de la vie, c’est le chemin de tout le monde. Dans mon album championnat musical, je chante l’ardeur au travail, les efforts  fournis pour réussir comme dans ma carrière musicale ou comme dans la réussite des équipes de football. Par contre dans mon album « seul contre tous », j’attire l’attention des artistes qui veulent évoluer tout seul. C’est très difficile de travailler seul dans le domaine de la musique. L’artiste a besoin des autres, des fans qui l’admirent et des producteurs. Je cherche toujours un producteur qui pourrait me soutenir dans la vente de mes albums
-Quels  genres de musique congolaise produisez-vous ?
-Mp.M. : Je fais la rumba congolaise. Je fais la rythmique accéléré de la musique congolaise.
-
Pour quelles raisons êtes-vous amené à faire ce choix ?
-Mp.M. : D’abord je suis congolais de la  RDC. Je suis donc obligé de m’adapter à un rythme qui attire plus des gens dans les milieux africains.
-Vous ne vous êtes pas identifié à un ancien artiste congolais ?
--Mp.M. Comme j’ai grandi dans la musique congolaise, je  peux citer l’influence sur moi de Zaïko langa-langa. Par ailleurs dans mes chansons, je rends hommage à Taboulé (Rochereau  malade en Belgique), au vieux Kalé  mort il y a très longtemps.
-Vous nous parlez de la sortie de votre troisième album DVD et CD pour la fin de cette année. Dites-nous ce que vous êtes en train d’entreprendre pour que cela se passe sans difficultés ?

--Mp.M. : Déjà, j’ai beaucoup de contacts,des fans et ils ont compris qui suis-je. En fait, ils savent maintenant que je suis un artiste courageux. J’ai besoin des producteurs qui puissent m’aider à enregistrer mes disques.

 -Quel projet avez-vous pour la jeunesse africaine et congolaise en particulier ?

-Mp.M. : Sur le plan musical, il faut que les jeunes travaillent beaucoup et c’est important. L’argent ne vient qu’après un sérieux travail bien accompli. Lorsqu’un jour, je rentrerais au pays, je monterai mon groupe et cela pourrait profiter à la jeunesse africaine et congolaise en particulier.
-Quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant qu’artiste africain à Toulouse ?
-Mp.M. : Franchement, les difficultés que je rencontre à Toulouse sont d’ordre relationnel à savoir l’hypocrisie des gens qui font semblant de vous aimer, de vous encourager, mais en réalité ils se moquent derrière vous. Malgré tout cela, nous restons attachés à tous ceux qui  côtoient les  artistes africains comme moi, à l’exemple de ma fille Elza. S’agissant de mes albums, je les ai  distribués partout dans le monde, notamment en Afrique, à Paris, en Belgique et à Londres voire même à Toulouse. Des gens en ont même achetés. Je les remercie  infiniment.
-Quel est votre dernier mot ?

 -Mp.M. : Je prie Dieu qu’il puisse me donner la force, la chance afin que mes projets se réalisent.

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