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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 Si le rêve du Pasteur Martin Luther King s’est réalisé suite à d’innombrables années de lutte et de sacrifices inimaginables résultant des violences où des milliers des noirs trouvèrent la mort, cet extraordinaire combat des noirs pour la liberté et l’égalité en Amérique c’est aussi  une belle leçon de non-violence qui  a  étonné même les  racistes blancs. Ce n’est pas parce que les Américains blancs ont été vaincus, mais c’est aussi parce qu’il y avait progressivement eu des blancs qui ont très vite  compris  qu’ils ne pourront pas du tout construire leur grand territoire seuls.

C’est une erreur de vouloir  considérer l’être noir comme  un « bon à rien » ou simplement un  esclave à vie des américains blancs.  Il est impératif de voir le noir comme son égal et non comme un sous-homme. C’est la seule raison qui a triomphé sur les pensées nuisibles et purement égoïstes des américains blancs. Les religieux vous diront que Dieu a exaucé les prières des justes  qui ne demandaient que la paix  et l’égalité aux Etats-Unis et c’est ainsi que les flammes de la liberté, d’égalité et du respect de l’homme tout court et des noirs se sont allumées dans l’ensemble du territoire américain là où ces deux races partagent la vie ensemble. Et les choses sont devenues plus réelles quand Barack Obama Hussein, un noir, de mère américaine blanche et de père kenyan  a accédé aux fonctions les plus hautes de présidence des Etats-Unis. Que d’émotions sur le visage des milliers d’américains, le jour de l’investiture de Barack Obama comme 44ème Président des Etats-Unis Du coup, c’est la page sombre de l’histoire de ce formidable pays qui se ferme à jamais laissant place à une nouvelle ère de paix et de cohabitation pacifique dans une Amérique multiculturelle.

 

Et pourquoi le rêve américain n’est-il pas possible dans un pays comme le Tchad, déchiré  par de longues années des conflits armés fratricides ? S’il peut encore exister des rêveurs comme le Pasteur Martin Luther King dans ce pays, ce sont toujours des gens qui ne rêvent que devenir Président de la République pour un groupe ethnique au détriment des autres ethnies.   Dans les années 60,  N’Garta François Tombalbaye avait certainement rêvé de devenir le tout premier président tchadien juste aux lendemains des indépendances pour récolter les prémices  des ressources naturelles et des aides financières des pays amis pour tenir débout la toute jeune république du Tchad. Son rêve devint réalité en battant ses adversaires entre autres Gabriel Lisette qu’il traita d’étranger et le poussa à l’exil.

 

Celui-ci de nationalité française, fils d’anciens esclaves des blancs et ayant donc gardé soigneusement sa seconde nationalité, décida de rentrer en France. Il occupa alors le poste de   ministre conseiller du gouvernement Michel Debré, il assuma d’autres fonctions avant de mourir dans sa terre natale aux Antilles. François Tombalbaye gouverna dans un premier temps pour tous les Tchadiens sans distinction, avant de privilégier seulement  les Sudistes infligeant sans cesse, en revanche un traitement ridicule à l’égard des « nordistes Doum »  ou  « musulmans » tout en sachant que tous les habitants situés au nord du Chari-Baguirmi n’étaient pas tous des musulmans à l’exemple des  chrétiens du Guéra, d’Abéché. Là n’est pas notre débat. Nous y reviendrons plus tard.


Tombalbaye fut assassiné lors d’un coup d’Etat militaire, le 13 avril 1973. Les militaires putschistes portent alors le Général Félix à la tête du pays et en devient Président. Le rêve de cet homme  l’amène au pouvoir. Comme son prédécesseur, il fit preuve d’une gestion impartiale des affaires de l’Etat dans un premier temps, avant de donner la primauté à son  groupe ethnique Sara et en particulier le clan Mbaye. Les nordistes tchadiens étaient systématiquement lésés ou écartés des postes stratégiques.  Du Président Malloum à Idriss Deby en passant par Lol Mahamat Choua, Goukouni Weddeye et Hissein Habré, les méthodes de gouvernance du pays ont toujours fait la pare belle au groupe ethnique auquel ils appartiennent. Toujours plus de privilèges à leur groupe ethnique qu’à d’autres Tchadiens.  
Les régimes les plus répressifs et barbes sont incontestablement ceux de Hissein Habré et d’Idriss Deby. Habré comme Idriss ont autant tués des milliers Tchadiens, en particuliers  des hauts cadres militaires et civils pour des intérêts bassement égoïstes. Hissein Habré est parti parce que c’était sûrement la fin de son rêve laissant derrière lui  des centaines des milliers  d’orphelins et des veuves sans perspective de vie familiale digne. Il a gâché leur avenir en tuant aux uns leurs parents et aux autres leurs époux. Mais hélas, ce n’est qu’un cynique et sadique crime, mais rien d’autre. Et le régime actuel de Deby a le même plan sanguinaire que celui de Habré sinon pire.  S’il faut faire la comparaison entre les crimes d’Habré et ceux de Deby, on dira sans risque de se tromper  qu’il dépasse largement en nombre de victimes et en cruauté son maître Hissein Habré. C’est le cas par exemple de l’assassinat odieux du docteur
Ibni  Oumar Mahamat Saleh ou de centaines des rebelles capturés et exécutés sur les champs. Tout cela a pour seul objectif  de conserver  éternellement le pouvoir.

 
Que nous réserve l’après Deby ? Nul ne peut répondre à une telle question. Car les différentes factions rebelles qui se battent pour chasser Deby du pouvoir rêvent  de parvenir à la tête de l’Etat tchadien pour son clan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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