Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 
"Tu es poussière et tu retourneras poussière", dit un verset de la Bible. Le langage populaire d'Afrique le résume en trois mots. " A chacun son tour chez le coiffeur". Ces deux phrases sont certes simples pour beaucoup de personnes, mais elles sont très importantes et significatives pour un bon nombre des gens qui leur accordent l'attention.

Des phrases qui sonnent encore très forts dans les oreilles des  Gabonais frappés par le décès inattendu de leur Président de la République, Omar Bongo Ondimba 73 ans, après presque 42ans de pouvoir sans partage. Selon des sources de bonne foi, il est mort d'un cancer des instestins dans un Hôpital privé à Barcelone en Espagne. D'après des sources hospitalières provenant du Gabon, le Président Bongo souffrait de sa maladie depuis plus de dix ans malgré une bonne surveillance médicale.

Le Président Gabonais accède au pouvoir le 2 décembre 1967 à la suite du décès du Président Léon Mba. Cette longivité à la tête de l'Etat gabonais lui confère le titre de  doyen  des Chefs d'Etat africains. Selon la déclaration de son chef de cabinet, destabilisé moralement par le décès de son épouse,  il y a deux mois, Bongo n'avait plus exercé ses activités politiques comme il l'avait fait auparavant. Le Gabon referme  définitivement la page du régime contesté et contestable de "Papa Bongo" qui laisse orphelin tout un peuple sans avoir véritablement préparer sa succession en douceur.

On est en droit de se poser  une série de questions : "Que deviendra le Gabon, ce beau et prospère pays d'Afrique Centrale?  Qui va lui succèder ? Les Gabonais feront-ils preuve de  sagesse pour éviter les querelles politiques violentes comme au Tchad, au Soudan,  ou en Somalie etc? Que sera le rôle de la France politique pour la désignation d'un Président de transition et qui permettra surtout à ce peuple d'organiser une élection démocratique? 

Mais pour le moment le regard des Gabonais est encore tourné vers l'Europe là où se repose provisoirement le corps sans vie de celui  qui a été presque un "dieu" pour bon nombre des personnes, voire pour certains de ces pairs  de la sous-région.  Que dira Deby, cet homme qui s'accroche encore au pouvoir comme une puce sur le dos d'un animal? Sera-t-il bouleversé ou  saura-t-il rester stoïque face à une mort qui pèse sur  la tête de tout être humain comme une épée de Damoclès?  L'heure est grave pour toute l'Afrique et quelque soit la politique menée par ce Président, nous tenons à présenter  nos condoléances attristées à Pascaline et à Ali Ben, les enfants du défunt Bongo, lequels enfants qui commencent déjà à se poser des questions sur l'avenir de leur pays et sur leur propre avenir. La guerre de succession fera rage entre les deux jusquà ce que l'un d'eux parvienne par des manoeuvres saines ou malsaines à mettre hors du jeu l'autre en s'offrant le poste convoité de la Présidence gabonaise à moins que les réalités politiques nous surprennent autrement.

 Ce n'est pas encore le  moment de poser une telle question dans la mesure où l'Africain a sa façon de considérer les morts, dont certains aiment dire " que les morts ne sont pas morts, mais ils sont quelque part dans un endroit que nous ne connaissons pas. Mais eux, les morts suivent tout ce que nous faisons et guident nos pas à travers des signes invisibles". Souhaitons que l'esprit de Bongo mort, fasse descendre dans le coeur de chaque Gabonais, une patience et un respect de l'autre et surtout une maîtrise de soi et de paix.
 
Nous voulons accompagner fée Bongo par cette formule consacrée d'un pays africain : Paix à son âme et que la terre lui soit légère"

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article