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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                      Déli Sainzoumi Nestor Journal Eclairages

En ce début de (06) novembre 2021, un cas de suicide constaté et relayé par les médias locaux en ligne et reprit par les médias internationaux. C’est le cas du horrible décès-suicide d’un adolescent survenu à Walia dans le 9ème arrondissement de la capitale tchadienne. Ce drame, de loin, semble ne concerner que la famille proche de cette énième victime. Et pourtant ! En août 2021, Alladoum Ngarhoulem en parlait déjà sur sa page Facebook : « Je constate et j’exprime avec regret : inquiétude sur un phénomène tragique qui prend de l’ampleur depuis quelques semaines dans différents coins du Tchad. Il s’agit de la mort par suicide des personnes (sexe confondu) en majorité jeunes. A écouter les témoignages des uns et des autres, les motifs apparents sont pour le moins anodins, alors qu’il s’agit des vies humaines ». Jean-Bosco Manga a su décrire l’indifférence de nos autorités face au suicide : « Les GMIP sont là : ils attendent que si tu sautes (suicide) et tu meurs, on appelle l’ambulance pour ramasser ton corps et aller déposer à la morgue…Mais si tu sors vivant (d’une tentative de suicide), les coups de cross, de chicottes et de matraques bien dosés vont envoyer ton reste pour deux semaines à la réanimation pour Trouble à l’ordre public ».

En effet, au Tchad, il est patent de constater qu’il n’y a pas de service chargé du recensement des suicides et/ou tentatives, il y a une Absence notoire d’études des cas. Pourtant c’est un phénomène réel qui devrait attirer l’attention du pouvoir central, à défaut des psychologues, des pédopsychologues et des psychosociologues qui pourraient faire l’analyse de la situation et nous relever les facteurs déterminants. A défaut des psychiatres et des psychothérapeutes pour des tentatives de soin. Aucune sortie officielle du Ministre de la santé et de la solidarité nationale. Même le tonitruant Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah, fait le mort. Ce phénomène de suicide qui relève des faits divers doit avoir certainement une corrélation avec la gestion actuelle du pouvoir CMT marquée par l’exclusion de la jeunesse (la vraie jeunesse et non pas celle à l’esprit endoctriné), la gestion calamiteuse de la pandémie du Covid-19 et surtout la situation sociale et la détérioration de la situation économique des familles tchadiennes. Ne pensez pas que la distribution des postes de responsabilité à coup de décrets peut résoudre les problèmes de la base.

Le suicide intervient là où la religion et le politique n’ont pu donner des réponses satisfaisantes. La longue réunion du Comité interministériel de Gestion du Covid 19, ce 08 novembre 2021, soldée par « l’obligation du port de masque dans tous les lieux de rassemblement fermés et dans les transports commun » n’a pas pris en compte cette situation, pourtant réelle. Alors qu’au Tchad, on ne meurt pas de Coronavirus, mais de traumatismes de toute sorte. Cette tendance haussière des cas, ces derniers temps, devrait interpeller nos autorités qui ne pensent qu’aux stratégies internes à développer pour se maintenir au pouvoir. Les rumeurs sur la création tous azimuts des partis politiques en sont des preuves. Nos dirigeants se pactisent et font des concessions en vue d’aller à une pseudo-élection présidentielle pour la succession directe au Maréchal du Tchad. Une lutte qui commencerait bientôt sans la vraie opposition démocratie qui s’est déjà invitée à la mangeoire. Que nos autorités sachent que ceux qui se suicident viennent de la population vulnérable. Si rien n’est fait pour s’attaquer aux facteurs de risques de suicide, ceux qui ont des idées noires dans la tête s’en prendront aux autorités de la transition (CMT) qui finiraient par faire les frais. On appelle cela : le transfert des gestes suicidaires. Qu’on le sache, les troubles psychologiques qui s’observent dans nos quartiers, villes et villages sont les conséquences de la mal gouvernance. Car cette période de recréation (appelée politiquement période de transition) est une période marquée par des injustices sociales aux conséquences économiques et financières énormes. Comme l’a constaté un jeune soldat allemand dans le livre de Erich Maria Remarque “A l’Ouest rien de nouveau de nouveau’’, la guerre profite à beaucoup. De même, la période de la transition du Tchad est une aubaine pour beaucoup de Races, de Familles politiques. Que dis-je, cette période laissera sur le carreau beaucoup de jeunes qui mourront par suicide. A commencer par ces milliers de bacheliers, de diplômés qui ne peuvent que se rouler les pouces, dans ce pays où l’injustice est érigée en règle absolue.

Collaboration Journal Eclairages/Regards d’Africains de France

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