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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Voici tout ce qu’il faut savoir dans un article publié depuis le mercredi 29 septembre 2021 par la RTBF.Ainsi commence le reportage lui-même. Vous luttez contre le gaspillage ou bien vous essayez de faire des économies ? De nombreux magasins d’alimentation proposent des offres pour liquider les aliments qui approchent la date de péremption. Est-ce mangeable ? Doit-on se méfier ? Que faut-il savoir à ce sujet ?Tout d'abord, sachez qu'une date de péremption ne signifie pas qu’un produit est impropre à la consommation. Mais à quoi servent donc ces fameuses dates de péremption qui figurent sur les emballages des produits alimentaires périssables ?Selon Nicholas Courant, porte-parole de la Fevia (Fédération de l'industrie alimentaire belge), ces dates de péremption peuvent indiquer que certains produits sont périssables et donc sont « mauvais » pour la santé. D'autres notifications représentent plutôt une garantie de qualité.Il souligne également qu'il existe une différence majeure entre « à consommer de préférence avant le… » qui est la date de durabilité minimale (DDM) et le « à consommer jusqu’au », qui est la date limite de consommation (DLC). Et c’est là qu’une étude menée par Too Good To Go révèle que 75% des Belges ne connaissent pas la différence entre ces deux mentions.

Dans le premier cas expliquent la Rédaction de la RTBF dans un français très simple à comprendre, la DDM ou la mention « à consommer de préférence avant le… » garantit que les aliments seront d’une qualité irréprochable jusqu’à la date indiquée mais qu’ils pourront encore être consommés après cette date, à condition d’être conservés dans de bonnes conditions et que leur emballage ne soit pas endommagé sans risque pour la santé de l’individu.La deuxième mention, la DLC ou plus précisément la mention « à consommer jusqu’au » signifie que le produit doit être consommé avant une date fixée. Au-delà de celle-ci, le produit peut comporter des risques pour la santé. On parle des produits frais hautement périssables comme les plats préparés, les légumes prédécoupés, la viande ou encore le poisson. Il ne faut donc pas consommer l’aliment une fois la date de péremption dépassée.Toutefois, certains aliments peuvent se conserver longtemps…voire très longtemps.La liste des aliments non-périssables ou presque est longue et la confusion entre ces dates conduit inévitablement au gaspillage alimentaire car 1 personne sur 3, d’après l’étude Too Good to go, jette de la nourriture parce que sa date de péremption est dépassée.D'ailleurs, l'an dernier, Test Achat avait déjà signalé qu'1/3 de la production mondiale de nourriture est gaspillée. « Cela équivaut à jeter, chaque année, 1,3 billions d'euros par les fenêtres. Sans compter l'énorme impact sur l'environnement. En effet, produire des aliments, les transformer, les emballer et les acheminer jusqu’au consommateur nécessitent de nombreuses ressources et consomment de l’énergie. Un simple steak de 200g que l’on jette à la poubelle, c’est environ 3200 litres d’eau gaspillés. Et ce gaspillage ne cesse d'augmenter », on peut lire sur leur site internet.

Toujours d'après Test Achat s’appuient nos confrères de la RTBF, au total, environ 345kg de nourriture sont gaspillés annuellement par personne, en Belgique. Une grande partie est composée d'aliments qui ne parviennent même pas jusqu'à vous. C'est ce constat qui a amené Too Good To Go, en collaboration avec 14 marques et avec le soutien de Test Achats et de l’AFSCA, à lancer un pictogramme pour éviter au maximum le gaspillage des produits avec une date de durabilité minimale. Ce pictogramme est destiné à préciser la date de durabilité minimale  « à consommer de préférence avant le " applicable aux produits comme les pâtes (sèches), les biscuits secs, les conserves, le lait, le chocolat, etc. La qualité optimale du produit est garantie jusqu'à cette date, mais il est souvent encore bon après. Pour le savoir, il faut observer, sentir, et goûter ! « Le logo créé en collaboration avec l’AFSCA et Too Good to Go, permet de repérer facilement les produits qu’un consommateur peut éventuellement manger après la fin de la date de péremption indiqué sur l’emballage », explique Helène Bonte, porte-parole de FAVV, l’AFSCA flamande.La FEVIA soutient également l’action et rappelle à nouvelle fois aux consommateurs qu’il est important de vérifier la qualité du produit à travers nos sens. L’odeur, le goût, la texture ou encore la couleur sont des signes qui ne trompent pas et si aucun des paramètres cités ne vous alerte, pas d’inquiétude c’est qu’il s’agit bien d’un produit « de préférence à consommer avant » qui est totalement consommable. C’est dans ce cas de figure-ci que la mention représente la garantie de qualité. « La lutte contre le gaspillage alimentaire est au centre des préoccupations de Test Achats depuis des années. Il ressort d’une enquête que nous avons menée en 2020 que près de 70% des consommateurs jugent que des logos seraient plus clairs que du texte pour comprendre la différence entre les dates « A consommer jusqu’au… » et « A consommer de préférence avant le… ». C’est la raison pour laquelle nous soutenons la campagne de Too Good To Go qui est un pas dans la bonne direction » déclare Julie Frère, porte-parole de Test Achats.Avis partagé du côté de la Fevia. Si cette action peut permettre d’éviter le gaspillage alimentaire, « c’est une bonne idée et elle applaudit les démarches ». Toutefois la Fédération de l’industrie alimentaire belge rappelle aux consommateurs de faire attention aux types de péremptions et de surtout, faire appel à ses sens pour éviter d’avoir une mauvaise surprise.

Ahmat Zéïdane Bichara

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