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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le retrait précipité des troupes américaines d’Afghanistan il y a à peine deux mois, n’en finit pas de secouer la haute sphère de la politique de la première puissance mondiale. Citant l’agence Belga, notre confrère belge RTBF a rapporté dans un article publié le mardi 28 septembre, une information selon laquelle le Pentagone reconnaît avoir manqué de jugement à propos de l’armée afghane, devant le Sénat américain. Le chef d’état-major de l’armée des Etats-Unis, le général Mark Milley, et le chef du commandement central américain (Centcom), le général Kenneth McKenzie, ont avoué publiquement pour la première fois avoir conseillé à Joe Biden de maintenir 2 500 soldats en Afghanistan pour éviter un effondrement du régime de Kaboul, en s’expliquant devant les élus du Sénat sur la fin chaotique de cette guerre. Toutefois, ils assument avoir sous-estimé la démoralisation de l’armée afghane, dont l’effondrement dans les derniers jours du retrait des forces étrangères de Kaboul a permis la victoire fulgurante des Talibans après 20 ans de présence militaire en Afghanistan.

Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a donné sa version de faits sur la fin chaotique de la guerre en Afghanistan, en reconnaissant que « Nous avons bâti un Etat mais nous n’avons pas pu créer une nation ». « Le fait que l’armée afghane, que nous avons formée avec nos partenaires, se soit effondrée souvent sans tirer une balle nous a tous pris par surprise », a confié M. Austin. « Ce serait malhonnête de dire le contraire ». Il va plus loin en dénonçant l’aveuglement des autorités américaines face aux partenaires afghans. « Nous n’avons pas réalisé le niveau de corruption et l’incompétence de leurs officiers de haut rang, nous n’avons pas mesuré les dommages causés par les changements fréquents et inexpliqués décidés par le président Ashraf Ghani au sein du commandement, nous n’avons pas prévu l’effet boule de neige des accords passés par les talibans avec quatre commandants locaux après l’accord de Doha, ni le fait que l’accord de Doha avait démoralisé l’armée afghane », a-t-il déploré. Un accord historique avec les Talibans a été signé le 29 février 2020 à Doha au Qatar. Celui-ci prévoyait le retrait de tous les soldats étrangers avant le 1er mai 2021, en échange de garanties sécuritaires et de l’ouverture de négociations directes inédites entre les insurgés et les autorités de Kaboul.Joe Biden a hérité d’un dossier ficelé par son prédécesseur Donald Trump. Après plusieurs mois de réflexion, le président américain a choisi d’appliquer à lettre cet accord, tout en modifiant uniquement la date limite du retrait au 31 août.

Moussa S. Yowanga

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