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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Pendant que les relations franco-africaines sont constamment remises en cause ces dernières années, la Chine intensifie à coup de dons et prêts colossaux, son implantation en Afrique et ailleurs. L’AFP a dévoilé le mercredi 29 septembre, une étude de AidData, l’Institut de recherche de l’université William et Mary, dans laquelle le niveau d’endettement de 45 pays à revenus faible ou intermédiaire vis-à-vis de la Chine est désormais supérieur à 10% de leur PIB national. L’ambition de ce prestigieux institut est de rendre le financement du développement plus transparent. Tel n’est pas souvent le cas avec la montée en puissance de l’empire chinois à travers ses relations multiformes avec les Etats des pays en voie de développement. Le colossal programme chinois  d'infrastructures des « Nouvelles routes de la soie » en est l’illustration la plus palpable car celui-ci oppresse les pays en développement avec une « dette cachée » de 330 milliards d'euros, affirme mercredi un rapport américain. Selon le rapport, des accords « opaques » passés entre des banques ou des entreprises d'État chinoises avec des pays en développement condamnent des dizaines d'entre eux sous le poids de dettes, qui n'apparaissent pas dans leurs bilans.

La nouvelle « ceinture économique de la Route de la soie » a été lancée par le président Xi Jinping à l’automne 2013, et fait partie des priorités définies par le gouvernement chinois pour les années à venir. Il s’agit en fait pour Pékin de répondre à des priorités nationales et de servir principalement les intérêts économiques, politiques et stratégiques chinois. Les accords entre la Chine et les pays en développement couvrent une diversité de réalisations : construction des routes, des ponts, des ports, des stades et même des hôpitaux. Pékin a dépensé en moyenne 85,4 milliards de dollars par an pendant les cinq premières années de l'initiative, bien plus que les États-Unis sur cette période (37 milliards), note l'étude. Ces investissements ont été effectués dans plusieurs pays, notamment d'Afrique et d'Asie. 

Près de 70% de ce financement a été prêté à des banques d'État ou à des coentreprises entre des entreprises chinoises et des partenaires locaux, dans des Nations qui étaient déjà très endettées envers Pékin, déclare à l'AFP Brad Parks, directeur exécutif d'AidData. « De nombreux gouvernements pauvres ne pouvant plus se permettre d'autres prêts », la Chine « a fait preuve d'imagination », estime M. Parks.  Ce dernier estime que des prêts étaient ainsi accordés à une « constellation d'acteurs autres que les gouvernements centraux", mais ces emprunts étaient assortis d'une clause obligeant les gouvernements à rembourser si le signataire n'était pas en mesure de le faire. Par ailleurs, « Les gouvernements eux-mêmes ne connaissent pas aujourd'hui l'exact montant qu'ils doivent à la Chine », déplore  M. Parks.Selon AidData, cette « dette cachée » s'élèverait  à 385 milliards de dollars (330 milliards d'euros). « De nombreux dirigeants étrangers, qui étaient à l'origine impatients de sauter dans le train des Nouvelles routes de la soie, suspendent voire annulent désormais des projets d'infrastructure chinois en raison de craintes quant à la viabilité de la dette », souligne Brad Parks.Ce rapport a été révélé tandis que  les Etats-Unis et leurs alliés  ont annoncé, à peine trois mois, au cours du sommet du G7 une initiative concurrente baptisée Build Back Better (« Reconstruire le monde en mieux »).

Moussa S. Yowanga

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