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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La junte birmane au pouvoir a procédé à plus d’une centaine d’arrestations d’opposants au coup d’Etat militaire de février, à en croire une ONG locale recensant les arrestations et homicides en Birmanie. Selon l’agence Belga citée par la RTBF ce jour vendredi 22 octobre, les personnes arrêtées avaient récemment recouvré leur liberté dans le cadre d’une loi d’amnistie promulguée par le pouvoir. Ce pays asiatique traverse une situation chaotique depuis le putsch militaire. La junte militaire a violemment réprimé le soulèvement populaire, faisant plus de 1100 personnes tuées et 8000 arrêtées, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP).A l’occasion de la fête bouddhiste de Thadingyut, l’armée au pouvoir a annoncé lundi, la libération de 5636 personnes arrêtées lors des manifestations massives ayant secoué le pays après le putsch, suscitant un attroupement des familles anxieuses et impatientes de retrouver leurs proches devant les prisons. Le nombre exact de personnes libérées dans le pays est difficile à vérifier, étant donné que la majorité d’entre elles a été libérée seulement après avoir signé des documents dans lesquels ils s’engagent à ne plus enfreindre la loi. Au moins 110 personnes libérées ont depuis été arrêtées à nouveau, selon l’AAPP.

L’association a déploré jeudi dans un communiqué que « certains ont  […] été arrêtés à nouveau à peine étaient-ils arrivés chez eux », et « D’autres ont été informés qu’ils étaient sur la liste des libérables, amenés à la porte de la prison, pour être ensuite ramenés à l’intérieur afin de se voir notifier de nouvelles poursuites ». Plus de 2000 opposants au coup d’Etat militaire ont déjà été libérés de leurs prisons en juin, parmi lesquels de journalistes réputés critiques à l’égard du régime militaire. La récente amnistie est la conséquence de fortes pressions de la communauté internationale sur la junte militaire afin d'entamer le dialogue avec ses opposants pros démocratie, presque neuf mois après son arrivée au pouvoir. Pour maintenir la pression, la semaine dernière, l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) avait décidé d’exclure le chef de la junte birmane Min Aung Hlaing de son prochain sommet prévu dans quelques jours, mettant en doute sa volonté d’apaiser ces troubles sanglants. L’initiative de l’Asean a été saluée jeudi par les Etats-Unis, par la voix de Derek Chollet, un conseiller du département d’Etat américain en tournée dans la région pour tenter de trouver de nouveaux moyens pour faire fléchir la junte militaire. Le balbutiement démocratique en Birmanie a été stoppé par le coup d’Etat militaire. Aujourd’hui,  l’ex-dirigeante civile et prix Nobel de la paix San Suu Kyi est poursuivie pour des motifs pouvant lui valoir une lourde condamnation.

Moussa S. Yowanga

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