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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis quelque temps, la commune et les arrondissements municipaux de N’Djaména s'activent pour le curage des caniveaux et la canalisation des eaux. Des fonds colossaux ont été dédiés pour ce projet, mais sans résultat probant. A la mairie centrale, les marchés pour la canalisation des eaux se disputent entre les cadres de la commune. C'est un business lucratif puisque lorsqu'un marché est accordé à un responsable, il n’y a aucun suivi des travaux digne de ce nom et personne ne demande ni rend des comptes. Mais le paradoxe se produit lorsqu'une grosse pluie s'abat jeudi 22 juillet sur la capitale tchadienne aux environs de 15h. Toutes les rues sont inondées et la circulation devient un véritable problème aux passagers à tel point qu'on ne distingue plus les routes goudronnées des rues ou ruelles de la capitale. Les eaux abondent presque dans les chambres dans certaines maisons. Impossible de rouler en voiture ou moto dans certains axes comme le goudron du lycée féminin qui mène vers le parc d'Abéché. N’Djaména, la vitrine de l'Afrique, comme aimait le dire le président défunt Idriss Deby Itno, n'est plus qu'un qualificatif inapproprié pour les habitants surtout en saison pluvieuse.

D'aucuns s'amusent à lui attribuer péjorativement le vocable de «latrine d'Afrique» en contradiction avec ce que pensent certains. De toutes les manières, vitrine ou latrine, les appellations n'ont pas à être politisées. Le citoyen lambda ne l'appelle qu'avec ce qui convient de l'appeler. Sur ce, nous n'avons pas besoin de polémiquer. Au vu de tous ces éléments, la réaction du Dr Guemona Djimet par rapport à la situation est tout à fait légitime. Guemona a vigoureusement dénoncé l'attitude des autorités municipales qui agissent, selon lui, « comme des médecins intervenant après que le patient soit dans le coma ». Selon toujours ses propos, « l'amateurisme des tchadiens c'est lorsqu'il commence à pleuvoir qu'on voit les spécialistes autoproclamés en urbanisme sur les réseaux sociaux avec des commentaires du genre, il fallait faire ça, on aurait dû faire telle chose natalité  des autorités pousse les habitants de la capitale à la détester. Pendant que les pauvres des quartiers périphériques peinent à rentrer chez eux, dormir sous un taudis, les mêmes autorités se trouvent dans l'opulence, dans des appartements « où on ne sent même pas qu'il pleut » comme se plaît à dire Mariam Achène, journaliste tchadienne. La commune de N’Djaména avec tous ses partenaires nationaux, doivent suivre les travaux de canalisation une fois que marché ait été attribué. La stabilité et le bien-être de la population en dépendent.

Adoum Casimir Adjbane, collaborateur spécial depuis N’Djaména

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