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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Réchauffement climatique, montée des eaux… sont des maux qui rongent l’Afrique et, contrairement à ce que l'on croit, ont un impact sur le développement. Selon le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), l’Afrique serait un continent vulnérable au changement climatique. Ce dernier a un impact sur le rendement agricole, la sécurité alimentaire, les ressources en eau et les services écosystémiques, selon Wikipédia. En Afrique, les personnes sous-alimentées ont augmenté de 45,6% depuis 2012 selon l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'Agriculture(FAO) et pour cause le réchauffement climatique qui entraîne la diminution des rendements agricoles. L'augmentation du niveau de la mer a atteint 5 mm par an dans plusieurs zones océaniques entourant le continent. Les pays comme le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Togo sont exposés aux affres de l'érosion côtière et la situation risque d'empirer avec le temps. Globalement, le continent n’est responsable que de 4% des émissions mondiales des gaz à effet de serre, mais selon le fonds pour les changements climatique en Afrique, les effets négatifs des bouleversements environnementaux ont déjà fait reculer son PIB de 1,4℅ environ (source : 10 décembre  2019, Tribune) : Pas de développement sans écologie, Jeune Afrique). Ceci révèle que contrairement à ce que l'on entend de la bouche des Africains comme quoi : l’Afrique n'est pas concernée par les questions écologiques du fait qu'elle est faiblement industrialisée est un non-sens. L'écologie ne serait donc pas une question de race comme on aime le faire croire mais un défi touchant toute la planète.

Mais l’Afrique agirait de façon intelligente si elle prenait en même temps des mesures pour pallier aux problèmes environnementaux existant et des mesures pour prévenir d'autres problèmes pouvant survenir dans le futur. Les conséquences du réchauffement climatique devraient être pour nous une preuve de l'urgence de la situation. Au nom de l'émergence, nous rasons nos forêts, tuons les arbres pour donner vie aux bitumes, nous délaissons nos campagnes pour migrer vers les grandes villes, nous abusons des moyens de transport qui sont source de pollution, nous avons recours à des méthodes peu respectueuses de l'environnement pour augmenter les rendements agricoles et d'élevage. Nous tuons la terre avec les pesticides et autres produits chimiques. Les barrages polluent nos cours d'eau ce qui impacte la qualité du poisson que nous mangeons. Nos cours d’eau sont asséchés, les animaux sauvages en voie de disparition, les insectes volatilisés. Or tout ce beau monde constitue un ensemble qui participe à la stabilité de l'écosystème. Notre retard de développement devrait être pour nous une opportunité de repenser notre mode de vie, opté pour une industrialisation plus verte. Au lieu de copier trait pour trait les avancées des pays émergents, nous devons faire le tri afin de ne pas commettre les mêmes erreurs qu'eux, surtout sur le plan environnemental. Pourrions-nous vivre sur une terre enflammée ?

Quand la terre prendra feu, quand nous serions tous malades, ou quand tout serait détruit, à quoi nous serviraient les grattes ciel, les moyens de transport dernier cris, les objets de décoration issus des bois de nos forêts, l'électricité et toutes ces choses au nom desquelles nous détruisons la nature ? Il est impératif que l’Afrique revienne à un mode de vie plus sain en optant pour le reboisement des forêts détruits et la préservation de ceux qui ont survécu à la cupidité de l'Homme, l’utilisation des énergies naturelles et renouvelables (solaire, éolienne…) au détriment du nucléaire, du charbon…Il faudrait également opter pour une agriculture sans pesticide et la promotion de la production et de la consommation alimentaire locale. Sans oublier de mettre en exergue une gestion des déchets efficace  en adhérant à l'objectif zéro déchet et Opter pour le recyclage et devenir minimaliste, former les ménages sur les enjeux écologiques. Pour finir, il faudrait  opter pour une diminution de la consommation des produits issus de l'élevage et travailler pour un élevage respectueux de l'environnement et réduire les importations agro-alimentaires et se nourrir de produits de saison, établir un modèle d'industrialisation vert, respectueux de l'environnement en mettant en place des actions fiables et durables pour lutter contre l'érosion côtière. Il y a bien évidemment une multitude d'apports de solutions à notre portée qui serait bénéfique pour la nature et pour nous. Chaque Africain se doit d'adopter les bons gestes pour la préservation de la nature.

Danhouan Debouto Fifonsi Océane Carine, Collaboratrice spéciale au Bénin

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