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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Au lendemain des sanctions infligées par la CEDEAO à la junte militaire au pouvoir au Mali, la France passe à la vitesse supérieure en faisant savoir via le ministère des Armées que Paris suspendait ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes. Selon le communiqué du ministère français des Armées, consulté ce jeudi 3 juin par l’AFP, dont RT France a fait écho dans sa publication d’hier soir, cette décision devrait  être réévaluée en fonction des réponses maliennes aux conditions françaises. La France s’appuie sur les délibérations de l’organisation sous régionale ouest-africaine pour justifier sa décision. «Des exigences et des lignes rouges ont été posées» par la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO) et l’Union africaine pour « clarifier le cadre de la transition politique au Mali », souligne le ministère des Armées, pour qui, « Il revient aux autorités maliennes d’y répondre rapidement ». Les autorités françaises se réservent le droit de réévaluer les décisions prises dans les jours à venir au regard des réponses qui seront fournies par les autorités maliennes. Selon toujours les termes dudit communiqué : « Dans l’attente de ces garanties, la France […] a décidé de suspendre, à titre conservatoire et temporaire, les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes ainsi que les missions nationales de conseil à leur profit ». En attendant, la force française au Mali continuera d’opérer seule. Cette décision ne surprend guère personne car Macron a eu des propos durs vis-à-vis des militaires maliens au lendemain de leur deuxième coup de force ayant conduit à la démission du président Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane, arrêtés avant d’être remis en liberté sous la pression régionale et internationale.

Les chefs d’Etat membres de la CEDEAO se sont réunis d’urgence à Accra pour se prononcer sur la situation malienne. Le Mali écope d’une suspension de toutes instances de la CEDEAO jusqu’au passage du témoin aux civils à la fin de la transition prévue en février 2022. Contrairement à ses propos tenus le 30 mai, selon lesquels, la France retirerait ses troupes du Mali si celui-ci allait « dans le sens »  d’un islamisme radical, c’est une décision à minima qui vient d’être prise par le ministère des Armées, une façon de mettre la pression sur l’homme fort du Mali. La France compte environ 5 100 militaires engagés dans les théâtres des opérations contre les djihadistes depuis 2012 avec l’opération Barkhane aux côtés d’autres troupes onusiennes. Malgré la présence massive des forces françaises et internationales, la situation demeure préoccupante et rien ne présage des lendemains meilleurs pour le peuple malien fatigué de ce conflit interminable. La présence des troupes françaises n’est pas remise en cause, seules les opérations sur le terrain se feront en solo, à en croire le ministère des Armées. La force Takuba initiée par la France compte parmi les activités suspendues pour l’instant. Composée d’unités de forces spéciales européennes sous l’égide de la France, celle-ci s’occupe du volet formation de l’armée malienne. Un responsable militaire malien a confirmé sous couvert de l’anonymat auprès de l’AFP que les autorités maliennes ont bel et bien été informées par la France du retrait de ses coopérants affectés au ministère de la Défense et de la suspension des opérations conjointes.

Moussa S.Yowanga

 

 

 

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