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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

       Gaya-Ple Seid, collaborateur spécial depuis Oslo(Norvège)  

De beaucoup des Etats africains, le Tchad est un de ceux qui, le plus souvent, défrayent la technique d'arme. Ce grand et beau pays d'Afrique centrale contrasté à plusieurs niveaux, son histoire politique contemporaine est tumultueuse et l'élément marquant de celle-ci est certes, la guerre dont les conséquences sont: le banditisme, les rébellions, les répressions, l'injustice et l'incorrection, les détournements des biens publics etc... Cela se produit dans le pays ! Quels sont les mobiles exacts de ce conflit qui troublent tant le Tchad depuis son indépendance à nos jours ?

Voilà, la seule question doit-être posée par tout tchadien et toute tchadienne, surtout les intellectuels tchadiens de tout bord de l'intérieur comme de l'extérieur! Je suis ni nordiste ni sudiste, je suis tout simplement citoyen tchadien...Nord-Sud est un débat archaïque de notre génération et je vous demande au nom du peuple tchadien, au nom de la population du Nord et du Sud d'arrêter avec ce débat, qui pas d'importance concrète pour résoudre ce conflit qui dure depuis l'indépendance. Pensons et analysons-nous autrement pour trouver une véritable solution au conflit, au troisième millénaire notre pays le Tchad doit beaucoup changer surtout en mentalité en écartant le nord-sud; mais non restaient toujours avec des idées aussi archaïques qui n'arrangent et arrangeront pas la population tchadienne ni du Nord ni du Sud. De 1960 à nos jours, la sphère politique tchadienne est marquée par la succession des régimes d'apprécions qui, par leurs pratiques dictatoriales ont engendré des soulèvement populaires et ont conduit ce grand et beau pays à une guerre civile. Cette situation de permanentes révoltes peut se justifier d'une part par l'immature politique de certains leaders et d'autres part, cette situation peut aussi s'expliquer par les jeux des détenteurs du Pouvoir.

Toute ethnie arrive au Pouvoir se croit intouchable et devient la  meilleure ethnie au Tchad, c'est un constat amère et réel du pays. Notre pensée ! « C'est une sagesse politique de veiller à ce qu'il y ait des ennemis afin que l'unité des membres reste efficace et que le groupe demeure conscient que son intérêt vital réside dans son unité nationale ».Malheureusement c'est souvent au sein de l'élite au Pouvoir que commencent les dissidences au Tchad. Des soulèvements s'ensuivent ! La violence devient le moyen de communication de l'élite au Pouvoir pour la protection des ses acquises. Alors on débouche sur des drames. C'est pourquoi, la souffrance du peuple tchadien dans cet imbroglio de nos hommes politiques reste une constance dans tout le temps de notre histoire. Ces politiciens et ces guérilleros perpétuent des répressions de plus en plus sauvages qui endeuillent le pays et ce faisaient affaiblit les forces du progrès vers un véritable développement du pays.

C’est pourquoi désormais pour certains tchadiens, le devenir politique du pays dépend de ce climat de révolte. Cependant, on ne peut construire un pays comme le Tchad, par des révoltes populaire en utilisant le Nord-Sud ou par des armes. La négociation avec les rebelles et une conférence tout à fait nationale avec toutes les couches sociales nous semble importantes pour trouver une solution. Le comportement perfide de ces politiciens et la loi de la jungle qui règne sur la scène politique ont perpétué depuis 1960 à nos jours une «  politicaillerie » notoire au Tchad. Certes, partant de ce conflit qui pousse les leaders à conquérir le Pouvoir par les armes ou par coup de magie, on parle des régimes politiques au Tchad en termes d'ethnie; mais non du Nord ou Sud. Ainsi, chaque groupe ethnique qui parvient au pouvoir se croit supérieur aux autres et tente d'établir sa domination par la violence. C'est pourquoi, actuellement, beaucoup de tchadiens ne sont pas fiers les uns des autres, mais cela n'est pas forcément du Nord-Sud. Cette situation trouble est entretenue par le pouvoir politique, cela peut aussi s'expliquer par le fait que: là où la rébellion a vécu règne toujours le désordres, la violence, l'injustice ( vis-versa)...Bref, une dictature ou un putschiste qui à son tour provoque des dissidences par conséquent un recommencement de la guerre.

Ainsi, il ne sert à rien de présenter les faits comme Nord-Sud tels qu'était évoqué ca et là par certains compatriotes sur les réseaux sociaux relatif au CMT, cela hante les esprits musulmans-chrétiens. Il nous faut trouver des portes de sortie ailleurs afin d'éviter une nouvelle tragédie qui serait sans doute une apocalypse pour certains tchadiens. Lorsqu'on se penche sur l'héritage de la politique coloniale au Tchad et que l'on cherche à définir les fondements de ce conflit qui dure plus de 60 ans, alors on se heurte à des difficultés considérables pour trouver un élan pour mieux sauter. Aujourd'hui, ce qui parait évident est que: les autorités politiciens tchadiennes hérité des colonisateurs une situation sociopolitique difficile à gérer dans ce grand pays le Tchad s'ajoute la méconnaissance en matière politique des hommes en tenue. Puisque la grande mission première d'un gouvernement dans un Etat comme le Tchad est de: découvrir le mode de vie en commune des citoyens tchadiens, maintenir la paix et l'unité nationale au moyen de l'éducation de manière à ce que chacun place l'intérêt général au-dessus de l'intérêt particulier. Or, ce sens ayant manqué aux hommes politiques tchadiens de la mouvance ou de l'opposition a eu comme effet: l'échec total de tous les régimes politiques dans leur mission, de premier Président N'Garta Tombalbaye à au maréchal Idriss Deby Itno, et commence avec le CMT. Oui, de l'indépendance à nos jours tous les hommes politiques ont eu ceci de commun, chacun cherche l'honneur, le plaisir, l'autosatisfaction à sa famille ou communauté, la richesse etc...

La détention d'un poste de responsabilité devient un bien familial ou clanique et cela était depuis l'indépendance que personne ne peut nier aujourd'hui. Dès qu'un leader accède au Pouvoir au Tchad, il se croit infaillible, invulnérable, la cupidité et l'injustice font passer le pouvoir d'une main à une autre, nous sommes dans cette situation aujourd'hui. Ne sont-elles pas là les vraies causes et raisons qui, du jour au lendemain font perdurer ce vieux conflit tchadien fratricide au lieu de l'oblitérer ? Depuis l'éclatement de ce conflit tchadien à ce jour assez d'encre a coulé dans les colonnes des journaux et les rayons des bibliothèques ne manquent de contenir des publications à ce sujet. Aujourd'hui, l'homme de la rue et l'auteur étranger ont une crue caricature de ce conflit et ont à l'esprit l'idée d'un affrontement Nord-Sud ou musulmans-chrétiens, mais loin s'en faut à la pensée. Le conflit tchadien n'est pas le problème nord-sud comme pensaient beaucoup de gens suite de la guerre sauvage de 1979-1980. La nouvelle génération est consciente de l'évolution de la politique au Tchad et elle agisse avec responsabilité et l'intelligence pour chercher à résoudre ce conflit une fois pour toute en ayant pas utilisé nord-sud. Il s'agit à noter avis d'un conflit entre les élites politiques qui manipulent ces données à des fins politiques. Nous leur disons « Damboula-hanakoum », la nouvelle génération a tout compris !

 

C’est pourquoi par cette réaction qui n'est juste qu'une contribution, sera que le champ politique afin de révéler au grand jour l'iceberg de ce vieux conflit tchadien. Ce qui n'était qu'une simple jacquerie suite aux exactions des autorités politiques a donné naissance à une des rébellions les plus longues du continent africain et qui, depuis des années éternise une guerre au Tchad. Pour conclure, dans l'Etat actuel des choses, ce qui importe pour décrypter ce conflit et plus un coup d'Etat, est la moralisation de la population tchadienne, car la morale est la vertu cardinale pour toute vie sociale paisible. Celle moralisation doit être fondée sur des maximes afin de rétablir la dignité humaine de l'homme tchadien brisée par des vicissitudes de la guerre. L'homme moral est celui qui sait agir pendant la guerre et selon les règles de préséances et aussi agit d'un homme responsable. Il faut que cette moralisation amène les citoyens tchadiens à une prise de conscience collective dans tous les domaines et surtout à propos desquelles se mêlent la division, quand on sait que le Tchad compte au moins de 60% de sa population est encore analphabète. La seconde étape de cette moralisation devait être forcément l'éducation qui n'a autre but que l'instruction de la population dans son ensemble. L'élimination définitive d'un conflit social et coup d'Etat est une simple question d'organisation politique intelligente des hommes d'un pays donné, exactement c'est bien le cas du conflit tchadien. « A chacun sa philosophie pour mieux comprend ». De passage depuis Oslo.

Gaya –Ple Seid/ Regards d’Africains de France

Gaya - Ple Seid

+4748127122

bitkine2002@yahoo.fr

 

 

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