Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Prenant part aux obsèques du Maréchal Idriss Deby, ce vendredi 23 avril à la place de la Nation de N’Djamena, le Président français Emmanuel Macron a pris la parole comme nombre de ses homologues africains pour rendre un vibrant hommage au chef de l’Etat tchadien mort le 19  avril des suites de ses blessures au combat. Il se savait très attendu surtout après les déclarations explicites du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian en faveur du Conseil militaire de transition qui a rapidement pris les rênes du pays peu après l’annonce du décès tragique du président tchadien. «Une transition politique s’ouvre à présent, conduite par le conseil militaire de transition. Il est important qu’elle puisse aboutir, à l’issue d’une durée limitée, à la mise en place d’un gouvernement civil et inclusif dans l’intérêt du pays et du peuple tchadien », a-t-il souligné. Et d’ajouter qu’ «En ces moments particulièrement difficiles, la France se tient aux côtés du peuple tchadien. Elle réitère son ferme attachement à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Tchad ».

Les autorités françaises n’ont pas hésité à reconnaître avant tout le monde la bande de généraux qui s’est accaparé du pouvoir en toute illégalité. Puisque la légitimité constitutionnelle échoit au président de l’Assemblée nationale, en l’absence par ordre de priorité du vice-président de l’exécutif ou du président de Sénat non encore pourvu.Arrivé à N’Djamena dans la soirée de jeudi 22 avril, le président français ainsi que les chefs d’Etat des quatre autres pays du G5 Sahel ont échangé avec le nouvel homme fort, Mahamat Idriss Deby,  avant le début de la cérémonie tôt vendredi matin. Les échanges ont porté naturellement sur la transition qui se met en place, selon la présidence française jointe par l’AFP.Dès l’entame de son discours de circonstance, Emmanuel Macron s’est adressé avant tout et directement à la dépouille du président Idriss Deby Itno : « Cher Président, cher Maréchal, cher Idriss […] vous avez vécu en soldat, vous êtes mort en soldat, les armes à la main ».

Comme pour témoigner son estime et son admiration pour le brave soldat qu’il était. Poursuivant son discours, le président français a laissé entendre que « La France ne laissera jamais personne, ni aujourd’hui, ni demain, remettre en cause la stabilité et l'intégrité du Tchad ». Une phrase qui aura du mal à passer au sein de la classe politique, la société civile et un pan entier des Tchadiens qui dénient une quelconque légitimité au Conseil militaire de transition. Mais conscient de la complexité des enjeux de ce pays et comme pour rééquilibrer son propos, Emmanuel Macron a ajouté : «La France sera également là pour faire vivre la promesse d'un Tchad apaisé », tout en appelant le Conseil Militaire de transition (CMT) dirigé par le jeune général Mahamat Idriss Deby, qui a promis des «élections libres et démocratiques dans 18 mois», à promouvoir la «stabilité, l'inclusion, le dialogue, la transition démocratique ».L’obstination de Paris à soutenir vaille que vaille un pouvoir clanique voire familial va alimenter sans nul doute le sentiment antifrançais de plus en plus grandissant au Tchad comme partout ailleurs en Afrique francophone. Il est à craindre que les jours à venir seront tumultueux pour le Tchad à moins que la raison et l’amour de la patrie l’emportent sur les intérêts partisans et égoïstes des uns et des autres.

Moussa S. Yowanga

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article