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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Il suffit, pour s'en convaincre, de parcourir les rues de N'Djamena, où la grande majorité des habitants semblent se désintéresser d'un scrutin « joué d'avance » et tentent péniblement de joindre les deux bouts, entre deux coupures d'électricité et d'eau parfois plusieurs jours d'affilée: la capitale est littéralement recouverte d'affiches à la gloire de « IDI », son parti et sa multitude de mouvements satellites, rivalisant par la taille extravagante de leurs panneaux. En revanche, il faut rouler de longues minutes pour apercevoir quelques affichettes de ses rivaux. Depuis plusieurs mois raconte l’Agence Belga ayant signé cette information pour le compte de la RTBF, le régime interdit systématiquement les « marches pacifiques pour l'alternance » que tentent d'organiser chaque samedi les partis d'opposition les plus virulents. Et la redoutable police anti-émeutes, le GMIP, disperse manu militari chaque début de rassemblement, lesquels n'attirent pas plus que quelques dizaines de convaincus ou téméraires. C’est dans ce que l’Agence Belga estime comme tant d’autres médias à travers le monde que le maréchal-président Idriss Déby Itno, au pouvoir sans partage depuis 30 ans au Tchad, briguerait ce dimanche un 6e mandat qui ne pourra lui échapper face à six candidats faisant bien pâle figure et après avoir écarté, parfois violemment, les rares ténors d'une opposition très divisée qui pouvaient lui faire un peu d'ombre.

Selon les deux médias Belges à savoir Belga et la RTBF, Human Rights Watch (HRW) a accusé jeudi 08 avril dernier les forces de sécurité de mener « une répression implacable ». Et début mars, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait regretté « le recours à la violence » contre l'opposition. Mais rien n'y fait, le maréchal Déby fait campagne principalement sur la « paix et la sécurité » dont il dit être l'artisan, dans son pays mais aussi dans une région tourmentée: le Tchad, enclavé entre la Libye, le Soudan, la Centrafrique entre autres, est un contributeur de poids à la guerre contre les djihadistes dans le Sahel, en projetant des troupes aguerries jusqu'au Mali et parfois au Nigeria. Il y a deux mois encore, 15 partis d'opposition regroupés dans une Alliance victoire propulsaient un « candidat unique » face à M. Déby, avant de voler en éclat. Ce sont finalement 17 prétendants qui se sont avancés pour défier le maréchal. Il faudrait rappeler que la Cour suprême avait invalidé sept candidatures. Puis trois candidats, dont le rival « historique »  Saleh Kebzabo, se sont retirés pour protester contre les violences et appellent au boycott du scrutin, mais la Cour a maintenu leurs noms sur les bulletins de vote qui affichent donc 10 candidats. Six seulement défieront donc le président: Félix Nialbé Romadoumngar, Albert Pahimi Padacké, Théophile Yombombe Madjitoloum, Baltazar Aladoum Djarma, Brice Mbaïmon Guedmbaye et, première femme candidate de l'histoire du Tchad, Lydie Beassemda.

Ahmat Zéïdane Bichara

Infos complémentaire : Les militaires en poste dans la province du Guéra ont voté depuis hier samedi 10 avril  au camp militaire de Gorouma, en présence du commandant de zone, du chef de centre d'instruction, des conseillers militaires et généraux. Le président de la CENI provinciale Hadje Albert était également présent. Le président du bureau de vote n°1 du camp militaire a tout d'abord orienté les électeurs qui se sont présentés avec leur carte. Ils ont tour à tour récupéré un bulletin de vote avant de se rendre dans l'isoloir. Le général Bourdani Abakar Kachab, commandant de zone n°3, est le premier officier à avoir voté. Il a été suivi de quelques hauts gradés(Sources collaboration spéciale).

 

 

 

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