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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cela semblerait incroyable que des telles pratiques puissent se passer dans le continent africain, malheureusement comme chaque pays possède souverainement ses lois, il faudrait pour l’instant observer comment cela pourrait être possible ! Signée ce dimanche 25 avril 2021  de notre confrère Paul Verdeau de la RTBF, l’information en question en provenance de l’Afrique du Sud, rappelle que dans ce pays de la Sous-région Afrique australe, les papiers d'identité ont longtemps reflété les heures sombres de l'histoire du pays. Créé pendant l'apartheid, le numéro d'identification national, composé de 13 chiffres, permettait entre autres de connaître la « race » de la personne concernée, blanche ou colored (non-blanche), afin de maintenir la ségrégation. Si désormais cette donnée n'est plus officiellement prise en compte dans le numéro, une autre persiste : le septième chiffre renseigne sur le genre de la personne. Entre 0 et 4, elle est assignée comme « féminine » ; entre 5 et 9, elle est assignée comme « masculine ».Une information qui n'est donc pas exacte pour les personnes non-binaires, c'est-à-dire qui ne s'identifient ni comme des hommes, ni comme des femmes, ou un peu des deux. Pour ces personnes, qui seraient au nombre de 530.000 en Afrique du Sud selon le site Quartz, les démarches sont donc compliquées. Le numéro d'identification sud-africain est très important : il permet de s'inscrire pour trouver du travail, ouvrir un compte en banque ou voter.Mais le gouvernement a semble-t-il été sensible aux arguments des militants pour la cause des personnes trans et non-binaires, puisqu'il sera désormais possible de ne pas faire figurer de nombre lié au genre sur les nouveaux papiers d'identité. « Le numéro d'identité va changer pour s'adapter à la communauté LGBTIQ », a confirmé Sihle Mthiyane, la directrice du département des affaires intérieures d'Afrique du Sud.

Selon toujours le journaliste de la RTBF Paul Verdeau, la principale piste évoquée consiste à remplacer le chiffre par un X. Mais plusieurs associations de défense des personnes LGBTQIA+ craignent que cela ne marginalise encore plus les personnes non-binaires. « Les personnes trans et aux genres différents de la norme font face à une marginalisation et une discrimination extrêmement forte, même de la part des autorités, explique Zoey Black, de l'association GDX, au site sud-africain Ground UpLa création d'un X pourrait perpétuer, si ce n'est accentuer, la position délicate des personnes trans et des communautés, et les exposer à un plus grand risque de discrimination et de violence ».Certains proposent plutôt de créer un code créé au hasard pour chaque personne. « La possibilité d'avoir des chiffres d'indentité randomisés, où le genre n'est pas codé, signifie que n'importe qui peut avoir un numéro d'identification neutre, sans se soucier d'être 'outé' [que son identité de genre soit révélée, ndlr] », explique Sibusiso Kheswa, directeur des programmes d'Iranti, à Ground Up.Quoi qu'il en soit, cette adaptation est une première en Afrique, même si d'autres pays du monde ont déjà adapté leur système d'identification pour inclure les personnes non-binaires, comme le Canada ou l'Allemagne, qui permettent d'afficher un genre neutre. De son côté, l'Afrique du Sud continue grâce à cette mesure d'aller vers plus d'inclusivité envers les communautés LGBTQIA+. Depuis 1997, le pays garantit la liberté d'orientation sexuelle, et a légalisé le mariage homosexuel en 2006.

La Rédaction

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