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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Organisée hier vendredi 19 mars 2021, la Conférence de presse de l’ancien chef de file de l’opposition tchadienne et Président fondateur de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau(UNDR) lui a permis de réitérer sa détermination ou sa volonté  de réclamer par toutes les voies pacifiques possibles l’alternance démocratique dans son pays le Tchad. Dans sa déclaration liminaire, monsieur Saleh Kebzabo, se comptant parmi les anciens farouches opposants au pouvoir en place dirigé par Idriss Deby Itno, eut présenté dès le commencement de son point de presse de ce vendredi 19 aux Journalistes et à tous ses invités conviés à cette rencontre politique, un pays traversant une période extrêmement difficile qui oblige tous les acteurs politiques majeurs à s’exprimer pour participer au débat et envisager ensemble des pistes de solutions. Saleh Kebzabo eut également présenté les raisons fondamentales pour lesquelles son parti politique l’UNDR avait décidé d’organiser cette rencontre. En effet , d’après le patron de l’UNDR la motivation essentielle de cette rencontre d’hier vendredi 19 mars est la prochaine élection présidentielle du 11 avril 2021 qu’ils ont très sérieusement préparé  au sein de leur parti politique pour l’emporter, parce qu’ils avaient la capacité et toutes les potentialités. Selon toujours l’opposant Saleh Kebzabo, ils avaient comme en 2016, mobilisé toutes leurs forces pour faire mordre la poussière à leur Challenger Idriss Déby Itno, mondialement connu comme le champion toutes catégories des fraudes électorales. Et il l’a démontré par ce cynique coup d’état électoral de triste mémoire au soir du 23 avril 2016. Selon le conférencier, c’est depuis le premier forum gouvernemental de mars 2018 qu’ils avaient commencé à douter de la sincérité, certes déjà émoussée du Président Déby et de son parti le MPS. Nul n’est besoin de revenir en détails sur les manipulations des institutions, la création de la IVème République, puis le maréchalat octroyé abusivement à Déby, pour comprendre la ferme volonté des tenants du régime de renforcer leur prise pour se perpétuer au pouvoir, comme ils le clament en toutes circonstances. Oui, après trente ans d’une gestion cahoteuse, prédatrice, odieuse, honteuse, approximative, calamiteuse et patrimoniale qui a entrainé le Tchad dans un gouffre sans fond, ne voilà-t-il pas que le même Déby rempile encore ? Ils ont cru, peut-être naïvement, que sa candidature était un canular. Mais non, c’est bel et bien lui qui est candidat : « je répète, c’est une candidature pour un mandat de trop », dénonce le président de l’UNDR Saleh Kebzabo.

Lors de sa conférence de presse, monsieur Saleh Kebzabo en tant que président fondateur de l’UNDR, eut également abordé des points essentiels relatifs à sa candidature à cette future élection présidentielle en expliquant aux journalistes nationaux et internationaux que : « En ce qui me concerne, nous avons assorti notre candidature de 12 conditions qui n’ont jamais été examinées ni par la CENI, ni par la Cour suprême et encore moins par le gouvernement que dirige le candidat, M. Idriss Déby Itno.C’est dans cette situation qu’est intervenue la tentative d’assassinat du candidat Yaya Dillo dont le domicile et le quartier ont été investis par une armada de guerre de la garde présidentielle. Malheureusement, le candidat Yaya Dillo y a perdu sa mère et un de ses enfants. La lecture de ce tragique évènement est claire : M. Idriss Déby Itno qui dirige le Tchad depuis 30 ans, ne lésinera sur rien pour conserver le pouvoir, y compris de tuer un candidat, fût-il un proche. Dans ces conditions, pouvons-nous encore parler d’une élection dans les règles de l’art ? Je crois que non ! Car le candidat Idriss Déby Itno a méticuleusement préparé cette élection pour entrer en campagne depuis novembre dernier, c’est-à-dire plus de quatre mois avant la campagne officielle fixée au 11 mars. A cet effet, tous les moyens de l’Etat, du monde économique, des religieux et de la chefferie coutumière ont été mobilisés, en violation des lois, pour se mettre à son service et soutenir sa candidature. Peut-on encore parler d’une élection transparente, sincère, loyale et inclusive ? Non, Non et Non !  Le 28 février, l’UNDR qui m’a investi a donc purement et simplement décidé de retirer ma candidature de cette compétition confisquée et dévoyée de ses objectifs. Il me revenait de le confirmer, ce que je fis par une lettre du 3 mars 2021 dûment déposée à la Cour suprême. A ma grande surprise et après réception de ma correspondance, la Cour suprême a publié la liste des candidats en y faisant figurer mon nom. Ce faisant, la plus haute juridiction de notre pays a commis une forfaiture aux conséquences politiques très graves. En effet, cet acte vient renforcer les soupçons qui pesaient déjà sur cette élection aux allures louches sur laquelle la Cour Suprême pèsera de tout son poids, y compris dans le contentieux qui en découlerait. Je ne m’attarderai donc guère sur les contours juridiques de cette affaire qui est traitée par mes Avocats, mais je me contenterai d’évoquer simplement le bon sens ».

Et ce n’est pas la fin de son point de presse, d’autant plus qu’en poursuivant dans le même élan sa déclaration , l'Opposant Kebzabo toujours dressé contre la majorité présidentielle réunie autour du Mouvement Patriotique du Salut et d'une centaine des partis alliés, s’est posé plusieurs questions très précises visant alternativement la CENI et la HAMA .Ainsi disait-il : « Pourquoi la Cour suprême a-t-elle violé le Code électoral en précipitant la publication des noms des candidats retenus ? Pourquoi la CENI s’est-elle soumise à cette décision inique de la Cour suprême pour imprimer des bulletins de vote qui sont faux ? Et pourquoi la HAMA par contre, dans la répartition du temps d’antenne de campagne, a-t-elle retenu les 7 candidats effectivement candidats ? Je proclame haut et fort que je ne suis pas candidat à cette élection-bidon. C’est pour cela que l’UNDR est en campagne et sillonne le pays pour expliquer à ses militants et à la population cette ineptie grave créée par la Cour suprême qui poursuit contre son candidat un objectif inavoué. Au-delà, nous menons une campagne de boycott en demandant à la population de ne pas participer à ce simulacre qui ne mérite aucune considération. Le boycott peut être passif ou actif, selon la volonté des électeurs. Dans tous les cas, nous demanderons aux électeurs, à la fin de la campagne électorale, d’avoir un comportement digne, militant et responsable. Enfin, m’adressant à ceux des candidats encore en lice aux côtés d’Idriss Déby Itno, ils savent pertinemment qu’ils ne font que de l’accompagnement. Je les invite à prendre la décision qui s’impose et de se retirer au plus vite de ce cirque électoral. Au nom de la démocratie et des valeurs que nous défendons pour un pays réellement libre pris en otage par les ennemis d’un Tchad indépendant, je les enjoins à garder leur dignité et leur honneur et de quitter cette scène pendant qu’il est encore temps ».

En conclusion, le Président de l’UNDR Saleh Kebzabo eut avoué devant ses invités et surtout face aux Journalistes de la presse nationale et internationale qu’il a peur pour  l’avenir immédiat de leur  pays, car pour la première fois, ils allaient à une élection difficile chargée de menaces en tous genres. Et c’est dans ce sens que Kebzabo lance un appel au Président Idriss Déby Itno de prendre la juste mesure de la situation et de rester à l’écoute du peuple tchadien. Car le patron de l’UNDR considère sans langue de bois en parlant du président Idriss Deby Itno : « Celui-ci a soif du changement et l’exprime de plus en plus bruyamment et sans violence. Oui, trente ans, ça suffit ! Trente ans, c’est l’âge de ces jeunes qui errent dans les rues à la recherche d’une pitance incertaine, au jour le jour, désespérée d’être abandonnée à son triste sort par un pouvoir qui a par ailleurs généré des milliardaires insolents. Oui, Président Idriss Déby Itno, vous-même père d’une nombreuse progéniture, levez la tête et regardez ces enfants, nombreux, très nombreux et de plus en plus nombreux qui réclament leurs droits d’exister et de vivre décemment, comme les jeunes du monde entier. Cassez donc ce rempart de vos serviteurs zélés, écoutez ces jeunes et agissez, prenez la seule décision qui compte et qui préservera la paix dans notre pays, prenez le temps d’organiser une vraie élection équitable sous votre autorité et passez pacifiquement les commandes du pays à votre compatriote qui sera, pour une fois dans notre histoire, démocratiquement élu. En attendant, nos enfants sont déjà dans les rues et ils nous invitent à les rejoindre demain 20 mars 2021, partout au Tchad. Nous répondrons à leur appel et nous serons à leurs côtés. Je les invite solennellement à faire preuve de responsabilité et de marcher très pacifiquement. Demain, les jeunes ne commettront aucune violence et j’invite de même les forces de l’ordre à ne se livrer à aucune violence. Policiers et Gendarmes de service doivent encadrer les marcheurs pour leur sécurité, veiller à ce que l’ordre soit assuré et fraterniser avec tous les marcheurs qui marchent pour exiger les droits qui sont aussi les leurs car nous connaissons leurs souffrances et leurs malheurs. Je vous remercie ».

La Rédaction

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